CRITIQUE: LE PRENOM

Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance.
En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale… Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos…

Adaptation de la pièce éponyme, « le Prénom » est un premier film de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière qui ne sont autres que les auteurs de celle-ci. C’est donc clairement du théâtre filmé qui nous est proposé quelque part entre « le Dîner de cons » pour l’humour et le style et « Carnage » de Polanski pour le sujet même, à savoir un groupe d’individus qui tombe dans le chaos pour un prétexte futile (ici le choix du prénom d’un enfant!). Le film est apparemment assez fidèle à la pièce, exceptée une intro d’une dizaine de minutes avec la voix off de Bruel qui présente les protagonistes du film et une petite conclusion hors de l’appart (je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler!)

Très bien écrit, le scénario rebondit sans cesse d’un sujet à l’autre (l’histoire du prénom n’est finalement que la mèche qui fait tout exploser!), et surprend toujours! Quelques petites baisses de rythme ne suffisent pas à gâcher la fête! La petite troupe d’acteurs, la même que dans la pièce à l’exception de Charles Berling, avec un Patrick Bruel au top dans un rôle très bling bling , une très bonne Valérie Benguigui et un excellent acteur que j’ai découvert, Guillaume de Tonquédec,  est irrésistible!

Une comédie souvent jubilatoire qui confirme que ce genre ne connaît pas la crise en France en ce moment!

CRITIQUE BLU-RAY: DES VENTS CONTRAIRES

LE FILM:

La vie de Paul bascule le jour où sa femme Sarah disparait subitement. Après une année de recherches infructueuses, Paul est un homme brisé, rongé par le doute et la culpabilité. Sa dernière chance est peut être de tout reprendre à zéro : déménager avec ses deux enfants à Saint-Malo, la ville où il a grandit. Mais des rencontres inattendues vont donner à ce nouveau départ une tournure qu’il n’imaginait pas…

4 ans après son premier film de réalisateur, « 24 Mesures », qui était déjà un coup d’essai prometteur, Jalil Lespert revient derrière la caméra pour adapter le roman d’Olivier Adam, « Des vents contraires ».

Et bien, cette fois, le jeune réalisateur transforme l’essai en nous contant l’histoire de cet homme et de ses enfants qui vont tenter de se reconstruire sur le sable de la disparition inexpliquée de l’épouse. La famille complètement bouleversée par cette perte revient donc sur les lieux de l’enfance de Paul pour essayer de recommencer à vivre. Les rencontres successives, que ce soit avec Alex (Antoine Duléry), le frère pas vu depuis 10 ans, Samir (Ramzy Bedia) le déménageur, Justine (Marie-Ange Casta) l’élève de Paul à l’auto-école ou encore monsieur Bréhel (Bouli Lanners), VRP en quête d’un nouveau permis de conduire, vont toutes permettre à Paul de reprendre le chemin de cette vie interrompue depuis un an. En parallèle, la police ,incarnée par une surprenante Isabelle Carré dans un superbe contre-emploi, continue de chercher la vérité qui soulagerait enfin les consciences de la famille Anderen.

Outre un scénario extrêmement bien écrit, évitant sans cesse de sombre dans le pathos, et une mise en scène totalement maîtrisée, la grande qualité du film et de son réalisateur tient à sa direction d’acteurs. Benoît Magimel n’a jamais été aussi convaincant dans un rôle plein d’ambiguité et de subtilité, les enfants sont fantastiques et que dire de Ramzy Bedia qui , dans un petit rôle, prouve qu’il est capable d’être émouvant.

« Des Vents Contraires » est donc incontestablement l’un des meilleurs films français de 2011 que vous pouvez découvrir dans un Blu-ray irréprochable au niveau technique (comme souvent chez Universal!) où la HD magnifie les nombreux gros plans sur les visages comme les magnifiques extérieurs!

LES BONUS:

Outre une bande-annonce, on trouve un court module sur l’adaptation du roman (inutile et redondant avec ce qui suit!), une trentaine de minutes d’interviews avec le réalisateur, l’auteur et les comédiens (passionnant!), les essais des enfants (très intéressant également) et une galerie des projets d’affiches! Du bon boulot!

VERDICT:

Un excellent Bluray à tous points de vue pour l’un des meilleurs films français de 2011!
Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez Universal Pictures