CRITIQUE: THE CALL

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Une adolescente est kidnappée par un tueur en série. Pour la sauver, une opératrice d’un centre d’appel d’urgences va affronter ses propres peurs liées à une tragédie de son passé. Leur seul lien : un téléphone portable. Une course contre la montre commence… Chaque appel pourrait bien être le dernier.

The Call est un vrai cas d’école qui pose et répond à la question: comment foirer complètement en 30 minutes un film qui tenait largement ses promesses dans sa première heure?

Alors que le film était promis à Joel « la Bouse » Schumacher, le projet parvient finalement au réalisateur de l’excellent The Machinist, Brad Anderson. A priori, le spectateur ne perd pas au change!

La première heure de ce thriller nous le confirme, partant d’un postulat assez original. L’héroïne est opératrice d’un centre d’appel du 911 et se retrouve avec la victime d’un kidnappeur au bout du fil. Menée avec beaucoup d’efficacité, cette partie est vraiment haletante d’autant que la jolie Halle Berry ne peut pas faire grand chose à part rassurer la victime et faire marcher son ciboulot pour faciliter le repérage de la jeune fille. Et puis patatras, ce qui devait arriver arriva: au bout d’une heure, le personnage incarné par Halle Berry quitte sa place, part à la recherche du maniaque et le film tombe dans le ridicule vu et revu maintes fois dans ce type de film. Et en guise de conclusion, un final bien réac, à l’Américaine quoi!

NOTE: 4/10

CRITIQUE: SOUS SURVEILLANCE

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En 1969, un groupe de militants radicaux appelés Weather Underground revendique une vague d’attentats aux Etats-Unis pour protester contre la guerre du Vietnam.
La plupart de ses membres furent emprisonnés, mais quelques-uns disparurent sans laisser de trace… Jusqu’à aujourd’hui.
L’arrestation de Sharon Solarz, l’une des activistes, remet cette affaire sur le devant de la scène, au point d’attiser la curiosité du jeune et ambitieux reporter Ben Schulberg. Jouant de ses relations au FBI, il rassemble petit à petit les pièces du puzzle, le menant jusqu’à Jim Grant, un avocat apparemment sans histoires… Lorsque celui-ci disparait brusquement, le journaliste se lance sur sa piste, déterminé à le retrouver avant le FBI.

En choisissant un sujet qui le toucha d’assez près dans sa jeunesse, Robert Redford, clairement étiqueté « artiste de gauche » a voulu revenir à un genre assez couru dans les années 70, le thriller politique façon « les Hommes du Président ». Ambition louable certes mais à l’image du célèbre acteur roux tentant de semer le FBI en courant en forêt, le film manque un peu de souffle. L’ensemble se suit assez agréablement; toutefois,  si le petit journaliste aux cheveux gras mouillés (interprété par Shia LaBeouf) qui fait la nique au FBI en ayant sans cesse un coup d’avance fonctionnait très bien il y a 40 ans, ça paraît de nos jours légèrement « capillotracté »! Quant à l’intrigue, elle se déroule à un rythme de sénateur et aurait pu emprunter sans problèmes quelques raccourcis même si le choix du sujet est assez pertinent.

Néanmoins, ce retour au « cinéma de Papa » a un petit côté vintage assez séduisant tout comme le casting de vieilles gloires qui nous permet de retrouver des acteurs comme Julie Christie, Susan Sarandon, Richard Jenkins, Nick Nolte, Sam Elliott ou Chris Cooper.

NOTE: 5.5/10