Critique Bluray: Nymphomaniac Volumes 1&2

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  • Réalisé par :
    Lars Von Trier
  • Avec :
    Charlotte Gainsbourg, Stellan Skarsgard, Stacy Martin …
  • Durée :
    1h57min + 2h04
  • Pays de production :
     Danemark
  • Année de production :  2013
  • Titre original : The Nymphomaniac
  • Distributeur :
    Les films du Losange

LE FILM: 8/10

NYMPHOMANIAC est la folle et poétique histoire du parcours érotique d’une femme, de sa naissance jusqu’à l’âge de 50 ans, racontée par le personnage principal, Joe, qui s’est auto-diagnostiquée nymphomane. Par une froide soirée d’hiver, le vieux et charmant célibataire Seligman découvre Joe dans une ruelle, rouée de coups. Après l’avoir ramenée chez lui, il soigne ses blessures et l’interroge sur sa vie.

Seligman écoute intensément Joe lui raconter en huit chapitres successifs le récit de sa vie aux multiples ramifications et facettes, riche en associations et en incidents de parcours.

En découpant son film en deux parties, Lars Von Trier parvient, sur la même histoire, à nous proposer deux films vraiment différent. Si le volume 1 est assez léger et drôle, à l’image de la sexualité de Joe, assez festive et gaie, le volume 2 est plus cru, plus violent et dérangeant et complètement désenchanté, à l’image de l’héroïne qui cherche désespérément à retrouver le plaisir. Avec ces deux films, Von Trier confirme qu’il est un grand malade mais semble s’amuser à nous proposer cette réflexion sur le désir et la sexualité. La version proposée ici est la version censurée; il existe une version longue de 5h30 qui devrait être disponible en vidéo en octobre mais il n’est pas sûr que les scènes de sexe plus longues et explicites donnent plus de force à un propos déjà convaincant.

TECHNIQUE: 8/10

Une très belle copie volontairement granuleuse mais très bien définie!

BONUS: 8/10

On retrouve près d’une heure d’entretiens avec Stacy Martin, Charlotte Gainsbourg, Shia LaBeouf et Stellan Skarsgård.

VERDICT: 8/10

Une belle édition pour un film choc à ne pas mettre entre toutes les mains!

Disponible en DVD (14.99 euros chaque volume) et en bluray (24.99 euros) dès le 3 juin




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CRITIQUE: SOUS SURVEILLANCE

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En 1969, un groupe de militants radicaux appelés Weather Underground revendique une vague d’attentats aux Etats-Unis pour protester contre la guerre du Vietnam.
La plupart de ses membres furent emprisonnés, mais quelques-uns disparurent sans laisser de trace… Jusqu’à aujourd’hui.
L’arrestation de Sharon Solarz, l’une des activistes, remet cette affaire sur le devant de la scène, au point d’attiser la curiosité du jeune et ambitieux reporter Ben Schulberg. Jouant de ses relations au FBI, il rassemble petit à petit les pièces du puzzle, le menant jusqu’à Jim Grant, un avocat apparemment sans histoires… Lorsque celui-ci disparait brusquement, le journaliste se lance sur sa piste, déterminé à le retrouver avant le FBI.

En choisissant un sujet qui le toucha d’assez près dans sa jeunesse, Robert Redford, clairement étiqueté « artiste de gauche » a voulu revenir à un genre assez couru dans les années 70, le thriller politique façon « les Hommes du Président ». Ambition louable certes mais à l’image du célèbre acteur roux tentant de semer le FBI en courant en forêt, le film manque un peu de souffle. L’ensemble se suit assez agréablement; toutefois,  si le petit journaliste aux cheveux gras mouillés (interprété par Shia LaBeouf) qui fait la nique au FBI en ayant sans cesse un coup d’avance fonctionnait très bien il y a 40 ans, ça paraît de nos jours légèrement « capillotracté »! Quant à l’intrigue, elle se déroule à un rythme de sénateur et aurait pu emprunter sans problèmes quelques raccourcis même si le choix du sujet est assez pertinent.

Néanmoins, ce retour au « cinéma de Papa » a un petit côté vintage assez séduisant tout comme le casting de vieilles gloires qui nous permet de retrouver des acteurs comme Julie Christie, Susan Sarandon, Richard Jenkins, Nick Nolte, Sam Elliott ou Chris Cooper.

NOTE: 5.5/10

 

CRITIQUE BLU-RAY: DES HOMMES SANS LOI

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LE FILM: 7/10

1931. Au cœur de l’Amérique en pleine Prohibition, dans le comté de Franklin en Virginie, état célèbre pour sa production d’alcool de contrebande, les trois frères Bondurant sont des trafiquants notoires : Jack, le plus jeune, ambitieux et impulsif, veut transformer la petite affaire familiale en trafic d’envergure. Il rêve de beaux costumes, d’armes, et espère impressionner la sublime Bertha… Howard, le cadet, est le bagarreur de la famille. Loyal, son bon sens se dissout régulièrement dans l’alcool qu’il ne sait pas refuser… Forrest, l’aîné, fait figure de chef et reste déterminé à protéger sa famille des nouvelles règles qu’impose un nouveau monde économique. Lorsque Maggie débarque fuyant Chicago, il la prend aussi sous sa protection. Seuls contre une police corrompue, une justice arbitraire et des gangsters rivaux, les trois frères écrivent leur légende : une lutte pour rester sur leur propre chemin, au cours de la première grande ruée vers l’or du crime…

