Critique Bluray: Midnight Sun

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Titre original Midnight Sun
Réalisation Scott Speer
Scénario Eric Kirsten
Acteurs principaux
Sociétés de production Boies / Schiller Film Group
Rickard Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 91 minutes
Sortie 13 juin 2018

LE FILM:

3

Katie Price, 17 ans, est une adolescente comme les autres, ou presque. Elle ne peut en aucun cas être exposée à la lumière du jour, sous peine d’en mourir. La journée, elle compose et joue de la guitare, et observe le monde depuis sa chambre, notamment Charlie Reed, son voisin. À la nuit tombée, ses rêves prennent vie ! Elle sort chanter dans la gare près de chez elle. Un soir, elle se retrouve face à Charlie. Lui est instantanément sous le charme et se met en tête de la revoir… Pourront-ils s’aimer au grand jour ?

Sorti au printemps en salles, « Midnight Sun » débarque en vidéo, destiné à un public ado avant tout. Bluette sur fond de maladie, « Midnight Sun » est calqué sur le modèle de « Nos étoiles Contraires » (jusqu’à reprendre certaines péripéties à la lettre!) sauf que l’héroïne, Katie, souffre de XP, cette maladie qui l’empêche de sortir le jour sous peine de déclencher cancer de la peau ou lésions cérébrales. Katie vit donc enfermée, ne sortant de chez elle que la nuit tombée, ce qui rend compliqué d’avoir une vie sociale. Elle n’a donc qu’une seule véritable amie et si un garçon la fait craquer, c’est bien Charlie qu’elle voit passer sous sa fenêtre depuis des années…

Le duo Bella Thorne/Patrick Schwarzenegger (le fils de!) est tout mimi: Katie Price est un canon interplanétaire qui n’a pas l’air bien malade (du moins une bonne partie du film) et Charlie est le gars vraiment parfait qui va mettre du soleil (tiens tiens!) dans sa vie. A côté, le père de Katie est le père vraiment parfait! Bref tout va bien mais l’on sait que le film est conçu pour nous faire user un bon paquet de kleenex alors irrémédiablement toutes les ficelles sont de sortie. C’est un peu cucul, prévisible pour deux sous et pourtant… Et ben on pleure ! Mission accomplie donc et les ados en raffoleront!

TECHNIQUE:

4.5

C’est parfait!

BONUS:

Aucun bonus à se mettre sous la dent!

VERDICT:

3

Une bluette ado qui remplit le contrat!

Disponible en DVD et Bluray (16.99 euros) chez TF1 VIDEO dès le 16 octobre

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Critique Bluray: Et les Mistrals Gagnants

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Réalisation Anne-Dauphine Julliand
Sociétés de production Incognita film
TF1 Droits Audiovisuels
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 79min
Sortie 1er février 2017

LE FILM:

4.5

Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual ont entre six et neuf ans. Ils vivent dans l’instant. Avec humour et surtout l’énergie optimiste de l’enfance, ils nous prennent par la main, nous entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs rêves, leur maladie.  Avec beaucoup de sérénité et d’amour ces cinq petits bouts d’Homme nous montrent le chemin du bonheur. Un film à hauteur d’enfant, sur la vie tout simplement…

Partager le quotidien de 5 enfants gravement malades de neuroblastome, d’insuffisance rénale ou autres maladies cardiaques, c’est le programme plombant que nous propose ce documentaire. Pourtant, ces 1h20 passées en compagnies de ces cinq petits soldats sont une vraie bouffée d’oxygène et de vie. Filmé à hauteur d’enfants, « et les mistrals gagnants » ne cède jamais au pathos et si, évidemment, restent quelques moments difficiles, c’est toujours la joie et la volonté de ces cinq enfants qui prend le pas. Souvent drôle, parfois poignant, ce documentaire a le mérite de nous couper toute envie de nous plaindre et nous apprend à toujours rester positifs. Comme dit l’un des enfants, en pleine séance de jardinage, « même la maladie n’empêche pas d’être heureux… En fait, rien n’empêche d’être heureux »! Belle leçon de vie qui fait de ce film l’un des films indispensables de l’année!

