Cannes 2015: un palmarès très cocorico!

Director Jacques Audiard, center, holds the Palme d’Or award for his film Dheepan, alongside actress Emmanuelle Bercot holding the Best Actress award for the film Mon Roi, left, and actor Vincent Lindon with the Best Actor award for the film The Measure of a Man, during the awards ceremony at the 68th international film festival, Cannes, southern France, Sunday, May 24, 2015. (AP Photo/Lionel Cironneau)/XCAN172/286060530072/1505242040

N’ayant vu aucun des films en compétition lors de ce dernier festival de Cannes, je ne ferai aucun commentaire sur la qualité des films présentés.

Toutefois, on ne peut que se réjouir du sacre de trois Français dont la Palme d’Or pour le dernier film de Jacques Audiard! On est forcément impatient de voir les films pour juger de la pertinence du choix des frères Coen et de leur jury!

Palme d’Or : Dheepan de Jacques Audiard

Grand Prix du Jury : Le fils de Saul de László Nemes

Prix du Jury : The Lobster de Yórgos Lánthimos

Prix de la Mise en Scène : Hou Hsiao-hsien pour The Assassin

Prix d’Interprétation Féminine ex-aequo : Emmanuelle Bercot dans Mon Roi et Rooney Mara dans Carol

Prix d’Interprétation Masculine : Vincent Lindon dans La loi du marché

Prix du Scénario : Chronic de Michel Franco

Caméra d’Or : La Tierra y la Sombra de César Augusto Acevedo

Palme d’Or du Court Métrage : Waves’98 d’Ely Dagher

Critique: Journal d’une femme de chambre

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  • Date de sortie :
    01 avril 2015
  • Réalisé par :
    Benoît Jacquot
  • Avec :
    Léa SeydouxVincent LindonClotilde Mollet
  • Durée :
    1h35min
  • Pays de production :
    Guyane française
  • Année de production :  2015
  • Distributeur :
    Mars Distribution

Début du XXème siècle, en province. Très courtisée pour sa beauté, Célestine est une jeune femme de chambre nouvellement arrivée de Paris au service de la famille Lanlaire. Repoussant les avances de Monsieur, Célestine doit également faire face à la très stricte Madame Lanlaire qui régit la maison d’une main de fer. Elle y fait la rencontre de Joseph, l’énigmatique jardinier de la propriété, pour lequel elle éprouve une véritable fascination.

Après Jean Renoir et Luis Bunuel, Benoît Jacquot adapte à son tour l’oeuvre d’Octave Mirbeau et les doutes que l’on pouvait avoir sur l’intérêt de la démarche se sont très vite dissipés. Si l’action se déroule au début du siècle, le film dénonce finalement des maux très actuels comme l’esclavage domestique, le racisme ou les discriminations, devenant par là même un vrai film politique. Surprenant dans sa structure, le film de Benoît Jacquot est brillamment mis en scène et repose sur la magnifique interprétation de Léa Seydoux, que le cinéaste parvient à érotiser sans jamais la dévêtir. L’un des grands films français de 2015!

4.5