Critique Bluray: Sherlock – l’effroyable mariée

71Zwte+W+BL._SL1500_.jpg

LA SERIE:

3

Après la saison 3, l’impatience est grande de retrouver les aventures de Sherlock Holmes et de son fidèle Watson. Pour patienter, les créateurs de la série nous offrent un épisode spécial intitulé « l’effroyable mariée ». La grande surprise de cette épisode « hors chronologie » est qu’il se déroule en pleine Angleterre victorienne à l’image de l’oeuvre originale. Mais sans trop en dire, il n’est pas sans lien avec notre époque et les personnages que l’on connaît et les aller-retours entre les deux époques auront bien lieu. Si l’intrigue n’est pas dénuée d’intérêt, elle ne semble pas être prioritaire pour les scénaristes mais plutôt prétexte à faire plaisir aux fans mais aussi à fouiller un peu plus la psychologie du célèbre détective, notamment son addiction à la drogue clairement évoquée. Vivement la saison 4!

TECHNIQUE:

4.5

Un sans faute!

BONUS:

4.5

On trouve ici une sorte de journal de bord plutôt complet, un court entretien avec les scénaristes et huit modules sur l’univers visuel de l’épisode notamment les lieux de tournage.

VERDICT:

3.5

Une friandise pour attendre la saison 4!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez FranceTV Distribution dès le 3 juin

Critique Bluray: Strictly Criminal

61nQTlu6hNL._SL1000_.jpg

Titre original Black Mass
Réalisation Scott Cooper
Scénario Scott Cooper
Acteurs principaux
Sociétés de production Cross Creek Pictures (en)
Exclusive Media (en) Group
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Policier
Durée 122 minutes
Sortie 25 novembre 2015

LE FILM:

4

Le quartier de South Boston dans les années 70. L’agent du FBI John Connolly convainc le caïd irlandais James « Whitey » Bulger de collaborer avec l’agence fédérale afin d’éliminer un ennemi commun : la mafia italienne. Le film retrace l’histoire vraie de cette alliance contre nature qui a dégénéré et permis à Whitey d’échapper à la justice, de consolider son pouvoir et de s’imposer comme l’un des malfrats les plus redoutables de Boston et les plus puissants des États-Unis.

Après deux film plutôt prometteurs, « Crazy Heart » et « les Brasiers de la colère« , Scott Cooper enchaîne avec la démonstration qu’il a bien assimilé et digéré l’oeuvre de Papa Scorsese. Durant deux heures, il retrace le parcours hors du commun de Whitey Bulger, gangster irlandais de Boston qui parvint à évoluer dans une relative impunité durant des années grâce à sa collaboration avec le FBI dans la lutte contre la mafia italienne. Sur le fond, on y retrouve les thématiques chères à Scorsese dans ses films de « gangsters », la frontière trouble entre le Bien et le Mal, la toute puissance des rois de la pègre et bien sûr la violence. Sur la forme, BO d’époque, direction artistique parfaite, scènes chocs, travellings scorsesiens, rappellent toujours le modèle. Plutôt bien ficelé, le film ne subit aucun temps mort et l’on se régale d’un bout à l’autre des prestations d’acteurs: Johnny Depp évidemment méconnaissable mais aussi Kevin Bacon, Joel Edgerton ou Benedict Cumberbatch, tous parfaits! Une bonne surprise!

TECHNIQUE:

5

Le top! La définition, les couleurs et le contraste sont saisissants!

BONUS:

5

Quand qualité et quantité sont au rendez-vous! On trouve un making of divisé en deux featurettes ainsi qu’un documentaire de plus d’une heure sur le vrai Whitey Bulger!

VERDICT:

4

Un excellent film de gangster dans une édition parfaite!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez Warner Bros dès le 6 avril

Critique Dvd: 12 Years a Slave

810u7YTNFSL._SL1500_

  • Réalisé par :
    Steve McQueen (réal)
  • Avec :
    Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch…
  • Durée :
    2h13min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : 12 Years a Slave
  • Distributeur :
    Mars Distribution

LE FILM: 9/10

La critique est ici

TECHNIQUE: 8/10

Sans problème, impeccable pour le support!

