CRITIQUE: LE DERNIER ROI D’ECOSSE (2006)

Excellent film que ce « dernier roi d’Ecosse »! Kevin Mac Donald, qu’on connaît surtout pour avoir réalisé un documentaire sur la prise d’otages des athlètes israéliens à Munich, nous conte ici la relation du dictateur Idi Amin Dada avec son médecin personnel, un jeune docteur écossais. Ce dernier personnage est un personnage fictif qui nous permet d’approcher au plus près du despote. Le film démarre au tout début du règne du dictateur, attendu comme le messie par la population ougandaise. Ce jeune Ecossais croise alors la route d’Amin Dada et va devenir son médecin. Au départ, leur relation est idyllique, le chef d’état paraîssant même sympathique et attachant, et c’est la grande force du film. La prestation de Forrest Whitaker est en tous points remarquable; il sombre tout doucement vers la folie totale au grand désespoir de son jeune médecin qui ne sait plus comment se défaire de sa délicate mission. Le film passe en fait d’un sympathique itinéraire initiatique à une pure tragédie; le mélange entre faits réels et fiction est parfaitement réussi et l’interprétation (l’oscar de Whitaker est amplement mérité) de haute volée.

Forest Whitaker. Twentieth Century Fox France

Voilà donc un excellent film qui se regarde comme un thriller, cramponné à son fauteuil!

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CRITIQUE: TETE DE TURC (2009)

Warner Bros. France

Un adolescent de quatorze ans, Bora, jette un cocktail molotov sur la voiture d’un médecin le prenant pour un policier. Pris de remords, il le sort de la voiture en flammes, alors qu’il est dans le coma. Une femme va succomber alors qu’elle attendait l’aide de ce médecin et son mari va errer, ruminant sa vengeance. Le frère du médecin, policier, mène l’enquête pour trouver le coupable. Tous ces personnages voient leurs destins s’entrechoquer…

Pascal Elbé, comédien, passe pour la première fois derrière la caméra avec une certaine réussite. Sous couvert d’un polar, il dresse un portrait des banlieues sans concession avec sa violence, l’absence de communication mais aussi la solidarité,  l’entraide. Certes, il use parfois de ficelles scénaristiques un peu grosses, mais il parvient toutefois à instaurer un certain climat et maintient un rythme soutenu qui en font un bon petit polar plein de promesses. Vivement la suite…