CRITIQUE BLU-RAY: OKINAWA

LE FILM:

Au plus fort de la guerre du Pacifique, un corps de Marines débarque sur l’île d’Okinawa, où il devient la cible d’un bombardement ininterrompu. L’omniprésence de l’ennemi proche, invisible mais menaçant, cristallise les angoisses les plus profondes des hommes, et les conduit à se rapprocher pour faire face…

Cinéaste à la carrière assez variée, Lewis Milestone est connu pour certains de ses films de guerre comme « A l’Ouest rien de nouveau » ou « la Gloire et la peur » dans lesquels il s’attache à l’humain qui se cache derrière le soldat. C’est également l’objet de ce film en particulier dans sa première partie, dans laquelle il enchaîne différents flash-backs qui nous montrent les soldats de la Compagnie dans leur vie civile et leurs traumatismes (névroses, bégaiement,…). Dans la deuxième partie, les hommes de la compagnie cherchent à trouver l’origine des fusées qui les bombardent inlassablement.

Mis en scène avec efficacité, le film de Milestone est également l’occasion d’apprécier quelques numéros d’acteurs intéressants. On y retrouve, outre Richard Widmark, Karl Malden et les débutants Robert Wagner et Jack Palance! On notera un final au patriotisme outrancier, le film ayant été tourné en pleine guerre de Corée!

Côté technique, la copie présente une définition et des couleurs tout à fait respectables mais reste entachée de diverses rayures, points blancs et autres défauts dus à l’âge du film. Pour le son rien à dire si vous optez pour la VO! Evitez la VF, nasillarde et sans relief!

LES BONUS:

Outre la bande annonce du film, on trouve une présentation du film passionnante (comme toujours) par Patrick Brion (22 mins)!

Disponible en DVD (14,99 euros) et Blu-ray (19,99 euros) chez FILMEDIA dès le 23 mai!

 

CRITIQUE: MOONRISE KINGDOM

Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté…

Après son film d’animation « Fantastic Mr Fox« , Wes Anderson reste dans le thème de l’enfance avec ce film, live cette fois, »Moonrise Kingdom », présenté en ouverture du Festival de Cannes. Dès les premières images, fabuleuse manière de présenter la famille Bishop à travers une visite de la maison toute en travellings, on reconnaît le style du cinéaste. Son goût pour les travellings latéraux, la symétrie de ses plans et son sens du détail sont cette fois au service d’un film tout à la gloire de l’enfance. Sam et Suzy fuient ici le monde des adultes, complètement morne, sclérosé, plein de règles pour goûter à l’aventure, l’insouciance et découvrir le premier Amour, celui pour lequel on est prêt à tout abandonner.

Non seulement le film d’Anderson est souvent drôle mais il est aussi émouvant et bourré de trouvailles qu’elles soient scénaristiques ou visuelles, comme par exemple cette scène où Sam fabrique des boucles d’oreille à Suzy avec des scarabées accrochés à des hameçons! Les deux jeunes comédiens, époustouflants, Jared Gilman et Kara Hayward sont entourés de guest, tous au diapason, Bill Murray, Frances McDormand, Bruce Willis, Edward Norton, Harvey Keitel, Jason Schwartzman…

« Moonrise Kingdom » est une vraie petite merveille extrêmement attachante qui pourrait bien décrocher quelque chose lors de ce Festival de Cannes sans que l’on puisse crier au scandale!