BONUS: 3/10

Outre la bande-annonce, on trouve un mini making of ainsi qu’un très court module sur la musique. Un peu court pour un tel film…

VERDICT: 9/10

L’un des grands films de l’année, indispensable malgré une édition un peu limitée!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez FranceTV Distribution


Critique Dvd: Sherlock Saison 3

CapturerLA SERIE: 8.5/10

On avait laissé Sherlock mort à la fin de la saison 2, du moins c’est ce que pensait son ami le Dr Watson. Pendant deux ans, il fit tout pour l’oublier et refaire sa vie avec notamment Mary. Cette saison 3 verra donc la « résurrection » du détective et l’arrivée d’un troisième personnage , la future femme de Watson, pour compléter ce duo. Les enquêtes seront presque reléguées au second plan derrière la psychologie des personnages et laisseront place à un humour encore plus présent. Un méchant supplantera Moriarty dans le dernier épisode, Magnussen, et cet épisode final offrira quelques suprises de taille!

TECHNIQUE: 9/10

Sans souci! Un rendu proche de la HD!

BONUS: 8/10

On trouve sur le second DVD 3 modules en guise de making of assez complets.

VERDICT: 8.5/10

Une troisième saison toujours aussi jubilatoire!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez FranceTV Distributions chez Fnac et FNAC.com

 

Jeu Concours: 1 combo bluray+dvd et un dvd du film « Le Cinquième Pouvoir » à gagner(jeu terminé)

3D FOUR DVDV LE CINQUIEME POUVOIR ok3D FOUR COMBO LE CINQUIEME POUVOIR ok

 

 

A l’occasion de la sortie en vidéo du film « le Cinquième Pouvoir » le 9 avril, CINEDINGUE et METROPOLITAN VIDEO sont heureux de vous offrir un combo bluray+Dvd et un DVD. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 23 avril; un tirage au sort désignera les deux gagnants parmi les bonnes réponses. Ceux qui me suivent sur Facebook et/ou Twitter augmentent leurs chances.

Retrouvez sur Cinétrafic « le Cinquième Pouvoir » parmi les films sortis en 2013 et parmi les nombreux thrillers !

CRITIQUE: 12 YEARS A SLAVE

12 YEARS A SLAVE

Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession. Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité. Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…

Si Tarantino avait évoqué la question de l’esclavage dans son dernier film, Django Unchained, c’était presque au second degré, voire dans un registre cartoonesque, ce que n’avait pas manqué de lui reprocher Spike Lee. Pour son troisième film, Steve MacQueen aborde le sujet, mais de manière totalement frontale. S’inspirant des mémoires de Solomon Northup, il nous parle donc de l’esclavage et précisément de l’enlèvement de Noirs libres pour en faire des esclaves. Il en profite pour rajouter une pierre à son oeuvre sur le thème du corps: après les corps ravagés par la faim de Hunger, le corps comme machine sexuelle dans Shame, le corps est ici exploité, frappé, scarifié, fouetté.  L’usage du flash-back nous montrant Solomon du temps de sa liberté renforce le contraste avec les scènes se déroulant au présent, où le héros a tout perdu jusqu’à son nom. MacQueen n’hésite pas non plus à étirer ses scènes notamment les scènes de sévices mais sans chercher le spectaculaire. Par ce procédé, il tente de faire ressentir le quotidien de ces hommes et femmes mais aussi d’éviter tout manichéisme.

Lors d’une des scènes les plus éprouvantes, Solomon est pendu par un Blanc, assez bas pour que la pointe de ses pieds touche le sol boueux et que l’agonie soit plus lente. Filmée en plan fixe, la scène dure. Quand les Blancs sont partis, l’homme est seul à se débattre puis, petit à petit, d’autres esclaves entrent dans le champ, reprenant leurs activités comme si de rien n’était. MacQueen montre ainsi à quel point les esclaves étaient soumis, jusqu’à ignorer l’un des leurs en train de mourir. Les « maîtres » , quant à eux, ne sont pas tous dépeints comme des assassins: si le personnage interprété par Michael Fassbender est un monstre de cruauté, celui incarné par Benedict Cumberbatch, s’il profite du système, tente de se conduire humainement.

Traitant ainsi de son sujet de manière réaliste et juste, MacQueen jette à la face du spectateur ce morceau d’histoire prouvant que le Cinéma américain n’est pas qu’une usine à rêve mais sait affronter son histoire. Brillant et indispensable!

NOTE: 9/10