TECHNIQUE:

4.5

C’est parfait!

BONUS:

4.5

On trouve ici une passionnante interview de la réalisatrice qui revient sur la genèse de ce projet personnel, une interview du producteur, une interview du petit Imad, remarquable d’intelligence et de sagesse, et des réactions de spectateurs.

VERDICT:

4.5

Une leçon de vie indispensable!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez TF1 VIDEO dès le 2 novembre 2017

CRITIQUE: ALABAMA MONROE

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Didier et Élise vivent une histoire d’amour passionnée et rythmée par la musique. Lui, joue du banjo dans un groupe de Bluegrass Country et vénère l’Amérique. Elle, tient un salon de tatouage et chante dans le groupe de Didier. De leur union fusionnelle naît une fille, Maybelle…

Il y a 4 ans, « La Merditude des Choses » révélait en France le réalisateur belge Felix Van Groeningen. Pour son nouveau film, il adapte une pièce qui connut un gros succès au plat pays, « The Broken circle breakdown featuring the Cover-Ups of Alabama » et utilise d’ailleurs le comédien qui incarnait déjà Didier dans celle-ci, Johan Heldenberg.

Pur mélodrame et véritable tragédie, Alabama Monroe est malgré tout un film débordant d’énergie. L’excellente idée du réalisateur est d’avoir explosé la chronologie de son récit, permettant à son film plutôt que de s’enfoncer progressivement dans un drame qui aurait été difficilement supportable, de passer de la mélancolie à la joie d’une scène à l’autre et rester toujours surprenant. Les respirations musicales données par les scènes de concert, avec des morceaux toujours en connexion avec le récit sont autant de jolis moments de pur plaisir. Quant au couple composé de Johan Heldenberg en ours américanophile et Veerle Baetens, muse aux tatouages, il restera comme l’un des plus beaux couples de cinéma de l’année!

En abordant des thèmes comme le couple, la religion, la musique ou le deuil, Van Groeningen réussit un film terriblement émouvant mais empreint d’une telle énergie qu’il fait partie des films qu’on n’oublie pas! Courez voir et écouter Alabama Monroe!

NOTE: 9/10

 

CRITIQUE DVD: LE VOYAGE DE LUCIA

LE FILM: 8/10

A Buenos aires, deux femmes que tout sépare vivent une histoire d’amour inattendue qui les emmènera jusqu’en Patagonie, loin des hommes et de leurs incertitudes…

Ce deuxième film de l’Italien Stefano Pasetto nous relate la parenthèse (enchantée ?) dans la vie de deux femmes que tout oppose. L’une, Lucia, hôtesse de l’air un peu aigrie mariée avec un docteur, appartient à la bourgeoisie, l’autre, Lea, jeune fille emplie d’une joie de vivre communicative, vit avec un tatoueur. Quand Lucia rencontre Lea, à qui elle donne des leçons de piano, elle arrive à un moment charnière de sa vie où son ménage ne lui apporte aucune joie et où la maladie la frappe. Le film de Pasetto, sans être d’une grande originalité, emporte la mise grâce à ses deux comédiennes au jeu vraiment convaincant et à une photo très travaillée qui flatte la rétine tout au long du film. Autre réussite, « le voyage de Lucia » évite tout pathos et reste empreint d’une douceur vraiment plaisante! Et la copie proposée rend justice à la très belle photo du film!

LES BONUS: 3/10

Outre la bande annonce, une galerie de photos et une filmo du réalisateur  sont les seuls bonus proposés sur ce dvd!

VERDICT: 7/10

Un bien joli film à découvrir!

