Critique: Sous les Jupes des Filles

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Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d’affaires, copines, maîtresses ou épouses…
Toutes représentent une facette de la femme d’aujourd’hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes… Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !

On attendait beaucoup de ce premier film de l’excellente actrice Audrey Dana qui sut s’entourer d’un casting très alléchant, mélange de reines de la comédie (Géraldine Nakache, Julie Ferrier, Alice Belaidi) et d’actrices « plus sérieuses » (Isabelle Adjani, Marina Hands, Sylvie Testud…)! Pour un premier essai, se lancer dans une comédie, film choral de deux heures et tenter de découvrir ce qui se cache réellement sous les jupes des filles, c’était un pari très risqué et pas complètement gagné.

L’ingrédient le plus important d’une comédie est peut-être le rythme et inévitablement en deux heures de film, on ressent quelques trous d’air. Quant à l’aspect film choral, si le scénario relie tous les personnages avec astuce, on tombe inévitablement dans le film à sketches et les segments ne sont pas tous du même niveau. Quant au côté féministe du projet, il entre en opposition avec une schématisation des personnages vraiment dommageable: Laetitia Casta est pénalisée par ses problèmes intestinaux, Vanessa Paradis est une femme de tête seule à cause de son mépris, Julie Ferrier est bourrée de tics, Sylvie Testud est parano, etc…

Toutefois, le casting ,par sa bonne humeur, sauve la baraque et nous fait passer de bons moments avec des mentions spéciales à Géraldine Nakache pour son potentiel comique atomique et Alice Belaidi, peut-être le seul personnage « normal », vraiment touchante!

NOTE: 5/10

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CRITIQUE BLU-RAY: LE FILS DE L’AUTRE

LE FILM: 6.5/10

Alors qu il s apprête à intégrer l armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph découvre qu il n est pas le fils biologique de ses parents et qu il a été interverti par erreur à la naissance avec Yacine, l enfant d une famille palestinienne de Cisjordanie. La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation, qui les oblige à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs, leurs convictions…

Sur un postulat de départ qui rappelle « la Vie est un long fleuve tranquille », à savoir l’échange accidentel à la maternité de deux enfants, la réalisatrice Lorraine Lévy (oui, la soeur de Marc!) choisit plutôt que d’en rire de mener une réflexion sur le conflit israelo-palestinien. Même si elle parvient à échapper à la stigmatisation de l’une ou l’autre communauté, elle ne parvient pas à insuffler un peu de tripes à son film lui donnant souvent des allures de téléfilm et c’est bien dommage étant donnée la force de son sujet. Restent deux portraits de famille intéressants et deux très belles interprétations de Pascal Elbé et Emmanuelle Devos. Même si le film manque un peu de passion, « le Fils de l’Autre » s’en tire plutôt bien sur un sujet très casse-gueule!

La copie proposée sur ce blu-ray est de toute beauté! Même si l’apport HD au niveau du son reste mineur, l’image est splendide!

LES BONUS: 9/10

Outre la bande-annonce, on trouve un making-of (journal de bord) passionnant d’une trentaine de minutes insistant sur la difficulté de tourner sur place ce genre de films, un bêtisier et quatre scènes coupées. Complet et de qualité!

VERDICT: 7.5/10

Un excellent blu-ray pour un film sympathique!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) chez France Télévisions Distribution.

 


CRITIQUE: TETE DE TURC (2009)

Warner Bros. France

Un adolescent de quatorze ans, Bora, jette un cocktail molotov sur la voiture d’un médecin le prenant pour un policier. Pris de remords, il le sort de la voiture en flammes, alors qu’il est dans le coma. Une femme va succomber alors qu’elle attendait l’aide de ce médecin et son mari va errer, ruminant sa vengeance. Le frère du médecin, policier, mène l’enquête pour trouver le coupable. Tous ces personnages voient leurs destins s’entrechoquer…

Pascal Elbé, comédien, passe pour la première fois derrière la caméra avec une certaine réussite. Sous couvert d’un polar, il dresse un portrait des banlieues sans concession avec sa violence, l’absence de communication mais aussi la solidarité,  l’entraide. Certes, il use parfois de ficelles scénaristiques un peu grosses, mais il parvient toutefois à instaurer un certain climat et maintient un rythme soutenu qui en font un bon petit polar plein de promesses. Vivement la suite…