Critique Dvd: About Ray

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Réalisation Gaby Dellal
Scénario Gaby Dellal
Nikole Beckwith
Acteurs principaux
Sociétés de production Big Beach Films
InFilm Productions
IM Global
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée h 27

LE FILM:

3.5

Ray, jeune adolescente transgenre, souhaite devenir un homme. Accompagnée de sa mère et de sa grand-mère, Ray va devoir faire accepter à sa famille cette transition afin qu’elle puisse s’épanouir. C’est un chemin semé d’embûches pour cette famille dont le père n’a jamais été fort présent. Ainsi chacun tentera de s’opposer à la réalité, ne l’acceptant pas avant de finalement comprendre qu’il faudra se serrer les coudes pour passer ensemble cette épreuve.

Dans la jungle des DTV, ces films qui ne voient jamais les salles obscures pour débarquer directement chez les fans de ciné à la maison, « About Ray » est plutôt une bonne surprise. Si le film ne restera pas comme un monument, il faut lui donner sa chance à double titre. Son sujet, tout d’abord, est assez fort et d’actualité pour qu’une oeuvre en parle et suscite la réflexion. Quand un enfant souffre de n’être pas né dans le bon corps, on peut se demander, comme le personnage de Naomi Watts, si accéder à ses désirs de transformation fait de nous « la pire des mères ou la meilleure ». Outre ce sujet puissant, le film vaut le détour pour ses trois générations d’actrices, toutes parfaites: Susan Sarandon en grand-mère homosexuelle, Naomi Watts dans le rôle de la mère, dépassée par les événements et ses erreurs passées et bien sûr l’enfant transgenre, Elle Fanning, bouleversante de vérité.

TECHNIQUE:

4

Impeccable pour le support!

BONUS:

Aucun bonus sur cette édition!

VERDICT:

3.5

Un DTV à voir pour le sujet et ses actrices!

Disponible en DVD (14.99 euros) chez M6 VIDEO

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CRITIQUE: SOUS SURVEILLANCE

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En 1969, un groupe de militants radicaux appelés Weather Underground revendique une vague d’attentats aux Etats-Unis pour protester contre la guerre du Vietnam.
La plupart de ses membres furent emprisonnés, mais quelques-uns disparurent sans laisser de trace… Jusqu’à aujourd’hui.
L’arrestation de Sharon Solarz, l’une des activistes, remet cette affaire sur le devant de la scène, au point d’attiser la curiosité du jeune et ambitieux reporter Ben Schulberg. Jouant de ses relations au FBI, il rassemble petit à petit les pièces du puzzle, le menant jusqu’à Jim Grant, un avocat apparemment sans histoires… Lorsque celui-ci disparait brusquement, le journaliste se lance sur sa piste, déterminé à le retrouver avant le FBI.

En choisissant un sujet qui le toucha d’assez près dans sa jeunesse, Robert Redford, clairement étiqueté « artiste de gauche » a voulu revenir à un genre assez couru dans les années 70, le thriller politique façon « les Hommes du Président ». Ambition louable certes mais à l’image du célèbre acteur roux tentant de semer le FBI en courant en forêt, le film manque un peu de souffle. L’ensemble se suit assez agréablement; toutefois,  si le petit journaliste aux cheveux gras mouillés (interprété par Shia LaBeouf) qui fait la nique au FBI en ayant sans cesse un coup d’avance fonctionnait très bien il y a 40 ans, ça paraît de nos jours légèrement « capillotracté »! Quant à l’intrigue, elle se déroule à un rythme de sénateur et aurait pu emprunter sans problèmes quelques raccourcis même si le choix du sujet est assez pertinent.

Néanmoins, ce retour au « cinéma de Papa » a un petit côté vintage assez séduisant tout comme le casting de vieilles gloires qui nous permet de retrouver des acteurs comme Julie Christie, Susan Sarandon, Richard Jenkins, Nick Nolte, Sam Elliott ou Chris Cooper.

NOTE: 5.5/10