Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016: Jour 4

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Réveil branché pour ce quatrième jour pour être à l’heure au rdv de 8h30 pour ceux qui veulent prendre leur petit déjeuner à l’Aiguille Rouge, à 3200 m d’altitude, juste en face du Mont Blanc.

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L’occasion de discuter avec Catherine Corsini de son prochain long métrage au tournage imminent, « Un amour impossible » avec Virginie Efira, adaptation du roman de Christine Angot. Puis découverte de ce panorama tout simplement hallucinant tout en sirotant un chocolat chaud accompagné de viennoiseries. Oui, le Festival c’est pas de tout repos!

Une fois redescendu, je tente d’attraper la navette pour regagner la salle de projection pour « Layla M. ». Manque de pot, elle vient de passer, mon dernier espoir repose donc sur l’autostop! Mission accomplie, je peux assister à la projection de l’un des meilleurs films de la compétition. Après cette projection, un petit sandwich et place à un autre film, « Glory », le film bulgare! Chef d’oeuvre! La journée aura été plus réjouissante niveau cinoche que la veille.

Une fois rentré, quelques heures d’écriture puis direction la piscine extérieure et le jacuzzi, de nuit! Rafraichissant!

Mon coloc étant fiévreux, je lui prépare un grog, le met au lit et ingurgite en solo une tartiflette d’anthologie avant de rentrer pour la première soirée au calme!

Bonne nuit les petits!

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Critique: Glory ( Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016)

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2016 – Bulgarie De Kristina GROZEVA, Petar VALCHANOV Avec : Stefan DENOLYUBOV, Margita GOSHEVA, Milko LAZAROV, Kitodar TODOROV

Lorsqu’un cheminot nommé Tsanko Petrov trouve des millions de lev sur la voie ferrée, il décide de remettre la totalité de la somme à la police. L’État reconnaissant lui offre une nouvelle montre-bracelet en récompense… qui s’arrête bientôt. Pendant ce temps, Julia Staikova, la directrice des relations publiques du ministère des transports, égare sa vieille montre. Ici commence la bataille désespérée dans laquelle se lance Petrov pour récupérer non seulement sa vieille montre, mais aussi sa dignité.

Sous une apparence un peu fauchée et peu inspirée des premières images où l’on voit un cheminot travailler sur les voies, filmé caméra à l’épaule, avec une lisibilité des plus limitées, le film se révèle être, petit à petit et jusqu’au bout, finalement un grand film! Tout repose sur un scénario apparemment basique et un thème qui irradie beaucoup de films d’Europe de l’Est: un Etat gangrené par la corruption. Le cheminot, bègue et naïf, découvre un pactole sur les rails et décide de le restituer quasi-intégralement, ne prélevant qu’une somme ridicule pour boucler sa fin de mois. Elevé au rang de héros national par le service de presse du Ministère des Transports dans le but de faire oublier les affaires de corruption, il va s’avérer être le grain de sable dans l’engrenage à cause d’une stupide affaire de montre. Ce scénario, véritable mécanique de précision, nous offre un personnage de cinéma inoubliable, cet homme du peuple naïf mais d’une bonté folle, un John Doe bulgare, porté par un acteur époustouflant, Stefan Denolyubov. La mise en scène est à saluer également tant elle regorge d’idées brillantes, comme cette mouche omniprésente au domicile de Petrov, que l’on entend voler en même temps que la musique d’attente téléphonique du Ministère, manière astucieuse d’illustrer l’opposition entre les deux mondes. Tous les seconds rôles sont également d’une richesse folle, en particulier la directrice des relations publiques du Ministère, Julia, enfermée dans son monde, que seul un choc pourrait faire réagir. Un chef d’oeuvre!

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