Critique: Les Hommes du Feu

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Réalisation Pierre Jolivet
Scénario Pierre Jolivet
Marcia Romano
Acteurs principaux
Sociétés de production 2.4.7 Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 90 minutes
Sortie 5 juillet 2017

Philippe, 45 ans, dirige une caserne dans le Sud de la France. L’été est chaud. Les feux partent de partout, criminels ou pas. Arrive Bénédicte, adjudant-chef, même grade que Xavier, un quadra aguerri : tension sur le terrain, tensions aussi au sein de la brigade… Plongée dans la vie de ces grands héros : courageux face au feu, mais aussi en 1ère ligne de notre quotidien.

Seizième film de Pierre Jolivet, qu’on connaît surtout pour ses drames sociaux ou ses polars, « les Hommes du Feu » est un spot publicitaire grandeur nature pour le métier de pompier mais il n’y a rien de péjoratif là dedans tant le cinéaste ne tombe pas dans la facilité. Pour dépeindre le quotidien d’une caserne de l’Aude, il évite le spectaculaire et le pathos et s’attache à ses personnages. L’enchaînement des interventions de toutes sortes (incendies de forêt, accident de voiture, émeutes urbaines, suicide…) nous plonge dans l’humain, les difficultés des pompiers qu’elles soient psychologiques ou familiales et parfois le manque de reconnaissance d’une profession ô combien indispensable. Si Emilie Dequenne fait le job, c’est Roschdy Zem en Capitaine qui emporte tous les suffrages et le toujours très bon Michael Abiteboul malgré un accent qu’on met un peu de temps à digérer! Du très bon!

4

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Jeu Concours: 2 DVD de « Maman a tort » à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en DVD de « Maman a tort » le 5 avril, CINEDINGUE et M6 VIDEO sont heureux de vous offrir 2 dvd. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 19 avril; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Critique Dvd: Maman a tort

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Réalisation Marc Fitoussi
Scénario Marc Fitoussi
Acteurs principaux
Sociétés de production Avenue B Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Comédie dramatique
Durée 110 minutes
Sortie 9 novembre 2016

LE FILM:

4

Connaît-on vraiment ses parents? Anouk, 14 ans, découvre brutalement un autre visage de sa mère, à la faveur de l’incontournable stage d’observation de troisième qu’elle effectue dans la compagnie d’assurances où celle-ci travaille. Une semaine d’immersion dans le monde adulte de l’entreprise, avec ses petits arrangements et ses grandes lâchetés, qui bientôt scelle son jeune destin.

A 40 ans, Marc Fitoussi réalise déjà son cinquième long métrage et s’intéresse, comme dans « Copacabana » à une relation mère/fille. Anouk, cette fois-ci, n’a que quatorze ans et, ne trouvant pas de stage d’observation, accepte de passer la dite semaine au travail de sa mère, dans une grande société d’assurances. Cette semaine va faire se confronter deux mondes éloignés: le monde d’Anouk plein d’idéaux et celui des adultes, cynique et pragmatique. Le récit mené sans temps morts est tour à tour drôle et émouvant mais le regard porté par Marc Fitoussi sur le monde du travail est surtout d’une grande justesse. Si le duo Emilie Dequenne/Jeanne Jestin fonctionne parfaitement, on ne peut que se réjouir du sans faute de tous les seconds rôles, notamment Annie Grégorio ou encore Nelly Antignac et Camille Chamoux, insupportables tutrices! Un conte initiatique sur l’enfance  aux accents sociaux, divertissant et suscitant la réflexion, c’est aussi ça le Cinéma Français!

TECHNIQUE:

4

Sans problème pour le support!

BONUS:

2.5

On trouve ici quelques scènes coupées ainsi qu’un documentaire de Marc Fitoussi, « l’Education anglaise ».

VERDICT:

4

Un film charmant sur le monde du travail!

Disponible en DVD (14.99 euros) chez M6 VIDEO dès le 5 avril

Critique: Chez Nous

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Réalisation Lucas Belvaux
Scénario Lucas Belvaux
Jérôme Leroy
Acteurs principaux
Sociétés de production Synecdoche
Artémis Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Drame
Sortie 22 février 2017

Pauline, infirmière à domicile, entre Lens et Lille, s’occupe seule de ses deux enfants et de son père ancien métallurgiste. Dévouée et généreuse, tous ses patients l’aiment et comptent sur elle.
Profitant de sa popularité, les dirigeants d’un parti extrémiste vont lui proposer d’être leur candidate aux prochaines municipales.

