Critique: Downsizing

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Titre original Downsizing
Réalisation Alexander Payne
Scénario Alexander Payne
Jim Taylor
Acteurs principaux
Sociétés de production Ad Hominem Enterprises
Annapurna Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Durée 135 minutes
Sortie 10 Janvier 2018

Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le « downsizing ». Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek  et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

Quatre ans après son Nebraska, road movie familial tourné en noir et blanc, Alexander Payne est de retour avec une fable SF des plus ambitieuses. A travers « Downsizing », Payne compte émettre une critique de son pays et de ses dérives consuméristes. Durant une première demi-heure des plus séduisantes, on suit Paul Safranek et sa femme, couple middle-class qui envisage de se faire « rétrécir », procédé qui permet non seulement de réduire les dépenses énergétiques (moins besoin d’eau, d’électricité, de viande…) mais aussi de s’enrichir! Tout est en effet moins cher réduit à l’échelle des poupées! Malheureusement, passée cette première demi-heure, le film s’embourbe, le rythme s’effondre, et l’intrigue sentimentale détourne le projet de son ambition initiale. Quant au final et le message présentant les écolos comme une secte, on a du mal à comprendre ce qu’a voulu nous dire Payne… On passe clairement à côté de quelque chose de grand et l’on s’ennuie ferme!

2

 

CRITIQUE: NEBRASKA

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  • Réalisé par :
    Alexander Payne
  • Avec :
    Bruce Dern, Will Forte, June Squibb
  • Durée :
    1h50min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production : 2013
  • Distributeur :
    Diaphana

Un vieil homme, persuadé qu’il a gagné le gros lot à un improbable tirage au sort par correspondance, cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain, à pied puisqu’il ne peut plus conduire. Un de ses deux fils se décide finalement à emmener son père en voiture chercher ce chèque auquel personne ne croit. Pendant le voyage, le vieillard se blesse et l’équipée fait une étape forcée dans une petite ville perdue du Nebraska qui s’avère être le lieu où le père a grandi. C’est ici que tout dérape. Rassurez-vous, c’est une comédie !

Si pour son sixième long métrage, Alexander Payne n’a pas écrit le scénario, le film s’insère avec une vraie cohérence dans sa filmographie. On y retrouve en particulier le goût du cinéaste pour le road-movie, ce genre qui permet à des personnages, à l’occasion d’un voyage, de se découvrir les uns les autres. Si Sideways suivait une tournée des propriétés viticoles de deux amis ou the Descendants, le voyage d’un père et de ses filles pour retrouver l’amant de sa femme mourante, Nebraska suit le périple d’un fils et de son père pour récupérer un gain fictif.

Payne réussit comme toujours à éviter le pathos et traiter avec légèreté de sujets graves comme ici la fin de vie, les relations père/fils ou le sens de la vie. Si le film se caractérise par une somptueuse photo noir et blanc, c’est comme toujours la qualité des dialogues et la faculté de Payne à naviguer entre le drame et le burlesque qui épate comme lors de cette scène dans laquelle père et fils recherchent au bord de la voie ferrée le dentier égaré. Si les films de ce cinéaste sont toujours si touchants, c’est que ses personnages sont toujours extrêmement justes et le propos universel si bien que chacun ne peut que se retrouver à un moment ou un autre de ses histoires.Cerise sur le gâteau, on retrouve avec plaisir Bruce Dern dans une prestation tour à tour drôle et émouvante.

L’un des grands films de 2014!

Sortie le 2 avril

NOTE: 9/10