CRITIQUE: FLIGHT

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Whip Whitaker, pilote de ligne chevronné, réussit miraculeusement à faire atterrir son avion en catastrophe après un accident en plein ciel… L’enquête qui suit fait naître de nombreuses interrogations… Que s’est-il réellement passé à bord du vol 227 ? Salué comme un héros après le crash, Whip va soudain voir sa vie entière être exposée en pleine lumière.

Après douze ans et « seul au monde » sans quitter l’animation, Zemeckis revient au cinéma live et semble vouloir s’affranchir de son étiquette d’habile faiseur pour enfin gagner ses galons de cinéaste avec un grand C, à l’image d’un Spielberg par exemple.

Dès les premières images du film avec cette femme complètement nue qui sort du lit de Whitaker, dans une atmosphère de débauche (sex, drug and rock’n roll), on est loin de l’ambiance bon enfant des Retour vers le Futur et autres Roger Rabbit. Zemeckis s’adresse maintenant aux adultes et la scène de crash aérien absolument dantesque montre qu’il n’a rien perdu de sa maestria technique. Evoquant (très peu) la folie médiatique et les magouilles du syndicat des pilotes (un peu plus), le film de Zemeckis se concentre plutôt sur l’alcoolisme de Whitaker et sur le cheminement de son héros vers sa rédemption. Inéluctablement, Zemeckis n’évite pas quelques bigoteries très américaines assénées par plusieurs personnages et c’est le principal mauvais point du film. Reste que Flight, remarquablement mis en scène, constitue un divertissement très honnête qui, sous des allures un peu dévergondées, revient tout de même à une morale très bien pensante (avec un final un peu lourdingue). Finalement, le casting est superbe (Impressionnant Denzel Washington et excellents seconds rôles dont John Goodman et Kelly Reilly), le spectacle est au rendez-vous, la morale est sauve et Zemeckis est toujours Zemeckis!

NOTE: 7/10

 

CRITIQUE DVD: LES SEPT VOLEURS

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LE FILM: 8/10

Professeur et scientifique disgracié, Theo Wilkins attend que son vieil ami Paul Mason sorte de prison pour organiser le casse du plus important des casinos de Monte-Carlo. Sa façon de se venger de la société. Avec cinq autres complices, dont une femme, Mason et Wilkins mettent leur plan à exécution le soir où l’établissement accueille un bal fastueux donné par un gouverneur. Si les deux hommes sont certains d’avoir tout prévu, ils doivent faire preuve d’imagination et de sang froid pour surmonter une série d’épreuves inattendues.

Film de braquage réalisé en 1960 par Henry Hathaway, « les Sept Voleurs » respecte à la lettre le canevas de ce genre de films. La première moitié du film montre la préparation du casse, et la seconde moitié voit le casse et le dénouement.
Malgré une première partie un peu bavarde, la classe de la mise en scène d’Hathaway et son casting trois étoiles emportent l’adhésion du spectateur. On retrouve avec bonheur Edward G. Robinson en instigateur du casse, Rod Steiger dans le rôle du cerveau, Éli Wallach le froussard de la bande et la magnifique Joan Collins qui nous gratifie d’un magnifique numéro de danse.

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Cerise sur le gâteau, le film nous réserve un final plein d’ironie vraiment réjouissant. Injustement tombé dans l’oubli, Les Sept Voleurs n’a rien à envier à Ocean’s Eleven!

Technique: 8,5/10

Une copie très satisfaisante proposée sur ce DVD! A noter l’absence de VF mais une Vo limpide!

BONUS: 7/10

Outre la bande annonce et une galerie photos, on trouve les traditionnelles présentations de Patrick Brion et François Guerif ainsi qu’un doc anecdotique sur le film noir.

VERDICT: 8/10

Une petite pépite à découvrir absolument!

Disponible en DVD (14,99 euros) chez Sidonis