Après les excellents The Proposition et La Route, l’Australien John Hillcoat revient avec Des Hommes sans loi, un film de gangsters présenté en compétition au dernier Festival de Cannes. La grande originalité, au contraire de la plupart des films de ce genre, est d’avoir situé l’action en pleine prohibition, non au coeur d’une grande ville comme Chicago, mais en pleine Virginie, chez des trafiquants un peu bouseux, les Bondurant! Avec une mise en scène très classique, Hillcoat nous dresse le portrait d’une fratrie de trois éléments bien différents! Porté par un casting absolument énorme composé de Tom Hardy, un surprenant Shia LaBeouf, Jessica Chastain, Mia Wasikowska, Gary Oldman et Guy Pearce et une BO épatante de Nick Cave (également scénariste!), le film de Hillcoat aurait pu tutoyer les sommets s’il n’avait pas autant basculé dans l’outrance, notamment concernant le personnage du flic incarné par Guy Pearce, au comportement un peu too much!

Un bon film de gangsters à déconseiller toutefois aux âmes sensibles tant les scènes ultra-violentes sont légion!

TECHNIQUE: 9/10

Une image au très beau piqué et un son 5.1 excellent sur les deux versions!

BONUS: 8/10

Outre les bandes-annonces d’usage, on trouve un commentaire audio du réalisateur sous-titré, un passionnant making-of (22 mins), plusieurs interviews dont une du romancier descendant des héros de l’histoire et un retour sur les lieux de l’action!

VERDICT: 8/10

Un blu-ray irréprochable pour un excellent film de gangsters!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) dès le 16 janvier chez Metropolitan

 


CRITIQUE: PARANOIAK (2007)

Belle petite réussite que ce quasi-remake de « fenêtre sur cour ».

Kale, jeune garçon de 17 ans, traumatisé par la mort accidentelle de son père, accumule les petits délits et finit cloîtré chez lui, la cheville équipée d’un bracelet électronique. Il n’a alors pour seule occupation qu’observer ses voisins avec des jumelles. Il commence alors à avoir des doutes sur un de ses voisins qu’il soupçonne d’être le serial killer activement recherché par la police. Avec l’aide de son meilleur ami et de sa nouvelle jeune voisine, il va mener l’enquête…

Après une première partie nous faisant croire au « teen movie » classique, avec l’ado accro de jeux vidéos qui reluque sa jolie voisine accompagné de son débile de copain, la deuxième partie qui voit l’enquête commencer à aboutir, nous fait basculer dans le thriller pur jus! Et de plutôt belle manière: on se surprend à frissonner quelques fois. L’interprétation de Shia LaBeouf (ne me demandez pas comment ça se prononce), Karim Benzema avec des cheveux, est parfaite et la mise en scène plus que correcte. Dommage que la fin sombre un peu dans le grand-guignol mais le film reste bien au-dessus de la moyenne des sorties du genre!

CRITIQUE: INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL (2008)

Affiche américaine. Paramount Pictures

J’ai dû voir les trois premiers volets au moins dix fois chacun et j’en suis complètement dingue. Aucun n’est moins bon qu’un autre à mon humble avis, même s’ils sont bien différents. Dieu sait combien mon excitation était grande à l’idée de découvrir la suite des aventures d’un des plus grands, si ce n’est LE plus grand héros du cinéma. L’ayant manqué en salle, je me suis donc rué sur le dvd. Et bien, et sachez comme ça me coûte de dire ça, c’est complètement raté!

Jones reprend du service pour retrouver un crâne de cristal que les Russes lui disputent. Dans sa quête, il se retrouve flanqué d’un jeune qui se prend pour Brando dans « Sur les quais » (la nouvelle coqueluche Shia LaBeouf) et qui, divine surprise, se trouve être son fils, Henri Jones III. Pour les accompagner, on retrouve également Marion Ravenwood, sa chérie du premier volet, qui est donc la mère du petit Jones, ainsi qu’un professeur foldingue interprété par John Hurt. Ils sont confrontés à une méchante Russe, alias Cate Blanchett (ridicule avec son accent et sa perruque brune!) et leur quête les mène à retrouver Roswell et ses frères réfugiés dans un temple maya.

Mais pourquoi un tel carnage? Il y a bien quelques scènes d’action bien ficelées et on sent tout de même la patte d’un des meilleurs réalisateurs de tous les temps. Mais les points négatifs sont trop nombreux. Tout d’abord, les personnages qui entourent Indy sont tous plus énervants les uns que les autres. Le scénario est complètement foutraque, on ne croit pas un seul instant à cette histoire d’extraterrestres et on se demande si Spielberg ne nous ressert pas son histoire de famille, juste pour en faire un film personnel. Même si les autres volets étaient teintés de surnaturel, on y croyait, et on révait. Ici, c’est trop! A la fin on se croirait dans X-Files.

Sur la forme, Spielberg a peut-être trouvé un nouveau joujou avec les effets numériques mais trop c’est trop! On en trouve à chaque plan! Elle est loin la boule en carton pâte qui coursait Indy dans la première scène des Aventuriers de l’Arche perdue!

En conclusion, Indiana Jones n’est pour moi qu’une trilogie et le restera sans doute à jamais. Indy, maintenant prends ta retraite, fais-moi plaisir!