Critique: Arrythmia (Festival de Cinéma Européen des Arcs)

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Boris KHLEBNIKOV

Russie, Finlande, Allemagne

2017 / 116’ / VO : Russe

Un médecin urgentiste, Oleg, la trentaine, prend à cœur son métier, un peu trop peut-être. Au travail, il s’oppose à sa hiérarchie qui veut appliquer de nouvelles règles absurdes au détriment des patients. Katya, sa femme qui est infirmière à l’hôpital lui reproche parfois son implication, mais aussi son penchant pour l’alcool. Un jour, lors d’une fête de famille, elle lui annonce par texto qu’elle veut divorcer. Parviendra-t-il à sauver son couple ?

Présenté en compétition lors du dernier Festival de Cinéma Européen des Arcs, « Arrythmia » représentait fièrement les couleurs de la Russie, prouvant une fois de plus la belle vitalité de ce Cinéma. Boris Khlebnikov parvient à mêler l’histoire d’un couple, Oleg, ambulancier à la descente facile et Katya, infirmière qui tente de sauver son couple et sortir son mari de ses penchants alcooliques, mais aussi la chronique sociale. Khlebnikov dénonce habilement les dérives du productivisme jusque dans le système de santé, imposant aux ambulanciers de ne pas mettre plus de vingt minutes par intervention! Drôle, choc et émouvant, « Arrythmia » met en scène deux personnages passionnants et remarquablement écrits et s’impose forcément comme l’un des films majeurs de cette sélection!

 

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Festival du Cinéma Européen des Arcs 2017: le Palmarès

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La dernière édition du festival de Cinéma Européen des Arcs et les différents jurys ont rendu leur verdict!

– La Flèche de Cristal, en partenariat avec France Télévisions, qui offre une
campagne de promotion d’une valeur de 20 000 euros, a été remise au long-métrage
Lean on Pete de Andrew Haigh distribué par Ad Vitam. Sortie le 4 avril 2018.
– Le Grand Prix du Jury a été attribué à Nico, 1988 de Susanna Nicchiarelli, sortie
fin mars 2018, distribué par Kinovista.
– Le Prix d’interprétation féminine a été attribué à Maria-Victoria Dragus dans
Mademoiselle Paradis de Barbara Albert.
– Le prix d’interprétation masculine a récompensé le comédien Andrew Plummer
dans Lean on Pete de Andrew Haigh.
– Le prix de la meilleure musique originale, doté de 1 000 euros par la SACEM, a
été attribué à James Edward Baker pour Lean on Pete de Andrew Haigh.
– Le prix de la meilleure photographie a été décerné à Magnus Nordenhof Jonck
pour Lean on Pete de Andrew Haigh

De son côté, le public a choisi de récompenser « La mauvaise réputation » de Iram Haq et le jury presse a choisi l’excellent film russe « Arythmie » de Boris Khlebnikov.

Vivement l’année prochaine!

 

Critique: Nico 1988 ( Festival de Cinéma Européen des Arcs)

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Susanna NICCHIARELLI

Italie, Belgique

2017 / 93’ / première française / VO : Anglais

Entre Paris, Prague, Nuremberg, Manchester, la campagne polonaise et le littoral romain, Nico, 1988 est un road movie dédié aux dernières années de Christa Päffgen, plus connue sous le nom de scène de « Nico ». Muse de Warhol, chanteuse du Velvet Underground et femme à la beauté légendaire, Nico a connu une seconde carrière, en tant qu’artiste solo. Nico, 1988 retrace l’histoire de sa dernière tournée avec le groupe qui l’accompagna à travers l’Europe dans les années 80. C’est l’histoire de la renaissance d’une artiste, d’une mère, de la femme derrière l’icône.

