Critique: Downsizing

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Titre original Downsizing
Réalisation Alexander Payne
Scénario Alexander Payne
Jim Taylor
Acteurs principaux
Sociétés de production Ad Hominem Enterprises
Annapurna Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Durée 135 minutes
Sortie 10 Janvier 2018

Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le « downsizing ». Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek  et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

Quatre ans après son Nebraska, road movie familial tourné en noir et blanc, Alexander Payne est de retour avec une fable SF des plus ambitieuses. A travers « Downsizing », Payne compte émettre une critique de son pays et de ses dérives consuméristes. Durant une première demi-heure des plus séduisantes, on suit Paul Safranek et sa femme, couple middle-class qui envisage de se faire « rétrécir », procédé qui permet non seulement de réduire les dépenses énergétiques (moins besoin d’eau, d’électricité, de viande…) mais aussi de s’enrichir! Tout est en effet moins cher réduit à l’échelle des poupées! Malheureusement, passée cette première demi-heure, le film s’embourbe, le rythme s’effondre, et l’intrigue sentimentale détourne le projet de son ambition initiale. Quant au final et le message présentant les écolos comme une secte, on a du mal à comprendre ce qu’a voulu nous dire Payne… On passe clairement à côté de quelque chose de grand et l’on s’ennuie ferme!

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CRITIQUE: L’AVENTURE INTERIEURE

affiche

Forte tête de la marine américaine, le lieutenant Tuck Pendelton se porte volontaire pour une expérience très risquée. Miniaturisé, aux commandes d’un submersible de poche, il va être injecté dans l’organisme d’un lapin. Mais de méchants espions industriels s’emparent de la puce qui peut inverser le processus. C’est alors que Tuck se trouve propulsé dans l’arrière-train d’un modeste employé de supermarché. Il va devoir convaincre son hôte de le sortir de là !

Quelle joie de tomber en zappant sur ce film, grand souvenir de mon enfance! Sorti en 1987 alors que j’avais 10 ans, ce film de Joe Dante m’attira alors en salle à trois reprises et je ne compte pas les visionnages qui ont fait de la VHS une des plus usées de ma vidéothèque avec Maniac Cop!

Quand Joe Dante réalise l’Aventure Intérieure, il est surtout connu pour ses deux films d’horreur Piranhas et Hurlements et sa comédie horrifique Gremlins! Reprenant le concept du Voyage Fantastique de Richard Fleisher avec un homme, le lieutenant Tuck Pendleton, injecté dans un corps humain (ici par erreur), Joe Dante livre un fabuleux mélange d’aventures, de science-fiction et de comédie. Malgré le succès critique et mes trois entrées, le film ne rencontra pas un énorme succès.

L'aventure intérieure

Tous les ingrédients étaient pourtant réunis: un humour ravageur aux accents parfois cartoonesques, une aventure menée à tambour battant, des effets spéciaux (Dennis Murren) et des maquillages (Rob Bottin) très réussis pour l’époque, une excellente BO de Jerry Goldsmith agrémentée du tube de Rod Stewart Twistin’ the night away et un duo Martin Short/Dennis Quaid parfait auquel s’ajoute la ravissante Meg Ryan! Le potentiel comique de Martin Short dans le rôle de l’hypocondriaque Jack Putter est d’une puissance telle que la suite de la carrière de l’acteur demeure une énigme tant rien n’égalera en qualité cette Aventure Intérieure.

Sous ses allures de film tous publics, on retrouve l’impertinence de Dante de ci de là, notamment avec ce méchant à prothèse manuelle multifonction qui l’utilise même comme sex toy et ce triangle amoureux entre les trois personnages principaux. L’évolution des deux personnages masculins est une belle réussite avec ce personnage de poltron de Putter qui va parvenir à se libérer de ses inhibitions pour sortir grandi de l’aventure et à l’inverse, le casse-cou Pendleton qui va apprendre l’humilité en se trouvant miniaturisé et prisonnier du corps d’un autre.

1h40 de plaisir à l’état pur!
NOTE: 8.5/10