Critique: Welcome To New-York

411135.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

  • Réalisé par :
    Abel Ferrara
  • Avec :
    Gérard Depardieu, Jacqueline Bisset, Marie Mouté…
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    Wild Bunch

Devereaux est un homme puissant. Un homme qui manipule au quotidien des milliards de dollars. Un homme qui contrôle la destinée économique des nations. Un homme gouverné par un irrépressible et vorace appétit sexuel. Un homme qui rêve de sauver le monde et qui ne peut se sauver lui-même. Un homme terrifié. Un homme perdu. Regardez-le tomber.

Si la carrière d’Abel Ferrara semble battre un peu de l’aile depuis quelques années, son nouveau film Welcome To New-York ne changera pas franchement la donne. Le parfum sulfureux autour de l’affaire DSK (évidemment objet du film même si les personnages portent d’autres noms!) et la stratégie commerciale du producteur visant à sortir le film uniquement en VOD en même temps que sa présentation à Cannes suffiront certainement au film à trouver son public. Concernant l’oeuvre elle-même Welcome To New-York souffre d’un scénario un peu paresseux, ne cherchant jamais à apporter quelque chose de neuf à une histoire rabâchée par les médias, et surtout très faible au niveau des dialogues. La mise en scène est à l’avenant, réduisant l’intérêt purement cinématographique du film au néant. Toutefois si l’on parvient à passer outre les nombreuses scènes assez crues avec un Depardieu monstrueux, aux allures de porno soft, on ne peut qu’être admiratif devant la prestation de la star qui ne recule devant rien, dévoilant jusqu’aux parties les plus intimes de son anatomie et incarnant ce personnage sexuellement malade avec une grande justesse!

Voir et oublier…

NOTE: 4/10

Publicités

Dès samedi, DSK s’invite chez vous!

WELCOME NY_1400x2100_vodHD

Samedi 17 mai, sortira en France le film d’Abel Ferrara largement inspiré de l’affaire DSK avec Gérard Depardieu. Attention, le film ne sortira pas en salles mais directement en VOD, en même temps que sa présentation à Cannes au Marché du Film. Précédé d’une réputation sulfureuse, le film de Ferrara devrait trouver son public et ouvrir certaines perspectives aux producteurs alors que les sorties en salles sont de plus en plus difficiles en raison du nombre de films!

CRITIQUE: POTICHE (2010)

Hier soir, comme prévu, c’était l’avant-première du dernier film de François Ozon, Potiche, en présence de ce dernier  accompagné de Judith Godrèche et du monument Catherine Deneuve!

En 1977, dans une petite ville du Nord de la France, Suzanne Pujol est l’épouse soumise de Robert Pujol qui dirige l’entreprise familiale de fabrication de parapluies. Celui-ci est insupportable et despotique avec ses ouvriers comme avec sa femme Suzanne, réduite au rôle de potiche, dont l’opinion n’est que « perte de temps ». Alors que le climat social au sein de l’entreprise se déteriore avec grève à l’appui, Robert doit partir en cure de repos. C’est Suzanne qui assure l’intérim, demandant conseil au député maire communiste Babin (excellent Depardieu). Au retour de Pujol, les choses se compliquent…

Adaptation d’une pièce de Barillet et Grédy, « Potiche » se situe dans la carrière d’Ozon quelque part entre « 8 femmes » et le formidable « gouttes d’eau sur pierres brûlantes ». La bonne idée du film représente aussi à mes yeux son défaut principal: tout est ici surjoué comme dans une pièce de boulevard sauf qu’on est ici au cinéma. Il est donc d’autant plus dur d’entrer dans le film tant tout est « too much ». Cette caractéristique du film donne toutefois l’occasion au casting quatre étoiles (Deneuve, Lucchini, Godrèche, Depardieu, Rénier, Viard…) de se lâcher et de se faire plaisir et ça fonctionne assez bien. Les dialogues sont parfois très drôles (on y cite même notre Président Sarkozy) et la reconstitution des 70’s est parfaite (ah le téléphone recouvert de velours!). Une bonne comédie qui aurait mérité d’être un peu plus incisive mais c’est pas tous les jours qu’on voit Catherine Deneuve faire son footing en jogging Adidas