Troisième film de la réalisatrice italienne Susanna Nicchiarelli, « Nico 1988 » évoque les trois dernières années de la vie de Christa Päffgen, plus connue sous le nom de Nico, chanteuse qui vit ses plus grandes heures de gloire dans sa collaboration avec le Velvet Underground. Construit sur un flashback alors que la chanteuse est interviewée dans le cadre d’une émission de radio, le film survole donc les années 86 à 88 de la chanteuse. Le film relate évidemment les problèmes de drogue de la chanteuse ainsi que les retrouvailles avec son fils dont la garde lui avait été enlevée, sans toutefois évoquer l’identité du père biologique d’Ari, Alain Delon. L’interprète principale Trine Dyrholm offre une prestation époustouflante, totalement habitée, prêtant même sa voix aux parties chantées. Sur la forme, quelques passages de toute beauté en terme de mise en scène et de photo font oublier l’aspect un peu sage d’un projet qui aurait mérité d’être plus rock n’roll!

4

Critique: The Charmer (Festival de Cinéma Européen des Arcs)

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Milad ALAMI

Danemark

2017 / 100’ / première française / VO : Danois
Premier film

Esmail est un réfugié iranien qui s’est vu refuser son permis de résidence au Danemark. Essayant à tout prix de rester dans le pays, Esmail séduit des femmes danoises afin de se marier avec l’une d’entre elles. Mais lorsqu’il rencontre Sara, une jeune femme iranienne, tout change. Elle le présente à la communauté perse de Copenhague et tombe malgré elle amoureuse de lui. Mais le temps presse pour Esmail. Sur le point de trouver l’amour, il est traqué par un homme mystérieux qui souffre d’une grande perte.

Premier film de la compétition de ce Festival du Cinéma Européen des Arcs, The Charmer, film danois, évoque le problème des réfugiés à travers l’histoire d’un jeune Iranien, Esmail, dont le seul espoir de rester au Danemark réside dans le mariage. Ce dernier multiplie alors les tentatives pour séduire des femmes de tous âges pour arriver à ses fins. Remarquablement maîtrisé pour un premier long, « The Charmer » doit sa réussite à la tension que le réalisateur parvient à instaurer et maintenir jusqu’au bout, alors que le spectateur découvre petit à petit le passé d’Esmail. Le comédien Ardalan Esmaili séduit par l’intensité de son jeu et de son regard, tantôt inquiétant et trouble, tantôt juvénile. Un très bon début pour cette compétition.

4.5

http://cineuropa.org/vd.aspx?t=videoembed&l=fr&rdID=336128&did=337413&fmt=

Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016: le Palmarès

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Ca y est! Les différents jurys ont rendu leur verdict, dont ressortent deux films, « Glory », sans conteste le meilleur film de la compétition et » Layla M », le film de Mijke de Jong sur la radicalisation d’une jeune Hollandaise.

Voici le palmarès complet:

La Flèche de Cristal, en partenariat avec Hiventy, a été remise au long-métrage de Kristina Groseva et Petar Valchanov, Glory, distribué par Urban Distribution !

Le Grand Prix du Jury a été attribué à Home de Fien Troch

Une mention a été remise à The Fixer d’Adrian Sitaru !

Le Prix d’interprétation féminine a été attribué à Nora El Koussour dans Layla M de Mijke de Jong !

Le prix d’interprétation masculine a récompensé le comédien Tudor Istodor dans The Fixer d’Adrian Sitaru, qui sortira le 1er mars 2017, distribué par Damned Distribution. !

Le prix de la meilleure musique originale, doté par la SACEM, a été attribué à Nicola Piovani pour L’Indomptée de Caroline Deruas, qui sortira le 1er février 2017 distribué par Les Films du Losange. !

Le prix de la meilleure photographie a été décerné à Gösta Reiland pour Pyromaniac d’Erik Skojblærg

Le prix du Public, remis en partenariat avec France 4, a récompensé Layla M de Mijke de Jong.

Le prix de la Presse, décerné par un jury de 4 journalistes des rédactions de Transfuge, Elle, La Repubblica et Le Journal des Femmes a été remis au film Glory de Kristina Groseva et Petar Valchanov Avec mention pour les deux comédiennes Funda Eryigit, Ecem Uzun et Yesim Ustaoglu la réalisatrice de Clair Obscur.