Alors que l’on s’approche des Présidentielles et que l’extrême droite n’a jamais eu autant le vent en poupe, le film de Lucas Belvaux a tout pour déclencher la polémique et ouvrir le débat. Si le film ne fait jamais référence au Front National, la ressemblance du Bloc et de son fonctionnement avec le parti bleu Marine n’a rien de fortuit! Si le neuvième film de Belvaux semble parfois gêné dans les entournures dans sa volonté d’être exhaustif tout en soignant son récit, le message passe et c’est le principal! L’intérêt de celui-ci tient au constat du basculement d’un électorat traditionnellement de gauche vers l’extrême droite. Si la démonstration est parfois un peu appuyée et laborieuse, l’interprétation d’Emilie Dequenne, fille de métallo de gauche devenue porte-drapeau du Bloc, et de Dussolier, impeccable en médecin « caution morale » du Parti, est à saluer! Un film utile!

3.5

Critique: Maman a tort

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Réalisation Marc Fitoussi
Scénario Marc Fitoussi
Acteurs principaux
Sociétés de production Avenue B Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Comédie dramatique
Durée 110 minutes
Sortie 9 novembre 2016

Connaît-on vraiment ses parents? Anouk, 14 ans, découvre brutalement un autre visage de sa mère, à la faveur de l’incontournable stage d’observation de troisième qu’elle effectue dans la compagnie d’assurances où celle-ci travaille. Une semaine d’immersion dans le monde adulte de l’entreprise, avec ses petits arrangements et ses grandes lâchetés, qui bientôt scelle son jeune destin.

A 40 ans, Marc Fitoussi réalise déjà son cinquième long métrage et s’intéresse, comme dans « Copacabana » à une relation mère/fille. Anouk, cette fois-ci, n’a que quatorze ans et, ne trouvant pas de stage d’observation, accepte de passer la dite semaine au travail de sa mère, dans une grande société d’assurances. Cette semaine va faire se confronter deux mondes éloignés: le monde d’Anouk plein d’idéaux et celui des adultes, cynique et pragmatique. Le récit mené sans temps morts est tour à tour drôle et émouvant mais le regard porté par Marc Fitoussi sur le monde du travail est surtout d’une grande justesse. Si le duo Emilie Dequenne/Jeanne Jestin fonctionne parfaitement, on ne peut que se réjouir du sans faute de tous les seconds rôles, notamment Annie Grégorio ou encore Nelly Antignac et Camille Chamoux, insupportables tutrices! Un conte initiatique sur l’enfance  aux accents sociaux, divertissant et suscitant la réflexion, c’est aussi ça le Cinéma Français!

4

 

CRITIQUE: A PERDRE LA RAISON

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Murielle et Mounir s aiment passionnément. Depuis son enfance, le jeune homme vit chez le Docteur Pinget, qui lui assure une vie matérielle aisée. Quand Mounir et Murielle décident de se marier et d’avoir des enfants, la dépendance du couple envers le médecin devient excessive. Murielle se retrouve alors enfermée dans un climat affectif irrespirable, ce qui mène insidieusement la famille vers une issue tragique…

Le cinéaste belge Joachim Lafosse s’inspire ici d’un fait divers, un infanticide commis par une mère de famille desespérée. Après les premières images où l’on devine quel drame s’est produit, Lafosse choisit de traiter son sujet sous la forme d’un long flash-back, nous faisant suivre en une succession de scènes les principales étapes de la vie de ce couple de la rencontre à l’issue fatale. Grâce à une mise en scène millimétrée, Lafosse fait une autopsie de ce couple que la présence d’un élément perturbateur, le personnage interprété par Niels Arestrup, va complètement détruire à petits feux. La réussite de ce film ne serait rien sans la présence de son trio d’acteurs Arestrup/Rahim/Dequenne, cette dernière livrant une prestation assez époustouflante: elle se détruit petit à petit, opérant même une transformation physique assez impressionnante.

Générant un sentiment de malaise continu, le film de Lafosse ne verse toutefois jamais dans le sensationnisme préférant le réalisme. L’une des scènes finales nous montrant l’issue tragique est un bijou de mise en scène qui, sans rien montrer, en garde autant de force si ce n’est plus! Porté intégralement par une bande originale baroque (Scarlatti), A perdre la raison est l’un des films les plus forts de l’année!

NOTE: 8.5/10

 

ERIC ROCHANT: LA RESURRECTION ?

Après avoir signé un grand film d’espionnage, Les Patriotes, en 1994, qui fut malheureusement un échec, on avait plus ou  moins perdu Eric Rochant avec des productions assez médiocres comme Vive la République, Total Western ou l’Ecole pour tous. Le cinéaste s’était du coup refait une santé avec la série TV Mafiosa. Son retour sur le grand écran avec un casting de premier choix (Jean Dujardin, Cécile de France, Tim Roth et Emilie Dequenne) pourrait bien laisser penser que le Rochant des patriotes est de retour! Réponse le 27 février!

Synopsis: Grégory Lioubov (Jean Dujardin), un officier des services secrets russes, est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d’un puissant homme d’affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice (Cécile de France), une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Grégory va rompre la règle d’or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré. Naît entre eux une passion impossible qui va inexorablement précipiter leur chute.

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Photos : Fabrizio Maltese

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