Critique Bluray: Embrasse-moi idiot

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Titre original Kiss Me, Stupid
Réalisation Billy Wilder
Scénario I. A. L. Diamond
Billy Wilder
Acteurs principaux
Sociétés de production The Mirisch Corporation
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Durée 126 minutes
Sortie 3 février 1965

LE FILM:

4.5

D’une jalousie maladive, Orville doit héberger, durant une nuit, Dino, célèbre crooner à la réputation de séducteur. Redoutant que sa femme soit sensible au charme du chanteur, il la renvoie chez sa mère et engage Polly, une entraîneuse de bar, pour jouer son rôle. La nuit va être longue…

Pas étonnant que le film fasse un vrai scandale à sa sortie! Sorti quelques mois après « Irma la Douce », « Embrasse-moi idiot » dépeint à travers l’histoire d’Orville, jaloux maladif, une Amérique vulgaire et misogyne! Polly, prostituée au grand coeur , incarnée par une superbe Kim Novak, est sans doute le seul personnage vraiment attachant du film. A ses côtés, le maladif Orville est incarné par le cartoonesque Ray Walston et Dean Martin interprète un chanteur membre du Rat Pack (tiens tiens!). Un régal!

TECHNIQUE:

4.5

Superbe copie restaurée, un vrai plaisir de redécouvrir le film dans ces conditions!

BONUS:

4.5

Qualité et quantité au rendez-vous! Comme dans les précédents films de Wilder sortis chez Rimini, on trouve un face à face entre Olivier Macheret et l’intarissable Fred Mercier , un doc sur Wilder, et un autre sur l’association Wilder/Diamond à l’écriture! Le bonheur!!!

VERDICT:

4.5

Une édition une fois de plus parfaite!

Disponible en bluray chez Rimini (19.99 euros)

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Critique Dvd: le Triangle du Diable

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LE FILM:

1.5

Un hélicoptère et ses deux sauveteurs partent secourir un bateau en perdition. A son bord, des cadavres et une seule survivante. Au beau milieu de l’océan, la tempête se lève. Leurs coordonnées semblent indiquer qu’ils se trouvent au centre d’un endroit mystérieux surnommé le triangle du diable…

L’édition en DVD de ce téléfilm fantastique des années 70 n’aurait pas lieu d’être si sa diffusion en pleine après-midi en 1979 n’avait défrayé la chronique, les téléspectateurs n’ayant pas l’habitude à l’époque de ce genre de frissons en journée! Sur le téléfilm en lui-même, rien de mémorable malheureusement. Ni l’intrigue à la limite du grotesque (une seule survivante sur un bateau, tous les autres étant disparus ou en lévitation au milieu d’une pièce!), ni la mise en scène (nous sommes bien devant un téléfilm 70’s!) sans imagination n’ont grand intérêt. Les admirateurs de la blonde hitchcockienne Kim Novak apprécieront de la retrouver et le twist final sauvera l’entreprise du naufrage total!

TECHNIQUE:

1

Heureusement que la copie a été restaurée! Qu’est ce que ça aurait été? Bruit image omniprésent, définition moyenne, couleurs délavées, défauts! Un résultat quasi catastrophique!

BONUS:

2.5

On trouve ici une présentation par Jérôme Wybon, le générique d’époque et un montage avant/après sur la restauration (pas flagrant!).

VERDICT:

1.5

S’il y a bien un mystère, c’est le pourquoi de l’édition de ce téléfilm! Les fans de Kim Novak seront ravis!

Disponible en DVD (13.99 euros) chez Showshank Films

Jeu Concours: 2 livres « Ultra Blonde » à gagner(jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie du livre de Didier Gransart, Ultra Blonde, CINEDINGUE et les éditions Nicolas Chaudun sont heureux de vous faire gagner 2 exemplaires du livre. Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 13 avril; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses. Ceux qui me suivent sur Facebook et/ou Twitter augmentent leurs chances!

LIVRE: ULTRA BLONDE

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Ultra… ou l’adjectif qui qualifie une vision extrême, voire extrêmiste, de la féminité. Ou encore, ultra comme un mot-témoin – sauvage, heureux – d’années où tout paraît possible, où le monde est à portée de main pour ceux – et celles ! – qui veulent le saisir. Au moins veut-on le croire !

Blonde… parce que le cinéma abandonne le noir et blanc, sa sophistication toute en retenue,pour les couleurs explosives du Technicolor et la vision élargie de la Panavision : la blonde sature l’écran. Viennent à l’esprit, Marilyn Monroe, Jean Harlow ou Marlene Dietrich. Si elles hanteront parfois ces pages, elles ne peuvent à elles seules répondre du phénomène Blonde.

Nos quatre stars – Mae West, Jayne Mansfield, Kim Novak, Carroll Baker – participent pleinement de ce phénomène qui se répand sur la planète via les salles obscures et la presse.

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Didier Gransart, l’auteur, s’intéresse ici à quatre actrices, quatre stars dont la blondeur fut à la fois un atout et un boulet dans un Hollywood machiste: Mae West, la femme d’affaires, Jayne Mansfield la Marilyn bis au destin tragique, Kim Novak la star hitchcockienne ou Carroll Baker éternelle Baby Doll. Bien qu’avec des parcours et des carrières bien différents, ces quatre actrices eurent en commun le même combat pour exister au-delà de leur apparence.

Si l’on peut regretter une étude plus approfondie des stars, le livre offre tout de même une iconographie assez riche et procure un plaisir autant fétichiste que cinéphile! Un joli cadeau à (se) faire!

Editions Nicolas Chaudun

35 €

288 pages

ISBN : 978-2-35039-172-4