Critique: The Florida Project

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Réalisation Sean Baker
Scénario Sean Baker
Chris Bergoch
Sociétés de production Cre Film
Freestyle Picture Company
June Pictures
Sweet Tomato Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre comédie dramatique
Sortie 20 décembre 2017

Moonee a 6 ans et un sacré caractère.
Lâchée en toute liberté dans un motel de la banlieue de Disney world, elle y fait les 400 coups avec sa petite bande de gamins insolents.
Ses incartades ne semblent  pas trop inquiéter Halley, sa très jeune mère. 
En situation précaire comme tous les habitants du motel, celle-ci est en effet trop concentrée sur des plans plus ou moins honnêtes pour assurer leur quotidien…

A quelques mètres de chez Disney, Sean Baker nous emmène à la rencontre d’une autre Floride, celles des laissés pour compte. On suit la petite Moonee, 6 ans, qui vit avec sa mère dans un Motel réservé aux précaires. Pas de pathos malgré tout, le motel est même peint en mauve comme s’il abritait la Belle au Bois dormant, et les enfants s’amusent et son heureux. Durant deux heures, cette lointaine cousine d’Antoine Doinel nous emportent par sa joie de vivre et sa douce folie, alors que son quotidien n’est que combines et noirceur, jusqu’à un final bouleversant. Tel un ange gardien, Willem Dafoe campe un manager de motel aussi ferme qu’humain avec douceur et conviction, peut -être dans son meilleur rôle. Un grand film pour terminer l’année!

4.5

Critique: le Musée des Merveilles

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Titre original Wonderstruck
Réalisation Todd Haynes
Scénario Brian Selznick
Acteurs principaux
Sociétés de production Killer Films
Cinetic Media
FilmNation Entertainment
Picrow Features
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 120 minutes
Sortie 15 novembre 2017

Sur deux époques distinctes, les parcours de Ben et Rose. Ces deux enfants souhaitent secrètement que leur vie soit différente ; Ben rêve du père qu’il n’a jamais connu, tandis que Rose, isolée par sa surdité, se passionne pour la carrière d’une mystérieuse actrice. Lorsque Ben découvre dans les affaires de sa mère l’indice qui pourrait le conduire à son père et que Rose apprend que son idole sera bientôt sur scène, les deux enfants se lancent dans une quête à la symétrie fascinante qui va les mener à New York.

Deux ans après son chef d’oeuvre « Carol« , Todd Haynes signe son huitième film, présenté en compétition lors du dernier Festival de Cannes. Nous suivons ici la quête parallèle de deux enfants à un demi-siècle d’intervalle. Rose, enfant sourde et muette, part en 1927 à la recherche de sa mère, star du cinéma muet. En 1977, Ben qui a perdu sa mère et n’a jamais connu son père, part à la recherche de ce dernier alors qu’il vient de perdre l’ouïe lors d’un orage. Surprenant idée à priori de la part de Todd Haynes d’adapter un livre pour enfants mais à y regarder de plus près, on retrouve son intérêt pour des personnages exclus, isolés et les amours contrariées. Sur la forme, Haynes rend un vibrant hommage au cinéma muet, racontant l’histoire de Rose en noir et blanc et sans dialogues. La photo du film est somptueuse,  la musique de Carter Burwell est encore une fois fabuleuse et le film fait du bien par son absence totale de cynisme et sa bienveillance.

4.5