CRITIQUE: LA CABANE DANS LES BOIS

Cinq amis partent passer le week-end dans une cabane perdue au fond des bois. Ils n’ont aucune idée du cauchemar qui les y attend, ni de ce que cache vraiment la cabane dans les bois…
Pour son premier long métrage, Drew Goddard, tente de revisiter le genre du film d’horreur et carrément de le réinventer, mission ô combien ambitieuse. Il précipite cinq jeunes gens dans une cabane dans les bois mais la soirée va tourner au cauchemar! Les ingrédients de base sont pour le moins classiques: les jeunes garçons sont musclés, sportifs et beaux gosses, les filles sont  canons et ont une libido ultra-développée! Ils aiment boire, fumer des pétards et tombent toujours au mauvais endroit au mauvais moment! Il se trouve que la cabane en question est en fait une version gore de l’émission « Loft Story » et les personnes aux commandes peuvent envoyer à tout moment zombies et monstres en tous genres!

Le film dérive donc du pur slasher movie vers un ton un peu plus satirique. Toujours à cheval entre les deux genres, « la Cabane dans les Bois » ne fait malheureusement jamais peur, n’évitant que rarement le ridicule, et ne fait non plus jamais rire malgré les gags à répétition concernant le jeune « défoncé » tout au long du film! Et ne parlons pas du final, complètement grand-guignolesque et de l’apparition d’une grande star, dont je tairai le nom, qui ne fait plus que cachetonner dans n’importe quelle série B. Réinventer un genre requiert du génie, celui qu’avait par exemple Wes Craven, quand il a tourné « Scream », et ce que n’a pas, à priori le jeune Drew Goddard!

 

CRITIQUE BLU-RAY: LES CRIMES DE SNOWTOWN

LE FILM:

Jamie, 16 ans, vit avec sa mère, dans une banlieue où règne chômage et abus sexuels. Sa vie change lorsque John Bunting débarque dans leurs vies. Charismatique, passionnant, Jamie l’admire comme le père qu’il n’a pas connu. Il mettra du temps à comprendre que son mentor est un tueur en série, le plus dangereux qu’ait connu l’Australie…

Premier film australien pour Justin Kurzel comme l’était « Animal Kingdom » pour David Michod, « Les Crimes de Snowtown est un tout aussi grand choc qui confirme que l’Australie est une nation sur laquelle il faut compter niveau Cinéma! S’inspirant de faits réels, Kurzel nous plonge dans le quotidien d’une famille de White Trash dans une banlieue paumée. Une mère désoeuvrée veille seul sur ses garçons tant bien que mal malgré les difficultés dont des abus sexuels infligés par un voisin. Quand John Bunting intègre la famille, son charisme est tel qu’il gagne le respect de toute la communauté. Le jeune Jamie en fait quasiment un père de substitution! Mais quand l’autre face de Bunting apparaît, le jeune adolescent ne sait s’y opposer et bascule avec lui.

Tourné dans un style ultra-réaliste, quasi-documentaire, le film n’épargne rien au spectateur et le plonge dans le quotidien d’un serial killer avec une véracité rarement atteinte au Cinéma. Tout en se permettant quelques figures de style brillantes comme un plan final fabuleux, le cinéaste réussit à frapper un grand coup en nous faisant comprendre ce qu’est partager le quotidien d’un monstre.

« Les crimes de Snowtown » est assurément un film qu’on n’est pas près d’oublier!

Le blu-ray, parfait, respecte totalement l’aspect documentaire voulu par le réalisateur. Il faut noter qu’il n’existe pas de VF pour ce film!

LES BONUS:

Outre la traditionnelle bande-annonce, on trouve des interviews de deux des principaux comédiens et du réalisateur (17 mins).

VERDICT:

Si vous n’êtes pas trop sensible, ce Bluray est INDISPENSABLE!

Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez ARP.