Critique: L’Homme Fidèle (les Arcs Film Festival)

1917134.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Réalisation Louis Garrel
Scénario Jean-Claude Carrière
Louis Garrel
Acteurs principaux
Sociétés de production Why Not Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre fiction, comédie, romance
Durée 75 minutes
Sortie 26 décembre 2018

Abel et Marianne sont séparés depuis 10 ans.
Alors qu’ils se retrouvent, Abel décide de reconquérir Marianne.
Mais les choses ont changé : Marianne a un fils, Joseph, et sa tante, la jeune Ève, a grandi.
Et ils ont des secrets à révéler….

Abel et Marianne sont en couple. Ils sont tous les deux dans leur appartement lorsqu’elle lui annonce qu’elle est enceinte. Abel est heureux mais le bonheur est de courte durée car Marianne précise que ce n’est pas lui le père, puis elle enchaîne en lui apprenant qu’elle a décidé d’épouser cet homme. La chute est brutale d’autant que le mariage est prévu dans quelques jours. Cette première scène, surréaliste et très drôle, est à l’image de ce second long métrage de Garrel, trois ans après le prometteur « les Deux Amis ». Le personnage incarné par Louis Garrel sera l’objet de deux femmes incarnées par Laetitia Casta dans l’un de ses meilleurs rôles et Lily Rose Depp qui lève ici les réserves que l’on pouvait avoir à son sujet dans « la Danseuse ». Le trio d’acteurs semble beaucoup s’amuser dans ce marivaudage fortement empreint de Nouvelle Vague (microcosme bourgeois parisien, nombreuses voix off) et le spectateur avec eux. Un très bon moment!

3.5

Publicités

Urban Films Festival 2018: le compte rendu

400x400-noTransform_afficheuff2018_final.png

Pour ce premier article en tant qu’invitée du blog Cinedingue, j’ai décidé de vous parler de l’Urban Films Festival.
Avant cela, je tiens à remercier Cyrille de me laisser la parole sur sa rubrique Idées courtes.
En tant que réalisatrice engagée pour la promotion des courts-métrages, je souhaite partager avec vous mes coups de coeur, et vous proposer de (re)découvrir ce format souvent peu valorisé.
L’Urban film festival, dont la 13ème édition s’est déroulée du 9 au 14 octobre dernier, est le 1er festival international de courts-métrages à Paris. Ses organisateurs le décrivent ainsi : « Initié par RStyle et soutenu par la Mission Cinéma, l’Urban Films Festival est le premier festival du film consacré à la ville, aux pratiques et aux modes de vie qui en émanent. »
Plus de 500 courts-métrages ont été présentés au jury pour cette édition parrainée par Jamel Debbouze. 37 ont été sélectionnés parmi lesquels de nombreux documentaires, format que j’ai eu plaisir à redécouvrir.
Mais concentrons-nous sur les courts-métrages qui ont été primés :
La HCHOUMA d’Achraf Arjaoui, une fiction de 8 minutes qui nous raconte une tranche de vie de Kamel, jeune rappeur qui distribue le journal à la sortie du métro, et qui croise son ex. Le hic : il lui avait fait croire qu’il travaillait dans un label de musique… Aléa amoureux ordinaire auquel chacun peut être confronté, et dans lequel on se laisse embarquer, notamment grâce à une narration sans temps mort. Ce court remporte le prix Grand public ainsi que le Grand prix du festival.
 MALGRE EUX de Djigui Diarra met le doigt sur les bavures policières auxquelles sont confrontés les jeunes. Ce court-métrage aborde un sujet poignant en faisant un pied de nez aux spectateurs… Le scénario est très bien pensé. Seul petit regret, l’image et la réalisation laissent un peu sur sa faim et le spectateur peut être frustré de ne pas plus ressentir les sentiments que l’on pourrait éprouver face à ces situations. Un Grand prix papa films mérité !
SACRILEGE de Christophe M. Saber nous plonge dans les péripéties de Saoud qui est accusé d’avoir volé l’argent d’une mosquée et qui essaye de se défendre comme il peut. Ce court peut rappeler le film marquant Le Prophète. On ne comprend pas forcément où l’on veut emmener le spectateur, mais la qualité des images est très bonne et le court a reçu le prix de L’urban films Festival.
I SHOT HER nous invite à parcourir une ville à travers les yeux d’un photographe chargé de prendre en photo la femme d’un mafieux. Une bonne réalisation et un très joli regard en noir et blanc sur un quartier urbain. Peu d’action, mais une très belle voix narrative aux tons graves sur une musique jazz qui rythme bien le film. I SHOT HER a reçu le prix Extra-court, crée par l’Agence du court métrage.
En dehors des courts primés, je tenais à vous parler de mon coup de coeur : JE MANGE FROID. Dans ce court, on suit les péripéties d’un groupe de 3 rappeurs dont les répétitions la veille d’un important concert sont perturbées par la garde surprise de la nièce de l’un d’entre eux… Il n’a pas été primé, sûrement en raison de quelques temps morts sans dialogue qui peuvent en décevoir certains, mais il scénarise très bien la réalité de 3 jeunes qui veulent à tout prix réaliser leur rêve. Complicité, simplicité, tendresse et humour se dégagent de ce trio émouvant auquel se joint cette petite fille qui vient casser la dureté apparente des rappeurs.
Pour résumer, un festival avec une programmation aux scénarios très riches, dont le thème urbain est bien illustré et qui met en lumière la vision internationale de Paris sur le cinéma.
La richesse des courts repose en grande partie sur leur dimension « essai ». Ainsi, même quand ils ne sont pas aboutis, ils restent très riches et intéressants en terme de création pure et dure. Non limité par un cadre donné, le réalisateur peut laisser libre court à sa créativité.
Tous les courts-métrages cités pourront être visionnés au Forum des images début 2019.
Farah Parfait

