Critique: Le Chant du Loup

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Réalisation Antonin Baudry
Scénario Antonin Baudry
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Productions du Trésor
Pathé Production
Chi-Fou-Mi Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 115 minutes
Sortie 20 février 2019

Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu’il entend. A bord d’un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l’Oreille d’Or.
Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur qui met l’équipage en danger de mort. Il veut retrouver la confiance de ses camarades mais sa quête les entraîne dans une situation encore plus dramatique.
Dans le monde de la dissuasion nucléaire et de la désinformation, ils se retrouvent tous pris au piège d’un engrenage incontrôlable.

Premier film d’Antonin Baudry, scénariste de « Quai d’Orsay » et ancien diplomate, « le Chant du Loup » est un projet très ambitieux. Il nous plonge durant deux heures dans l’univers des sous-mariniers, à la découverte de « l’oreille d’or », ce technicien chargé de détecter toutes les menaces extérieures grâce à ses oreilles. Passionnant sur le plan documentaire, le film a bénéficié d’un impressionnant travail de recherches et nous fait découvrir un monde peu connu, son langage et ses procédures. L’aspect dramaturgique fait un peu plus défaut, le film souffrant de quelques baisses de régime et de facilités scénaristiques. Côté interprétation, François Civil, Reda Kateb et mathieu Kassowitz sont convaincants, un peu moins Omar Sy peu crédible dans son rôle de commandant de sous marin. Mais ne faisons pas la fine bouche, un premier film français de surcroît, avec un tel souci de mise en scène et de réalisme, ce n’est pas tous les jours!

3.5

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Critique Dvd: Black Sea

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Titre original Black Sea
Réalisation Kevin Macdonald
Scénario Dennis Kelly
Acteurs principaux
Sociétés de production Cowboy Films
Film4
Focus Features
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Film d’aventure
Sortie 2014

LE FILM:

3.5

Capitaine de sous-marin depuis des années, Robinson compose un équipage pour trouver un trésor de guerre englouti dans un U-Boat allemand de la seconde guerre mondiale. La découverte du trésor aura des conséquences sur l’ensemble des hommes engagés dans cette mission. Combien d’entre eux remonteront vivants à la surface ?

L’excellent réalisateur écossais nous a gratifiés de quelques bons films comme « le dernier Roi d’Ecosse » ou « Jeux de pouvoir » et l’on était donc en droit d’attendre beaucoup de ce DTV. Genre délicat que le « film de sous-marin » et MacDonald relève le défi haut la main. Très vite le film devient un huis clos assez oppressant dans lequel un groupe d’hommes, des Anglais et des Russes, doivent faire équipe pour ramener une cargaison de lingots d’or échoués au fond de  l’océan au profit d’un mystérieux commanditaire. MacDonald donne à la fois dans la lutte des classes avec ces ouvriers qui risquent leur vie au profit d’un financier et dans le thriller psychologique: si l’on supprime quelques ouvriers, la part de chacun augmente, voilà un raisonnement qui pourrait séduire quelques uns des marins. Ce Black Sea doit son efficacité à la qualité de sa mise en scène! A découvrir!

TECHNIQUE:

3.5

Un résultat satisfaisant pour le support et ce, malgré les nombreuses scènes sombres.

BONUS:

3.5

On trouve un très bon making of avec notamment une passionnante visite du sous-marin par  Jude Law.

VERDICT:

3.5

Un huis clos aquatique oppressant à découvrir!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez TF1 Vidéo

CRITIQUE: LES MAUDITS (1946)

Gaumont vient d’éditer une petite perle en dvd et blu-ray dans une version remasterisée de très belle qualité, « les Maudits » de René Clément, qu’il réalisa juste après avoir travaillé pour Cocteau sur « la Belle et la bête ».

En 1945, alors que l’Allemagne voit la défaite se profiler, un sous-marin transportant des dignitaires nazis et des sympathisants français se dirige vers l’Amérique du Sud. L’état de santé d’une des passagères pousse l’équipage à accoster afin de kidnapper un médecin, le docteur Guibert, qui terminera le voyage à bord du submersible. La tension, due à la proximité de la défaite, se fait de plus en plus pesante…

Tourné en 1946, le film dresse un portrait de l’occupant certes un tantinet caricatural, en particulier le personnage de Forster, mais l’aspect réaliste qu’on trouve déjà dans « la bataille du rail » est toujours aussi réussi. Clément retranscrit très bien ce sentiment claustrophobe qu’on peut éprouver dans ce sous-marin et la tension de plus en plus palpable…

Une vraie réussite qui méritait bien qu’on lui fasse une petite beauté avec cette très belle édition…