CRITIQUE BLU-RAY: DON’T BE AFRAID OF THE DARK

LE FILM:
Quand l’architecte Alex Hurst et sa nouvelle petite amie décident de restaurer leur nouvelle demeure gothique, cela donne l’occasion à Sally, la jeune fille d’Alex, d’explorer tous les sombres recoins de l’immense propriété. Lorsqu’elle commence à entendre d’étranges murmures qui émanent de la cave, sa curiosité l’emporte… et sans le savoir, elle libère les plus sinistres créatures. Le danger est partout mais problème: personne ne la croit…

Premier long métrage de Troy Nixey, « Don’t be afraid of the dark » est surtout un film écrit par le Mexicain Guillermo del Toro. Inédit en salles en France, le film débarque chez nous directement dans les bacs video! Et la patte de del Toro se fait vraiment sentir! Comme dans « l’Echine du Diable » ou « le Labyrinthe de Pan », il y est question de l’enfance et de ses peurs. La bonne idée du film est d’avoir creusé ce sillon plutôt que de tomber dans un énième film de maison hantée avec portes qui claquent et tutti quanti. On fait très vite connaissance avec les petites créatures qui occupent le manoir et qui causent le tourment de la petite Sally. Le film nous met alors dans la position de celle-ci que personne ne croit et tout le suspense repose alors sur ce postulat: arrivera-t-elle à prouver leur existence et par là même à leur échapper ?

Mis en scène sans fioritures et bénéficiant d’effets spéciaux convaincants (les petites bestioles sont bien flippantes!), « Don’t be afraid of the Dark » vaut largement le coup d’oeil d’autant que l’on y retrouve quand même Guy Pearce et Katie Holmes!

Outre la qualité du film, le Blu-ray fait un sans-faute technique!

LES BONUS:

On trouve sur ce blu-ray différents modules dont le making of (l’histoire, les décors et les créatures racontés par Guillermo del Toro et le réalisateur Troy Nixey), les effets spéciaux, les interviews des acteurs ( une vingtaine de minutes) et le court métrage exclusif Latchkey’s lament de Troy Nixey, court-métrage fantastique très intéressant (17 mins).
 
VERDICT:
 
Un blu-ray très recommandable pour les fans de films fantastiques!
 
Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez TF1 Video dès le 6 juin.
 
 



CRITIQUE: DARK SHADOWS

En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant.
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…

Au vu de ce nouvel opus de Tim Burton, nombreux sont ceux qui lui reprochent de ne pas égaler les chefs d’oeuvre tels que « Edward aux mains d’argent » ou encore « Big Fish »! Certes « Dark Shadows » n’a pas la même dimension que ces films-ci mais pas non plus la même ambition! En adaptant la série TV éponyme, Burton a voulu offrir à ses fans une espèce de soap fantastique, une farce délirante hommage aux films de Roger Corman, assaisonnée d’humour noir! La crainte était qu’il fasse du décalage temporel le sujet de son film à la façon des « Visiteurs » mais Burton n’est pas tombé dans le piège! Il n’est prétexte qu’à quelques gags bien sentis, l’objet du film résidant dans l’affrontement entre Barnabas Collins et la sorcière! Brillamment mis en scène, « Dark Shadows » bénéficie également d’effets spéciaux époustouflants et d’une excellent bande originale ponctuée de tubes des années 70 ( ah la scène de sexe sur le Barry White!). Enfin, l’excellente surprise réside dans la prestation géniale d’Eva Green! Un très bon moment!