Critique Bluray: Peaky Blinders saison 3

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LA SERIE:

5

Dans cette troisième saison, Tommy est à la tête d’un empire florissant. Approché le jour même de son mariage par une organisation secrète, le chef du clan Shelby va se retrouver au centre d’un trafic international qui pourrait changer le cours de l’histoire…

Plus les saisons avancent, plus la série de Steven Knight s’avère passionnante! Alors que la politique s’en mêle et que la famille Shelby est de plus en plus visée, Tommy doit encore plus s’affirmer! Les personnages sont toujours plus soignés avec cette saison des femmes de plus en plus présentes. La mise en scène est à nouveau d’un souffle dingue et le récit ne connaît aucun temps mort réservant de nombreuses surprises. La BO et l’interprétation sont également toujours au sommet! Décidément l’une des grandes séries du moment!

TECHNIQUE:

5

C’est la perfection même!

BONUS:

1.5

Un making of décliné en trois featurettes peu instructives!

VERDICT:

5

INDISPENSABLE!!!

Disponible en DVD (34.99 euros) et bluray (34.99 euros) chez ARTE EDITIONS

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Critique Bluray: Strictly Criminal

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Titre original Black Mass
Réalisation Scott Cooper
Scénario Scott Cooper
Acteurs principaux
Sociétés de production Cross Creek Pictures (en)
Exclusive Media (en) Group
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Policier
Durée 122 minutes
Sortie 25 novembre 2015

LE FILM:

4

Le quartier de South Boston dans les années 70. L’agent du FBI John Connolly convainc le caïd irlandais James « Whitey » Bulger de collaborer avec l’agence fédérale afin d’éliminer un ennemi commun : la mafia italienne. Le film retrace l’histoire vraie de cette alliance contre nature qui a dégénéré et permis à Whitey d’échapper à la justice, de consolider son pouvoir et de s’imposer comme l’un des malfrats les plus redoutables de Boston et les plus puissants des États-Unis.

Après deux film plutôt prometteurs, « Crazy Heart » et « les Brasiers de la colère« , Scott Cooper enchaîne avec la démonstration qu’il a bien assimilé et digéré l’oeuvre de Papa Scorsese. Durant deux heures, il retrace le parcours hors du commun de Whitey Bulger, gangster irlandais de Boston qui parvint à évoluer dans une relative impunité durant des années grâce à sa collaboration avec le FBI dans la lutte contre la mafia italienne. Sur le fond, on y retrouve les thématiques chères à Scorsese dans ses films de « gangsters », la frontière trouble entre le Bien et le Mal, la toute puissance des rois de la pègre et bien sûr la violence. Sur la forme, BO d’époque, direction artistique parfaite, scènes chocs, travellings scorsesiens, rappellent toujours le modèle. Plutôt bien ficelé, le film ne subit aucun temps mort et l’on se régale d’un bout à l’autre des prestations d’acteurs: Johnny Depp évidemment méconnaissable mais aussi Kevin Bacon, Joel Edgerton ou Benedict Cumberbatch, tous parfaits! Une bonne surprise!

TECHNIQUE:

5

Le top! La définition, les couleurs et le contraste sont saisissants!

BONUS:

5

Quand qualité et quantité sont au rendez-vous! On trouve un making of divisé en deux featurettes ainsi qu’un documentaire de plus d’une heure sur le vrai Whitey Bulger!

VERDICT:

4

Un excellent film de gangster dans une édition parfaite!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez Warner Bros dès le 6 avril

Critique: Hyena

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  • Date de sortie :
    01 avril 2015
  • Réalisé par :
    Gerard Johnson
  • Avec :
    Peter FerdinandStephen GrahamNeil Maskell
  • Pays de production :
    Grande-Bretagne
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    Le Pacte

Michael Logan est un anti-héros de notre temps : un prédateur-né, un mélange complexe d’officier de police corrompu dopé à l’adrénaline, avec toujours un coup d’avance sur ses collègues. Mais les temps changent. L’arrivée massive d’impitoyables gangsters albanais, avides de prendre le pouvoir, est en train de laisser une empreinte sanglante parmi les voyous de Londres…

Ca commence fort avec une descente de flics en discothèque assez euphorisante, ces flics ne font pas dans la dentelle c’est certain! L’histoire se met en place et le scénario tient la route, sans baisse de rythme, ponctué d’accès de violence assez trash. Seul hic, si bien troussée soit-elle, l’intrigue ne réserve pas grande surprise et surtout regorge de clichés: les flics ripoux, les gangsters albanais(balafrés si possible), la pauvre fille de l’est exploitée sexuellement, etc… Malgré tout ça tient la route et l’on ne s’ennuie pas un instant en particulier grâce à un casting de flics assez bien réussi!

