CRITIQUE: LOOPER

Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les «Loopers») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe (Joseph Gordon-Levitt), découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

Troisième long métrage de Rian Johnson après « Brick » et « une Arnaque presque parfaite », ce « Looper » devrait ouvrir une nouvelle ère dans la carrière de son réalisateur. Sur un thème maintes fois traîté, à savoir le voyage dans le temps et la possibilité qu’il offre de modifier le cours des choses, « Looper » est pourtant enthousiasmant et surprenant, et même assez souvent jubilatoire! Ecrit par Johnson lui-même, le scénario de Looper, malgré la complexité de l’intrigue, s’avère d’une limpidité étonnante et repose sur une intrigue très prenante! La mise en scène, quant à elle, est éblouissante de maîtrise et le futur dépeint par Johnson ne croule pas sous un excès de technologie comme souvent. Concernant l’interprétation, Joseph Gordon-Levitt est parfait en Bruce Willis jeune, reprenant même ses tics et mimiques (bouche qui s’ouvre à peine et yeux plissés!) et ce dernier, tout en sobriété, ne tire pas la couverture à lui.

Le résultat donne un excellent thriller d’anticipation bourré d’action qui, même s’il fait beaucoup penser à du Christopher Nolan (y a pire comme comparaison!), demeure un divertissement largement recommandable!

NOTE: 8/10

 

CRITIQUE DVD: MONDWEST

LE FILM:

En l’an 1983, le parc d’attraction Delos permet à de riches visiteurs de vivre une expérience unique. Ils peuvent séjourner à l’époque de leur choix et rentrer dans la peau de personnages mythiques (empereur, shérif, princesse…). Une immersion dans des décors soignés aux détails près, habités par des robots plus vrais que nature. Deux hommes d’affaires ont choisi de passer quelques jours dans le Far West. Leur séjour ne va pas se dérouler comme prévu… Malgré toutes les précautions et sécurités prises dans le parc d’attractions hyperréalistes, le centre technique perd, peu à peu, le contrôle sur ses machines. Les robots vont se montrer sans pitié contre toute trace de vie humaine…

Auteur à succès, Michael Crichton décide de passer derrière la caméra en 1973 avec cette histoire de parc d’attractions qui part en sucette! Ca ne vous rappelle rien ? Normal Jurassic Park était tiré d’un de ses bouquins et le scénario écrit par lui-même! Devenu culte, « Mondwest » se laisse regarder sans déplaisir surtout parce qu’il joue sur le fantasme de nombreuses personnes. Qui n’a pas rêvé de jouer au cowboy ou au chevalier ? Toute la première moitié du film joue sur ce fantasme avec les bagarres dans le saloon, l’attaque de la banque, etc…

Le choix de Yul Brynner pour incarner le robot défaillant est également très réussi; on se rappelle notamment de lui dans les « les 7 Mercenaires »et le voir ici désincarné, tirant de sang froid, crée un sentiment de crainte chez le spectateur. Dommage que le dernier tiers du film soit un peu cheap et mou, réduisant un peu cet effet.

Côté technique, l’édition remasterisée n’est clairement pas à la hauteur que ce soit au niveau de l’image (nombreux points blancs, grain important) que du son (manque d’ampleur considérable même en VO!). Dommage!

Niveau bonus, le néant absolu! Pas même une bande annonce à se mettre sous la dent!

VERDICT:

Un film culte même s’il a un peu vieilli à revoir dans une édition très moyenne!

Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez AVENTI dès le 3 avril.