Critique: Arrythmia (Festival de Cinéma Européen des Arcs)

Arrhytmia.jpg

Boris KHLEBNIKOV

Russie, Finlande, Allemagne

2017 / 116’ / VO : Russe

Un médecin urgentiste, Oleg, la trentaine, prend à cœur son métier, un peu trop peut-être. Au travail, il s’oppose à sa hiérarchie qui veut appliquer de nouvelles règles absurdes au détriment des patients. Katya, sa femme qui est infirmière à l’hôpital lui reproche parfois son implication, mais aussi son penchant pour l’alcool. Un jour, lors d’une fête de famille, elle lui annonce par texto qu’elle veut divorcer. Parviendra-t-il à sauver son couple ?

Présenté en compétition lors du dernier Festival de Cinéma Européen des Arcs, « Arrythmia » représentait fièrement les couleurs de la Russie, prouvant une fois de plus la belle vitalité de ce Cinéma. Boris Khlebnikov parvient à mêler l’histoire d’un couple, Oleg, ambulancier à la descente facile et Katya, infirmière qui tente de sauver son couple et sortir son mari de ses penchants alcooliques, mais aussi la chronique sociale. Khlebnikov dénonce habilement les dérives du productivisme jusque dans le système de santé, imposant aux ambulanciers de ne pas mettre plus de vingt minutes par intervention! Drôle, choc et émouvant, « Arrythmia » met en scène deux personnages passionnants et remarquablement écrits et s’impose forcément comme l’un des films majeurs de cette sélection!

 

Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016: Jour 4

219376

Réveil branché pour ce quatrième jour pour être à l’heure au rdv de 8h30 pour ceux qui veulent prendre leur petit déjeuner à l’Aiguille Rouge, à 3200 m d’altitude, juste en face du Mont Blanc.

IMG_0278.JPG

IMG_0281.JPG

L’occasion de discuter avec Catherine Corsini de son prochain long métrage au tournage imminent, « Un amour impossible » avec Virginie Efira, adaptation du roman de Christine Angot. Puis découverte de ce panorama tout simplement hallucinant tout en sirotant un chocolat chaud accompagné de viennoiseries. Oui, le Festival c’est pas de tout repos!

