Critique: Aurore

471835.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Réalisation Blandine Lenoir
Scénario Blandine Lenoir
Jean-Luc Gaget
Océane Michel
Acteurs principaux
Sociétés de production Karé Productions
France 3 Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée h 29
Sortie 26 avril 2017

Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?

Si la Comédie à la Française est parfois désespérante de nullité et si peu exigeante, de temps en temps une surprise surgit. C’est le cas avec le premier film de Blandine Lenoir, « Aurore » qui nous parle  de ce que c’est, encore aujourd’hui, d’être une femme passé 50 ans: la ménopause, les difficultés d’emploi, la « grand-maternité »,… Sans jamais donner de leçon, avec de vraies qualités d’écriture, cette comédie s’avère souvent très drôle mais aussi émouvante, notamment grâce à la magnifique interprétation d’Agnès Jaoui, toute en nuances, qui prouve qu’on ne la voit pas encore assez. A ses côtés, aucun second rôle n’est laissé à l’écart et apporte une plus value à ce qui pourrait bien être l’un des films français les plus réjouissants de l’année!

4.5

Publicités

Critique Bluray: Comme un avion

81pq5LE7rsL._SL1500_

Réalisation Bruno Podalydès
Scénario Bruno Podalydès
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 10 juin 2015

LE FILM:

4.5

Michel, la cinquantaine, est infographiste. Passionné par l’aéropostale, il se rêve en Jean Mermoz… En cachette de sa femme, il achète un kayak à monter soi même mais ne se décide pas à le mettre à l’eau. Rachelle le pousse alors à larguer les amarres. Michel part enfin sur une jolie rivière inconnue. Il fait une première escale et découvre une guinguette installée le long de la rive… C’est ainsi qu’il fait la connaissance de la patronne. Michel sympathise avec tout ce petit monde, installe sa tente pour une nuit près de la buvette et, le lendemain, a finalement beaucoup de mal à quitter les lieux…

Trois ans après l’excellent « Adieu Berthe« , Bruno Podalydès revient derrière la caméra mais également devant; il se donne ici le rôle principal, celui d’un quinquagénaire en pleine crise existentielle qui projette de partir à l’aventure en kayak pendant sa semaine de congés! Muni de tous les accessoires nécessaires (ou pas) car il est « très accessoire » et de son manuel de survie des castors junior, il part donc à l’aventure et fait une première halte dans une guinguette peuplée de personnages un peu loufoques! A chaque fois qu’il reprendra la rivière, le destin le ramènera inéluctablement à cet endroit! Le film de Podalydès est à la fois empreint de poésie, d’une bonne dose d’absurde et s’avère non seulement léger comme une bulle de savon mais totalement désopilant. Bruno Podalydès excelle dans ce rôle de Pierrot lunaire et sa petite troupe est au diapason, notamment Agnès Jaoui dans une scène de sexe à pleurer de rire! Un rayon de soleil dans cette année 2015!

TECHNIQUE:

5

Rien à dire!

BONUS:

2.5

Outre quelques scènes coupées, on trouve un montage de photos et de vidéos d’une trentaine de minutes sur le tournage mais aussi un court sujet sur les différents projets de titres (Hilarant!).

VERDICT:

4.5

La comédie de l’année!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez UGC VIDEO

Critique Bluray: Cuisine et Dépendances

71rkQaCT2VL._SL1500_

  • Date de sortie :
     07 avril 1993
  • Réalisé par :
    Philippe Muyl
  • Avec :
    Zabou Breitman, Jean-Pierre Bacri, Agnès Jaoui…
  • Durée :
    1h36min
  • Pays de production :
     français
  • Année de production :  1992
  • Distributeur :
    GAUMONT BUENA VISTA INTERNATIONAL

LE FILM:5.5/10

Le dîner organisé ce soir-là par Jacques et Martine devait être un événement, il sera une succession de petits drames pour finir en coup de théâtre. Le retard de deux heures du principal invité et de sa femme, le haddock trop salé, la misanthropie constante de Georges, l’interminable partie de poker en fin de repas, tout est fait pour survolter les uns et lasser les autres.

Si le matériau d’origine, la pièce de Bacri et Jaoui, est assez séduisant, avec ce règlement de comptes entre amis à base de jalousie et d’hypocrisie, l’adaptation cinématographique en elle-même n’est pas des plus digestes. A vouloir éviter de tomber dans le théâtre filmé, Muyl nous promène dans les couloirs ou à l’extérieur de l’appartement, ne faisant que briser le rythme de ce qui était pourtant une belle mécanique. Restent quand même les dialogues incisifs du duo Jabac et le plaisir de retrouver certains comédiens comme Sam Karmann ou Jean-Pierre Darroussin.

TECHNIQUE: 8/10

Une copie bien définie même si un grain assez important persiste.

BONUS: 8/10

On trouve ici la bande-annonce, une présentation du film par Philippe Muyl, une interview du chef opérateur et « L’oiseau rare », un documentaire exclusif avec la participation d’Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Sam Karmann, Jean-Pierre Darroussin et Stephan Meldegg.