Les amateurs de testostérone apprécieront!

3
SORTIE LE 6 MAI

CRITIQUE BLU-RAY: LES DERNIERS AFFRANCHIS

les_derniers_affranchisLE FILM: 5/10

Doc est à la sortie de la prison le jour de la libération de Val après 28 ans de détention. Très vite ils vont reconstituer le trio qu’ils formaient avec Hirsh. Mais Doc est chargé d’éliminer Val…

Voilà une excellente idée de réunir les trois stars oscarisées que sont Al Pacino, Christopher Walken et Alan Arkin! Dommage que le scénario des Derniers Affranchis ne soit pas à la hauteur de ces trois monstres sacrés. Ils se trouvent malheureusement contraints de parler de leurs problèmes d’érection durant la première moitié du film à tel point que ç’en devient gênant. Quant à l’intrigue principale sur l’élimination de Val, elle reste assez anecdotique et sans vraie surprise. Heureusement, il y a toujours le plaisir d’assister au numéro de ces trois grands acteurs.

TECHNIQUE: 9/10

Comme souvent chez cet éditeur, la copie HD tutoie les sommets et ce, à tous points de vue.

BONUS: 8/10

On trouve en guise de bonus un court making of (10 mins) dans lequel on apprend que les deux acteurs principaux ont choisi leur rôle (ils devaient à l’origine interpréter le rôle de l’autre), deux scènes coupées dont une lors de laquelle Pacino se livre à un numéro de danse endiablé, un sujet sur les chansons de Bon Jovi et des bandes annonces.

VERDICT: 5/10

Un DTV qui vaut essentiellement pour son casting.

Disponible en DVD (19.99 euros) et blu-ray (24.99 euros) chez Metropolitan Video dès le 4 septembre.

 


CRITIQUE: LES LYONNAIS

De sa jeunesse passée dans la misère d’un camp de gitans, Edmond Vidal, dit Momon, a retenu le sens de la famille, une loyauté sans faille, et la fierté de ses origines. Il a surtout conservé l’amitié de Serge Suttel. L’ami d’enfance avec qui il a découvert la prison à cause d’un stupide vol de cerises. Avec lui, inexorablement il a plongé dans le Grand Banditisme, et connu l’apogée du GANG DES LYONNAIS, l’équipe qu’ils ont formée ensemble et qui a fait d’eux les plus célèbres braqueurs du début des années soixante dix. Leur irrésistible ascension prend fin en 1974, lors d’une arrestation spectaculaire.
Aujourd’hui à l’approche de la soixantaine, Momon tente d’oublier cette période de sa vie. Sa rédemption, il l’a trouvée en se retirant des « affaires ». En prenant soin de Janou, son épouse, qui a tant souffert à l’époque et de ses enfants et petits enfants, tous respectueux, devant cet homme aux valeurs simples et universelles, lucide et pétri d’humanité. A l’inverse de Serge Suttel, qui malgré le temps n’a rien renié de son itinéraire…

Voilà un film dont on peut dire qu’il est sévèrement burné! Même si pour une fois, Olivier Marchal passe du côté des flics à celui des gangsters, c’est bien un film d’Olivier Marchal. Et même s’il y a beaucoup de bonnes choses dans ce nouvel opus du roi du polar à la Française, la mayonnaise ne prend pas. La mise en scène est maîtrisée, le casting qui réunit de vraies « gueules » du Cinéma français (Lanvin, Karyo, Duval, Chicot…) et de jeunes acteurs tous excellents est parfait mais pourtant l’ennui montre vite le bout de son nez. Pourquoi ? Parce qu’on a l’impression d’avoir vu ça des dizaines de fois ne serait-ce que dans la série Braquo du même Olivier Marchal ou chez Richet (Mesrine), parce que les films de Marchal sont toujours noyés sous un déluge de musique ( il est bon de souligner que parfois, le silence amène encore plus d’intensité que les violons!) et que c’est toujours le même type de photo avec cet aspect gris métallisé et pour finir, parce que même si c’est soi-disant l’un des meilleurs rôles de Gérard Lanvin, son jeu est toujours quand même un peu figé.

On peut toutefois reconnaître au film d’être fait avec une grande sincérité, toute à la gloire des ces truands dont Marchal admire tant le code d’honneur. A réserver aux fans d’Olivier Marchal.