Le Prix 20Minutes d’Audace remis par un jury de six journalistes du quotidien « 20 Minutes » a été remis à Zoology, d’Ivan Ivanovitch Tverdovskiy, distribué par Arizona Distribution.

Le prix Cineuropa, attribué à un film produit ou co-produit par un pays participant au programme MEDIA ou membre du programme Eurimages, a été remis au film Lady Macbeth (The young lady) qui sortira le 12 avril 2017, distribué par KMBO.

Le prix du Meilleur court-métrage, doté par Transfuge et décerné par un jury composé du réalisateur Antonin Peretjatko, de la comédienne Alice de Lencquesaing, de la réalisatrice Audrey Estrougo, du chroniqueur François Theurel, alias Le Fossoyeur de film, de la comédienne et réalisatrice Lola Bessis et de Grégory Audermatte, programmateur pour Arte, a été attribué à Rhapsody de Constance Meyer.

Une mention a été décernée à Ambulance de Sebastian Torngren-Wartin.

Les lycéens de Bourg Saint Maurice, Albertville et Chambéry ont remis le prix du Jury Jeune au film L’Indomptée de Caroline Deruas et une mention spéciale à Zoology d’Ivan Ivanovitch Tverdovskiy.

Le palmarès est donc assez juste même si l’on peut discuter du choix de la photographie pour Pyromane au détriment de celle très belle de « The Young Lady ».

 

Critique: Home (Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016)

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2016 – Belgique De Fien TROCH Avec : Sebastian VAN DUN, Mistral GUIDOTTI, Loïc BATOG, Lena SUIJKERBUIJK, Karlijn SILEGHEM

Home suit la confrontation entre deux générations. Des adolescents qui explorent la frontière ténue entre confiance, amitié et loyauté, des adultes qui semblent aliénés par leur propre jeunesse passée. La confrontation sera plus brutale que prévu.

Choquer, tel semble être l’objectif premier de ce film volontairement réaliste (caméra à l’épaule) et cru. La réalisatrice s’intéresse à un groupe de lycéens chahutés par la vie. Kevin sort de prison après avoir tabassé un homme et doit vivre chez sa tante, sa famille ne souhaitant pas encore le réintégrer. John, son meilleur ami, lui, vit avec sa mère dans une relation destructrice. La réalisatrice multiplie les scènes volontairement choquantes pour nous amener, on s’en doute vers plus de noirceur. Difficilement supportable, le film s’étire en outre en longueur. Le jeune casting est toutefois à saluer!

2.5

 

Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016: Jour 4

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Réveil branché pour ce quatrième jour pour être à l’heure au rdv de 8h30 pour ceux qui veulent prendre leur petit déjeuner à l’Aiguille Rouge, à 3200 m d’altitude, juste en face du Mont Blanc.

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L’occasion de discuter avec Catherine Corsini de son prochain long métrage au tournage imminent, « Un amour impossible » avec Virginie Efira, adaptation du roman de Christine Angot. Puis découverte de ce panorama tout simplement hallucinant tout en sirotant un chocolat chaud accompagné de viennoiseries. Oui, le Festival c’est pas de tout repos!

Une fois redescendu, je tente d’attraper la navette pour regagner la salle de projection pour « Layla M. ». Manque de pot, elle vient de passer, mon dernier espoir repose donc sur l’autostop! Mission accomplie, je peux assister à la projection de l’un des meilleurs films de la compétition. Après cette projection, un petit sandwich et place à un autre film, « Glory », le film bulgare! Chef d’oeuvre! La journée aura été plus réjouissante niveau cinoche que la veille.

Une fois rentré, quelques heures d’écriture puis direction la piscine extérieure et le jacuzzi, de nuit! Rafraichissant!

Mon coloc étant fiévreux, je lui prépare un grog, le met au lit et ingurgite en solo une tartiflette d’anthologie avant de rentrer pour la première soirée au calme!

Bonne nuit les petits!