VERDICT: 5.5/10

Une adaptation pas très réussie mais la patte de Bacri/Jaoui est bien là!

Disponible en Bluray (9.99 euros) chez Gaumont dès le 4 juin

CRITIQUE BLU-RAY: AU BOUT DU CONTE

1507-1LE FILM: 6.5/10

Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes, et au destin ; une femme qui rêvait d’être comédienne et désespérait d’y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui. Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu. Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu’au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et que, à son corps défendant, il se mit à y croire.

Quatre ans après le très moyen Parlez-moi de la Pluie, Agnès Jaoui réalise son quatrième film dont elle partage l’écriture avec son partenaire de toujours Jean-Pierre Bacri. Pour la première fois, le duo laisse tomber le cynisme et la causticité qui caractérisaient leurs précédentes collaborations pour adopter un ton mélancolique sous une forme un peu fantaisiste qui n’est pas sans rappeler le cinéma de Woody Allen.

Malheureusement, le scénario semble ici un peu fourre-tout multipliant les thèmes comme l’amour, l’amitié, la filiation, la voyance, etc… tout ça avec une multitude de personnages. Bonne idée du film: les multiples références aux contes avec ces histoires de princesses et de princes charmants, de marâtre rajeunissant à coup de botox, de grand méchant loup incarné par Biolay dont le personnage s’appelle Wolf, de chaussure perdue ou encore de princesse endormie réveillée à coup de baffe dans la tronche!

C’est donc un nouvel opus des Jabac assez plaisant certes mais qui manque sérieusement de mordant et de liant. Grosse consolation: un Bacri dont le traditionnel personnage de bougon égoïste parvient à nous émouvoir dans l’une des dernières scènes.

TECHNIQUE: 8/10

Une copie sans défaut même si l’apport HD reste assez discret.

BONUS: 7/10

Outre la bande-annonce et des filmographies, on trouve quelques scènes coupées et une séance de questions-réponses du duo avec le public de l’UGC de Bordeaux.

VERDICT: 6.5/10

Un Jabac plaisant sans être inoubliable…

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray FNAC (19,99 euros) dès le 6 juillet chez Memento Films

 


 

CRITIQUE: AU BOUT DU CONTE

Au-Bout-du-Conte_reference
Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes, et au destin ; une femme qui rêvait d’être comédienne et désespérait d’y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui.
Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu.
Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu’au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et que, à son corps défendant, il se mit à y croire.

Quatre ans après le très moyen Parlez-moi de la Pluie, Agnès Jaoui réalise son quatrième film dont elle partage l’écriture avec son partenaire de toujours Jean-Pierre Bacri. Pour la première fois, le duo laisse tomber le cynisme et la causticité qui caractérisaient leurs précédentes collaborations pour adopter un ton mélancolique sous une forme un peu fantaisiste qui n’est pas sans rappeler le cinéma de Woody Allen.

Malheureusement, le scénario semble ici un peu fourre-tout multipliant les thèmes comme l’amour, l’amitié, la filiation, la voyance, etc… tout ça avec une multitude de personnages. Bonne idée du film: les multiples références aux contes avec ces histoires de princesses et de princes charmants, de marâtre rajeunissant à coup de botox, de grand méchant loup incarné par Biolay dont le personnage s’appelle Wolf, de chaussure perdue ou encore de princesse endormie réveillée à coup de baffe dans la tronche!

C’est donc un nouvel opus des Jabac assez plaisant certes mais qui manque sérieusement de mordant et de liant. Grosse consolation: un Bacri dont le traditionnel personnage de bougon égoïste parvient à nous émouvoir dans l’une des dernières scènes.

Note: 6/10

 


CRITIQUE: DU VENT DANS MES MOLLETS

Prise en sandwich entre des parents qui la gavent d’amour et de boulettes, Rachel, 9 ans, compte les minutes qui la séparent de la liberté. Jusqu’au jour où son chemin croise celui de l’intrépide Valérie.

Du vent dans les mollets lorsque l’on fait du vélo, c’est l’un de ces souvenirs d’enfance que l’on n’oublie jamais. C’est également le mode de séduction employé par Carine Tardieu pour plaire à ses spectateurs comme auparavant « Amélie Poulain » ou encore « le Skylab »! Que ce soit à coup de tubes de Kate Bush, de générique de Dallas ou encore à la vision d’objets cultes façon la Dictée Magique! Retrouver tous ces souvenirs est donc un régal pour le public qui a grandi dans les 80’s. Mais outre cet aspect très ludique, le film est surtout une chronique drôle et tendre sur l’enfance, la famille et le couple.

Et même si « Du Vent dans mes Mollets » n’a pas l’étoffe d’un très grand film, il séduit non seulement par sa faculté à replonger le spectateur dans une douce nostalgie mais bien sûr par son très bon casting que ce soit au niveau des parents (Agnès Jaoui et Denis Podalydès excellents) que des enfants (lumineuses Juliette Gombert et Anna Lemarchand). D’autre part, le film serrera le coeur des plus sensibles d’entre nous (non, pas moi bien sûr! hummm…)

LA NOTE: 7/10