Critique: Hippocrate saison 1

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Un hôpital public en périphérie d’une grande ville. Suite à des mesures sanitaires, les médecins titulaires du service de médecine interne se retrouvent confinés chez eux pour 48h. Trois internes inexpérimentés et un médecin légiste, qui ne se connaissent pas encore, vont devoir faire bloc pour gérer seuls le service et les malades. Mais la quarantaine se prolonge…

Quelques mois à peine après la sortie du troisième volet de sa trilogie médicale au cinéma, « Première Année« , Thomas Lilti nous offre une série inspirée de son film « Hippocrate« . Durant les 8 épisodes de cette première saison, Lilti nous emmène dans le quotidien d’un hôpital parisien qui se retrouve aux mains d’une poignée d’internes alors que les médecins titulaires sont cloîtrés chez eux, en quarantaine. Comme dans ses films, Lilti parvient à mélanger habilement réalisme documentaire et romanesque. Remarquablement écrit et parfaitement rythmé, son récit nous transporte sans temps mort tout au long de la saison entre message sur les difficultés rencontrées par l’hôpital en France et les vies de ses personnages, médecins comme patients. S’il recrute pour sa série un casting composé de quelques jolies pointures comme Eric Caravaca ou Anne Consigny, la surprise vient des petits jeunes Zacharie Chasseriaud, Karim Leklou, Louise Bourgoin et surtout Alice Belaïdi que l’on voit enfin dans un rôle à la mesure de son talent! Cette superbe série française n’a absolument rien à envier à son modèle US « Urgences »!

4.5

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Critique: Un Petit Boulot

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Réalisation Pascal Chaumeil
Scénario Michel Blanc 
Iain Levison (romancier)
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Sortie 31 août 2016

Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L’usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin, lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers… 

Quatrième et dernier film de Pascal Chaumeil (décédé peu de temps après le tournage) et cinq ans après « l’Arnacoeur », « un petit boulot » est l’adaptation par Michel Blanc d’un roman de Iain Levison. On y suit le parcours d’un chômeur qui finit par accepter de tuer des gens pour sortir de la misère. Quelque part entre le film noir et la comédie sociale, le film de Chaumeil évoque tout autant le Cinéma social anglais que les polars des frères Coen. On retrouve la patte de Blanc avec des dialogues acérés et la noirceur qu’on lui connaît. Le scénario, brillant, réserve sans cesse des surprises et surtout se déroule à un rythme qui ne faiblit jamais. Outre le duo Duris/Blanc, évidemment parfait, le casting de seconds rôles fait un sans faute: Alex Lutz en inspecteur d’une chaîne de stations services sans pitié, Gustave Kervern en pote de galère ou encore Alice Belaidi pour séduire Jacques. Cinglant, caustique et brillant, « un Petit Boulot » est un authentique régal!

4.5

 

Critique: Sous les Jupes des Filles

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Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d’affaires, copines, maîtresses ou épouses…
Toutes représentent une facette de la femme d’aujourd’hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes… Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !

On attendait beaucoup de ce premier film de l’excellente actrice Audrey Dana qui sut s’entourer d’un casting très alléchant, mélange de reines de la comédie (Géraldine Nakache, Julie Ferrier, Alice Belaidi) et d’actrices « plus sérieuses » (Isabelle Adjani, Marina Hands, Sylvie Testud…)! Pour un premier essai, se lancer dans une comédie, film choral de deux heures et tenter de découvrir ce qui se cache réellement sous les jupes des filles, c’était un pari très risqué et pas complètement gagné.

L’ingrédient le plus important d’une comédie est peut-être le rythme et inévitablement en deux heures de film, on ressent quelques trous d’air. Quant à l’aspect film choral, si le scénario relie tous les personnages avec astuce, on tombe inévitablement dans le film à sketches et les segments ne sont pas tous du même niveau. Quant au côté féministe du projet, il entre en opposition avec une schématisation des personnages vraiment dommageable: Laetitia Casta est pénalisée par ses problèmes intestinaux, Vanessa Paradis est une femme de tête seule à cause de son mépris, Julie Ferrier est bourrée de tics, Sylvie Testud est parano, etc…

Toutefois, le casting ,par sa bonne humeur, sauve la baraque et nous fait passer de bons moments avec des mentions spéciales à Géraldine Nakache pour son potentiel comique atomique et Alice Belaidi, peut-être le seul personnage « normal », vraiment touchante!

NOTE: 5/10