Critique Bluray: Magic in the Moonlight

712uVwpsN1L._SL1500_

LE FILM:

4.5

 

Le prestidigitateur chinois Wei Ling Soo est le plus célèbre magicien de son époque, mais rares sont ceux à savoir qu’il s’agit en réalité du nom de scène de Stanley Crawford : cet Anglais arrogant et grognon ne supporte pas les soi-disant médiums qui prétendent prédire l’avenir. Se laissant convaincre par son fidèle ami Howard Burkan, Stanley se rend chez les Catledge qui possèdent une somptueuse propriété sur la Côte d’Azur et se fait passer pour un homme d’affaires, du nom de Stanley Taplinger, dans le but de démasquer la jeune et ravissante Sophie Baker, une prétendue médium, qui y séjourne avec sa mère.

Pour la 46ème fois, les lettres blanches sur fond noir s’affichent sur un air de jazz des années 20. Une fois de plus Woody Allen nous parle d’amour comme dans toute son oeuvre mais aussi de magie comme dans Alice, Scoop ou le sortilège du Scorpion de Jade et pourtant ce n’est jamais le même film qu’il nous offre!

S’il ne joue pas dans celui-ci, le personnage incarné par Colin Firth lui ressemble étrangement dans son cynisme et sa manière de décourager toute tentative de positiver ou d’espérer de ses congénères. Puis, devant les dons de Sophie (pétillante Emma Stone), on le prend à douter puis même prier le Bon Dieu à notre grande surprise, le Maître Allen ne nous ayant pas habitué à ce genre de faiblesses. Mais ce cynisme allenien n’a pas disparu pour autant et prouve que le cinéaste n’a rien perdu de sa verve et de sa patte. Magnifiquement photographié par Darius Khondji, drôle, léger, ce Magic in the Moonlight est bel et bien magique et l’un des meilleurs Woody depuis très longtemps!

TECHNIQUE:

5

 

Un écrin pour la magnifique photo de Darius Khondji! Somptueux!

BONUS:

Aucun bonus comme toujours avec Woody Allen! Quel dommage…

VERDICT:

4.5

 

Un grand cru allenien! A ne pas manquer!

Disponible en DVD (19.9.9 euros) et bluray (24.99 euros) chez FranceTV Distribution/TF1 Vidéo dès le 1er avril


Critique: Birdman

511837.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

  • Date de sortie :
    25 février 2015
  • Réalisé par :
    Alejandro Gonzalez Inarritu
  • Avec :
    Michael KeatonZach GalifianakisEdward Norton
  • Durée :
    1h59min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Birdman or (The Unexpected Virtue of Ignorance)
  • Distributeur :
    20th Century Fox

À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego…
S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir…

Quatre ans après un très décevant Biutiful, on attendait beaucoup de ce Birdman, qui plus est après son passage réussi aux derniers Oscars (meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario). Si l’on est loin du ratage Biutiful, force est de reconnaître que l’on reste un peu sur notre faim. Sur la forme, le résultat est remarquable! Grâce à un astucieux montage, Inarritu enchaîne les plans séquences vertigineux pour nous faire croire à un plan séquence unique. Cela donne une impression assez folle de direct et un rythme parfois presque épuisant. Autre satisfaction, le jeu des acteurs, tous éblouissants, Michael Keaton en tête, choix pertinent et même troublant tant son destin et celui de son personnage s’entrecroisent (Batman/Birdman), Edward Norton déchaîné et Emma Stone, de plus en plus intéressante. Sur le fond, malheureusement, le brillant exercice de style ne sert pas grand chose tant le discours d’Inarritu sur les acteurs et la célébrité a déjà été entendu maintes et maintes fois. Dommage…

3