Une fois redescendu, je tente d’attraper la navette pour regagner la salle de projection pour « Layla M. ». Manque de pot, elle vient de passer, mon dernier espoir repose donc sur l’autostop! Mission accomplie, je peux assister à la projection de l’un des meilleurs films de la compétition. Après cette projection, un petit sandwich et place à un autre film, « Glory », le film bulgare! Chef d’oeuvre! La journée aura été plus réjouissante niveau cinoche que la veille.

Une fois rentré, quelques heures d’écriture puis direction la piscine extérieure et le jacuzzi, de nuit! Rafraichissant!

Mon coloc étant fiévreux, je lui prépare un grog, le met au lit et ingurgite en solo une tartiflette d’anthologie avant de rentrer pour la première soirée au calme!

Bonne nuit les petits!

Festival de Cinéma Européen des Arcs: Jour 3

219376

Journée chargée en terme de projections avec trois films au programme. Dès 11h, c’est le film roumain « The Fixer » d’Adrian Sitaru sur l’esclavage sexuel, plutôt réussi! Après une petite pause déjeuner, Jaguar m’invitait à tester le dernier modèle de SUV, le F-Pace! Durant une demi-heure j’ai pu piloter une voiture à 80000 euros, mélange de puissance et de confort, waouh!

Quelques heures d’écriture puis retour à la compétition avec le film russe « Zoology » de Ivan Tverdovskiy, sur une femme qui voit une queue lui pousser! Un peu vain et longuet!

30 minutes de pause puis le dernier film de la journée, un film norvégien de Erik Skjoldbjaerg, « Pyromaniac », qui n’enflammera pas le festival!

La soirée sera studieuse…

 

Festival de Cinéma Européen des Arcs: Jour 2

219376

Les chose sérieuses commencent vraiment aujourd’hui! Après un bon petit déjeuner, une petite matinée de ski s’impose!

IMG_0264 (1).JPG

IMG_0263.JPG

La neige est parfaite, le temps ensoleillé et les pistes presque rien que pour nous! Le bonheur! Après un petit repas, une course inter-blogueurs était organisée! Nous voilà donc équipés pour ce qui s’avèrera une course beaucoup plus dangereuse que je ne le pensais! Neige glacée, virages en épingle et malgré tout, me voici sur le podium à la deuxième place, juste devant Maxime Musqua!

czacqlgxuaefp_r

czazbohwgaeuqz1

Pas le temps de rentrer se changer, places aux films! Première séance, « Miséricorde », un film suisse tourné au Canada, décevante traque d’un chauffard en fuite. Heureusement, à peine le temps de grignoter quelque chose et le deuxième film s’enchaîne très vite, « l’Indomptée », premier film français avec Clothilde Hesme, extrêmement prometteur!

Impossible alors de participer au fameux quizz ciné surchauffé et surpeuplé, direction O’Chaud pour boire un verre et bouger son corps sur de la bonne musique!

Au lit!

Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016: Jour 1

219376.jpg

Comme il y a deux ans, me revoilà de retour aux Arcs pour la 8ème édition de l’excellent Festival de Cinéma Européen.

Samedi, après toute une journée d’avion, puis de train et de voiture pour finir, me voici arrivé aux Arcs 1950, malheureusement un peu en retard pour assister à la Cérémonie d’ouverture et à la projection du premier film de Grand Corps Malade, « Patients ».

IMG_0256.JPG

Le temps d’investir mon petit appartement et vider ma valise pour retrouver mon colocataire Dominique de « www.silence-action.com » et nous allons nous restaurer avant la soirée d’ouverture.

Direction « chez Luigi » pour une petite performance de Grand Corps Malade accompagné de la sublime voix d’Anna Kova, découverte que je vous conseille de faire au plus vite!

Juste après, c’est un concert de « la Femme », qui mit carrément le feu à la petite salle surchauffée (dans tous les sens du terme)!!!

Direction le lit pour récupérer un peu avant le « vrai » Festival qui commence le dimanche!