Critique: Le Sens de la Fête

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Réalisation Éric Toledano
Olivier Nakache
Scénario Éric Toledano
Olivier Nakache
Acteurs principaux
Sociétés de production Quad Productions
Ten Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 117 minutes
Sortie 4 octobre 2017

Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd’hui c’est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d’habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l’orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie… Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d’émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu’à l’aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.

Le tandem Toledano/Nakache, avec des hauts (Intouchables, Nos jours heureux…) et des bas (Samba) prouve avec son sixième film, même s’il ne révolutionne pas le Cinéma Français, qu’il maîtrise l’écriture et surtout, ingrédient essentiel de la comédie, le sens du rythme! Durant deux heures (durée assez longue pour une comédie), les deux acolytes nous plongent durant 24 heures, dans les préparatifs et le déroulement d’une fête de mariage! Un mariage durant lequel rien ne se passera comme prévu, quelle originalité me direz-vous! Pourtant, si la sauce prend, c’est grâce à une galerie de personnages hauts en couleur et une énergie folle! On suit aussi bien Max, incarné par un Bacri dans son rôle habituel de bougon qui cherche à ce que tout se passe bien que le DJ/chanteur ringard (Lellouche), le serveur benêt (Alban Ivanov), le beau-frère agrégé de lettres un peu décalé (Vincent Macaigne), le photographe pique-assiettes (Jean-Paul Rouve), le marié imbuvable (Antoine Chappey)… Le sens de la fête, le duo Toledano/Nakache l’a et ce, sans jamais être méchant ou vulgaire et offre un excellent film populaire qui devrait trouver son public!

4

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Critique: Rendez-vous à Atlit

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  • Date de sortie :
    21 janvier 2015
  • Réalisé par :
    Shirel Amitay
  • Avec :
    Géraldine NakacheJudith ChemlaYaël Abecassis
  • Durée :
    1h30min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Atlit
  • Distributeur :
    Ad Vitam

Israël, 1995, la paix est enfin tangible. Dans la petite ville d’Atlit, Cali retrouve ses deux sœurs, Darel et Asia, pour vendre la maison héritée de leurs parents. Entre complicité et fous rires réapparaissent les doutes et les vieilles querelles, ainsi que d’étranges convives qui sèment un joyeux bordel. Le 4 novembre, Yitzhak Rabin est assassiné, le processus de paix est anéanti mais les trois sœurs refusent d’abandonner l’espoir.

Dans ce premier film de la réalisatrice Shirel Amitay, il est d’abord question d’héritage à travers trois soeurs qui se retrouvent pour vendre la maison des parents. Jusqu’ici rien de neuf; chacune est différente, chacune a eu sa propre relation avec ses parents et chacune a maintenant sa propre vie. Là où le film de Shirel Amitay prend toute son originalité, c’est non seulement par l’apparition fantômatique des parents et d’un enfant palestinien mais surtout par sa capacité à aborder la Grande Histoire, l’assassinat d’Yitzhak Rabin, mais en en faisant plus qu’un élément de décor. En effet, les soeurs vivent ces quelques jours en cherchant chacune à sa manière à solder le passé; paradoxalement, la mort de Rabin les aidera à trouver leur voie et une certaine harmonie. La réalisation, pleine de poésie et le jeu des trois comédiennes, toutes parfaites, font de ce « rendez-vous à Atlit » un message de paix des plus salutaires.

4

 

Critique Bluray: Samba

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  • Date de sortie :
    15 octobre 2014
  • Réalisé par :
    Olivier NakacheEric Tolédano
  • Avec :
    Omar SyCharlotte GainsbourgTahar Rahim
  • Durée :
    1h58min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    Gaumont

LE FILM: 

3.5

 

Samba, sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits boulots, Alice est une cadre supérieure épuisée par un burn out. Lui essaye par tous les moyens d’obtenir ses papiers, alors qu’elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association. Chacun cherche à sortir de son impasse jusqu’au jour où leurs destins se croisent…Entre humour et émotion, leur histoire se fraye un autre chemin vers le bonheur. Et si la vie avait plus d’imagination qu’eux ?

