L’HORLOGER DE SAINT PAUL (1974)

Michel Descombes est un paisible horloger lyonnais. Sa vie va se trouver bouleversée le jour où la police l’informe que son fils a tué un homme. Il va alors tenter de comprendre ce qui s’est passé et d’apprendre à connaître son fils dont il ne sait pas grand chose…

Premier film de Bertrand Tavernier, l' »horloger de St Paul » est adapté d’un roman de Georges Simenon. Sous des allures de film policier, il s’agit plutôt d’un drame familial avec ce père qui se rend compte qu’il ne connaît rien de son fils et d’un film engagé qui met en lumière les carences de notre société. La scène la plus symbolique et la plus forte est pour moi le transfèrement du fils par avion, accompagné par le père. Personne à bord de l’appareil ne s’adresse la parole et l’on peut lire toute l’incompréhension du père dans son regard. Noiret est comme toujours parfait et Jean Rochefort lui donne la réplique dans le rôle du Commissaire chargé de l’enquête. Dès son premier film, Tavernier trouve déjà son style caractéristique: des films classiques sur la forme mais qui offrent de multiples pistes de réflexion.

AVANT-PREMIERE LA PRINCESSE DE MONTPENSIER (2010)

Lundi soir à Bordeaux avait lieu l’avant-première du nouveau film de Bertrand Tavernier « la Princesse de Montpensier » en présence du réalisateur et de ses comédiens, Mélanie Thierry et Gaspard Ulliel.

France, 1562, la guerre fait rage entre les Huguenots et les catholiques. La jeune Marie de Mézières aime le duc de Guise depuis son plus jeune âge mais un mariage est conclu pour elle avec le Prince de Montpensier. Appelé au combat, Montpensier laisse sa jeune épouse sous la garde de Chabannes, qui sera son précepteur, mais qui en tombera également amoureux. Un nouveau prétendant entre dans la ronde en la personne du duc d’Anjou, alors que Marie essaie d’oublier Guise…

Tavernier revient au film historique en adaptant une nouvelle de Madame de Lafayette. Il s’entoure de la fine fleur du jeune cinéma français avec Mélanie Thierry, insoumise Marie de Montpensier, Gaspard Ulliel dans le rôle du sauvage duc de Guise, Grégoire Leprince-Ringuet dans le rôle du possessif Montpensier, Lambert Wilson dans le rôle du loyal Chabannes et la révélation Raphaël Personnaz dans le rôle du duc d’Anjou. Il nous offre un vrai film classique français avec son lot de batailles (un peu cheap parfois!), de duels, de complots… La critique ne fut pas tendre avec le film lors de sa présentation à Cannes, c’est pourtant un excellent cru et c’est ce que j’appelle du Cinéma avec un grand C: casting parfait, mise en scène sobre mais élégante, magnifique BO de Philippe Sarde et dialogues excellents. 2 heures 20 de pur plaisir! Merci Monsieur Tavernier!