Disponible en DVD (19,99 euros) chez Memento Films dès le 4 septembre

 

JEU CONCOURS: 5 DVD DE « LA GUERRE EST DECLAREE » A GAGNER (JEU TERMINE)

A l’occasion de la sortie en DVD et Blu-Ray de « la Guerre est déclarée », CINEDINGUE et WILD SIDE VIDEO sont heureux de vous faire gagner 5 DVD du film. CA Y EST! LES 5 GAGNANTS ONT RECU UN MAIL ET AURONT LEUR DVD DANS QUELQUES JOURS! 

CRITIQUE: TOUTES NOS ENVIES

Claire, jeune juge au tribunal de Lyon, traite de nombreuses affaires de surendettement. Un jour, se présente face à elle Céline, la maman de camarades d’école de ses enfants. Alors qu’elle décide d’entamer une croisade contre les sociétés de crédit en sollicitant l’aide d’un juge chevronné, Stéphane, elle apprend qu’elle est condamnée par une tumeur au cerveau.

Pour son nouveau film, Philippe Lioret reprend les recettes qui ont fait la réussite et le succès de son précédent opus « Welcome », des personnages qui font une affaire personnelle d’un combat contre les maux de notre société. Malgré la lourdeur des thèmes traités( le surendettement, la maladie), Lioret réussit l’exploit d’éviter les scènes excessivement lacrymales, aidé par un très beau duo d’acteurs avec une Marie Gillain retrouvée, dans un rôle à César, et un Vincent Lindon comme toujours excellent. C’est au niveau de l’histoire que Lioret nous raconte que le bât blesse; ses personnages sont tous un peu trop beaux pour être vrais. La jeune juge héberge très vite la famille de cette femme surendettée sans que cela  nuise à son couple, la terrible maladie de Claire lui donne la force de gagner son combat contre la Société de consommation, etc… Aucun personnage ne semble avoir une zone d’ombre et cette naïveté affichée nuit vraiment à l’empathie qu’on pourrait ressentir vis-à-vis de ceux-ci. Même si les intentions de Lioret sont fort louables, « Toutes nos envies » ne dégage pas la force de son précédent film et m’a laissé malheureusement de marbre. Dommage…

CRITIQUE: LA GUERRE EST DECLAREE

Quand Romeo et Juliette se rencontrent, ils se plaisent tout de suite. Ils croient d’abord à une blague puis se disent qu’un couple tel que le leur ne peut que souffrir. Et puis ils n’y pensent plus et vivent le bonheur. Ce bonheur, ils vont le concrétiser en donnant naissance au petit Adam et bien qu’il pleure beaucoup, ils se disent après tout que « les bébés, ça pleure ». Mais alors que plusieurs facteurs les alertent, le verdict tombe: Adam a une tumeur au cerveau. Que faire? Se laisser abattre? Non! La guerre est déclarée!

Valérie Donzelli, pour son deuxième film après « la reine des pommes », traite d’un sujet qui lui est cher puisqu’il s’agit de son histoire et celle de Jérémie Elkaïm et de leur fils, l’histoire du combat qu’ils ont mené et remporté contre sa maladie. Ils ont donc décidé de partager cette douloureuse expérience en écrivant tous les deux le scénario et en l’interprétant tout en étant derrière la caméra, pour Valérie.

On pouvait craindre le pire d’un tel sujet, si lourd et si propice à sombrer dans le pathos! Que nenni! Dès le début du film, on comprend que l’issue n’est pas fatale, otant toute idée de suspense malvenu et malsain. Puis l’on suit cette histoire plutôt pleine d’énergie et de vie; certes les plus sensibles (dont je fais partie!) laisseront échapper quelques larmes mais Valérie Donzelli ne cherche jamais, et c’est son plus grand mérite, à nous les arracher. C’est uniquement grâce à son récit et à l’empathie que l’on ressent pour ce couple si attachant que l’émotion affleure. Sur la forme, le film est jubilatoire tant les trouvailles de mise en scène se multiplient et la bande originale, naviguant de Vivaldi à Bach en passant par Delerue, Morricone ou Yuksek, est une succession de petits bijoux! En tout cas même si Romeo et Juliette en sortent « détruits mais plus solides », moi j’en suis sorti heureux!