Si Samba, le nouveau film des Toledano/Nakache est bien différent d’Intouchables, il part tout de même d’un postulat identique, deux êtres que tout sépare et qui vont pourtant s’élever en se rencontrant, Charlotte Gainsbourg prenant ici la place de François Cluzet. Si cette adaptation est assez fidèle au roman de Delphine Coulin, elle donne toutefois une plus grande importance au personnage d’Alice justement.  Et c’est une bien riche idée, l’actrice étant l’une des grandes forces du film. L’autre force c’est aussi celle que les Toledano/Nakache ont de parvenir à parler de sujets graves (ici l’immigration) avec légèreté et humour, et parfois même avec (trop de) naïveté. En s’entourant toujours d’acteurs talentueux et en apportant un vrai soin à la mise en image de leurs histoires, ils rehaussent le niveau de la comédie à la Française de ces dernières années. Petit bémol, quelques longueurs sont préjudiciables à la parfaite réussite du projet.

TECHNIQUE:

5

 

C’est parfait!

BONUS:

4.5

 

On trouve ici un excellent making of de 45 mins, un court montage sur les avant-premières et quelques scènes coupées avec ou non le commentaire des réalisateurs.

VERDICT:

3.5

 

Très belle édition pour une comédie séduisante!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Gaumont  dès le 18 février


Critique: Sous les Jupes des Filles

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Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d’affaires, copines, maîtresses ou épouses…
Toutes représentent une facette de la femme d’aujourd’hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes… Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !

On attendait beaucoup de ce premier film de l’excellente actrice Audrey Dana qui sut s’entourer d’un casting très alléchant, mélange de reines de la comédie (Géraldine Nakache, Julie Ferrier, Alice Belaidi) et d’actrices « plus sérieuses » (Isabelle Adjani, Marina Hands, Sylvie Testud…)! Pour un premier essai, se lancer dans une comédie, film choral de deux heures et tenter de découvrir ce qui se cache réellement sous les jupes des filles, c’était un pari très risqué et pas complètement gagné.

L’ingrédient le plus important d’une comédie est peut-être le rythme et inévitablement en deux heures de film, on ressent quelques trous d’air. Quant à l’aspect film choral, si le scénario relie tous les personnages avec astuce, on tombe inévitablement dans le film à sketches et les segments ne sont pas tous du même niveau. Quant au côté féministe du projet, il entre en opposition avec une schématisation des personnages vraiment dommageable: Laetitia Casta est pénalisée par ses problèmes intestinaux, Vanessa Paradis est une femme de tête seule à cause de son mépris, Julie Ferrier est bourrée de tics, Sylvie Testud est parano, etc…

Toutefois, le casting ,par sa bonne humeur, sauve la baraque et nous fait passer de bons moments avec des mentions spéciales à Géraldine Nakache pour son potentiel comique atomique et Alice Belaidi, peut-être le seul personnage « normal », vraiment touchante!

NOTE: 5/10

CRITIQUE: INTOUCHABLES

affiche Intouchables

 A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide a domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison… Bref la personne la moins adaptee pour le job.Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survetement…Deux univers vont se telescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance a une amitie aussi dingue, drole et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des etincelles et qui les rendra… Intouchables.

Très souvent, il convient de se méfier des films encensés par tout le monde  et dans le cas d’Intouchables, même avant sa sortie! J’espérais donc, en allant voir ce film phénomène, trouver des choses à redire! Hélas, je dois bien avouer que le film porte bien son nom!

S’il n’était pas inspiré d’une histoire vraie, on pourrait trouver que le scénario accumule les clichés et que c’est vraiment trop énorme: d’un côté, un riche aristocrate lourdement handicapé, veuf, qui n’écoute que de la musique classique (évidemment!) qui s’adjoint les services d’un jeune banlieusard vivant dans une HLM avec je ne sais combien de frères et soeurs, qui sort de prison et qui n’écoute que du funk! Mais voilà! Il s’agit bien d’une histoire vraie, celle de Philippe Pozzo di Borgo et d’Abdel et elle n’est pas interprétée par n’importe qui puisque ce ne sont pas moins que  François Cluzet, qui s’affirme toujours plus comme l’un des plus grands acteurs français du moment, et Omar Sy, la vraie révélation du film, en course pour les César à coup sûr.

Derrière la caméra et à l’écriture, Eric Toledano et Olivier Nakache confirment eux aussi le bien que l’on pensait d’eux après, entre autres, « Tellement proches » et « nos jours heureux ». En effet, sur un sujet ô combien casse-gueule et propice au pathos, ils nous offrent une comédie hilarante, bourrées de scènes et de répliques cultes, sans jamais tomber dans l’apitoiement tout en parvenant à nous émouvoir. La comédie française de l’année! Chapeau!