CRITIQUE: LOOPER

Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les «Loopers») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe (Joseph Gordon-Levitt), découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

Troisième long métrage de Rian Johnson après « Brick » et « une Arnaque presque parfaite », ce « Looper » devrait ouvrir une nouvelle ère dans la carrière de son réalisateur. Sur un thème maintes fois traîté, à savoir le voyage dans le temps et la possibilité qu’il offre de modifier le cours des choses, « Looper » est pourtant enthousiasmant et surprenant, et même assez souvent jubilatoire! Ecrit par Johnson lui-même, le scénario de Looper, malgré la complexité de l’intrigue, s’avère d’une limpidité étonnante et repose sur une intrigue très prenante! La mise en scène, quant à elle, est éblouissante de maîtrise et le futur dépeint par Johnson ne croule pas sous un excès de technologie comme souvent. Concernant l’interprétation, Joseph Gordon-Levitt est parfait en Bruce Willis jeune, reprenant même ses tics et mimiques (bouche qui s’ouvre à peine et yeux plissés!) et ce dernier, tout en sobriété, ne tire pas la couverture à lui.

Le résultat donne un excellent thriller d’anticipation bourré d’action qui, même s’il fait beaucoup penser à du Christopher Nolan (y a pire comme comparaison!), demeure un divertissement largement recommandable!

NOTE: 8/10