CRITIQUE DVD: L’ETRANGERE

Le 7 décembre chez Wildside Video sort le DVD du film « l’Etrangère » qui rafla de nombreux prix cette année.

LE FILM:

Pour protéger son fils de son mari violent, Umay, une jeune femme turque d’origine allemande, quitte Istanbul et retourne vivre dans sa famille à Berlin. Mais les membres de sa famille, prisonniers des valeurs de leur communauté, ne l’accueillent pas comme elle l’espérait. Umay est obligée de fuir à nouveau pour épargner aux siens le déshonneur.

Alors que l’air de la révolte souffle dans de nombreux pays, le film est un cri poussé contre les violences trop souvent faites aux femmes et plus particulièrement contre les crimes d’honneur. Tourné dans un souci de réalisme, ce premier film d’une actrice autrichienne, Feo Aladag, tout en sobriété et retenue vous nouera les tripes comme rarement. Loin d’être anodine, la razzia opérée par le film dans la plupart des festivals où il est passé (Tribeca, Montreal, Marrakeck…) récompense fort justement une mise en scène pleine de pudeur et une interprétation formidable à tous les niveaux. Le casting, composé de débutants (les jeunes enfants) ou de professionnels aguerris (les parents d’Umay) autour de la bouleversante Sibel Kellili (ancienne actrice X) livre une prestation d’une qualité rare. Voilà un film que vous n’oublierez pas de sitôt!

RAS concernant la qualité du DVD! C’est parfait!

LES BONUS:

Outre les bandes annonces d’usage, on trouve une sélection de 7 scènes coupées très intéressante dont une entre le père et le plus jeune fils qui illustre bien les rapports  entre les deux. On trouve enfin une courte mais pertinente interview de l’actrice et de la réalisatrice qui parle entre autres de l’originalité de son casting.

VERDICT:

 Un film extrêmement dur mais fort et bouleversant à voir absolument!

CRITIQUE: BRONSON (2009)

 

Bronson

1974, Angleterre, Michael Peterson, 19 ans ne rêve que de célébrité. Sans véritable talent, il se lance dans le braquage qui le conduit en prison. Ayant peut-être trouvé sa voie, il multiplie les actes de violence jusqu’à ce qu’il devienne le prisonnier le plus dangereux d’Angleterre. A son actif, déjà 34 ans de prison dont 30 en isolement…

Juste après la trilogie « Pusher » et un an avant « Valhalla Rising, le guerrier silencieux » (qui ne m’a d’ailleurs pas emballé!), le jeune cinéaste danois Nicolas Winding Refn s’empare de ce personnage hallucinant avec un style kubrickien très prononcé tant le film nous fait penser à « Orange mécanique » (il y a pire comme référence!). Petersen, tellement motivé par la célébrité au point de se choisir un nom de scène, Charles Bronson, semble être le jeune frère d’Alex DeLarge, avec le même goût pour l’ultra-violence. L’usage d’airs d’opéra dans la bande originale rajoute à cette gemellité entre les deux films. Niveau mise en scène, Winding Refn démontre à nouveau un talent hors du commun tant chaque plan est toujours plus inventif. Enfin, on ne peut que souligner la prestation impressionnante de Tom Hardy qu’on a depuis vu dans « Inception ».

Un film coup de poing à découvrir avant la sortie de « drive » prix de la mise en scène à Cannes.