CRITIQUE: LE CONGRES

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Robin Wright (que joue Robin Wright), se voit proposer par la Miramount d’être scannée. Son alias pourra ainsi être librement exploité dans tous les films que la major compagnie hollywoodienne décidera de tourner, même les plus commerciaux, ceux qu’elle avait jusque-là refusés. Pendant 20 ans, elle doit disparaître et reviendra comme invitée d’honneur du Congrès Miramount-Nagasaki dans un monde transformé et aux apparences fantastiques…

Cinq ans après le formidable « Valse avec Bachir« , Ari Folman revient avec un projet aussi ambitieux que surprenant. Mêlant prises de vues réelles et animation (dans des parties biens distinctes, non à la manière de Roger Rabbit!), il nous offre une fable d’une grande richesse sur le métier d’acteur, le jeunisme qui touche nos sociétés et en particulier le star system mais aussi sur les dérives technologiques qui guettent le cinéma avec la 3D ou la motion capture. Robin Wright interprète son propre rôle, celui d’une actrice ayant connu la gloire et enchaînant depuis les mauvais choix qui a l’occasion, contre un gros chèque, de voir sa carrière relancée par son avatar. Si sa trajectoire est un peu similaire, elle est en train, heureusement, de prendre une nouvelle pente ascendante avec la série House of Cards, Perfect Mothers et bien sûr ce film. A ses côtés, on retrouve également Harvey Keitel et Paul Giamatti. Si les scènes live sont très réussies, les séquences animées offrent un univers hybride époustouflant, entre le cartoon et le manga, regorgeant de personnages célèbres de Mohamed Ali à Picasso!

Au-delà de toutes ces thématiques, le Congrès est avant tout la quête d’une mère à la recherche de son fils et c’est poignant! Assurément un grand film!

NOTE: 9/10

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CRITIQUE DVD: LES MARCHES DU POUVOIR

LE FILM:

Stephen Meyers est le jeune mais déjà très expérimenté conseiller de campagne du gouverneur Morris, qui se prépare pour les élections à la présidence américaine. Idéaliste et décidé à faire honnêtement tout ce qu’il peut pour faire gagner celui qu’il considère sincèrement comme le meilleur candidat, Stephen s’engage totalement. Pourtant, face aux manipulations et aux coups tordus qui se multiplient vite, Stephen va devoir faire évoluer sa façon de travailler et de voir les choses. Entre tentations et désillusions, les arcanes du pouvoir le transforment…

Même si cette quatrième réalisation de George « What else » Clooney a des airs de déjà-vu (on pense notamment au « primary colors » de Mike Nichols), « les Marches du pouvoir » (ridicule traduction de the Ides of March) se regarde avec très grand plaisir. En effet, la mise en scène de Clooney certes empreinte d’un certain classicisme est avant tout toujours juste et sert à merveille l’excellent scénario et ses dialogues brillants. Pour incarner ses personnages, Clooney réunit un casting parfait: lui, tout d’abord, est l’acteur idéal avec sa gueule à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confession et le jeune loup aux dents longues Ryan Goslin. Mais aussi et surtout tous les seconds rôles: Philip Seymour Hoffman, Paul Giamatti, Evan Rachel Wood et Marisa Tomei (si rare et pourtant si douée!)! Pour finir, il faut noter la très belle partition de notre Alexandre Desplats national ! Quand on connaît l’implication politique de Clooney côté démocrate, il est amusant de voir que son parti n’est pas mieux que les autres dans son film! Et Clooney nous montre finalement que les hommes politiques ne sont que des marionnettes aux mains de leurs consultants tout puissants!

Une vraie réussite donc bien mise en valeur par un DVD de très belle facture ( le Blu-ray, ça doit être quelque chose!)

LES BONUS:

Outre les bandes-annonces d’usage, on trouve le commentaire audio de Clooney de Grant Heslov, le coscénariste et 4 modules: les origines (très intéressant), croire en George Clooney ( où l’on y apprend le goût de Clooney pour les blagues douteuses!), le casting ( un peu promo!) et un dernier sur le rôle d’un consultant politique.

VERDICT:

Un excellent film politique dans un DVD très recommandable!

Disponible dès le 1er mars en DVD et Blu-ray chez Metropolitan Films

CRITIQUE: LA JEUNE FILLE DE L’EAU (2006)

Affiche américaine. Warner Bros. France

Après avoir beaucoup aimé les précédents films de Shyamalan (avec une mention spéciale à « 6ème sens » et à « Signes »), j’avais manqué les deux derniers, « la jeune fille de l’eau » et « phénomènes ». Ces derniers jours, j’ai donc rattrapé mon retard et je vais donc vous donner mon opinion.

Concernant « la jeune fille de l’eau », je n’ai pas grand chose à en dire tant il a éveillé peu d’intérêt chez moi. Le gardien d’une résidence, incarné par Paul Giamatti (qu’on a déjà vu notamment dans le pas mal « Sideways »), découvre que vit dans la piscine une « narf », créature surnaturelle qu’il recueille chez lui. Elle est poursuivie par des espèces de chiens au pelage de gazon et il va s’apercevoir qu’il fait partie des élus qui devront la sauver. On assiste donc là à une sorte de conte fantastique qui ne réserve aucune surprise (ici pas de twist surprenant comme dans les précédents films de M. Night) et auquel on ne croit pas un instant. On attend la fin sagement dans son fauteuil tout en reconnaissant quelques bonnes idées de mise en scène et la volonté du réalisateur de construire une oeuvre relativement cohérente . Dommage!