CRITIQUE: FLIGHT

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Whip Whitaker, pilote de ligne chevronné, réussit miraculeusement à faire atterrir son avion en catastrophe après un accident en plein ciel… L’enquête qui suit fait naître de nombreuses interrogations… Que s’est-il réellement passé à bord du vol 227 ? Salué comme un héros après le crash, Whip va soudain voir sa vie entière être exposée en pleine lumière.

Après douze ans et « seul au monde » sans quitter l’animation, Zemeckis revient au cinéma live et semble vouloir s’affranchir de son étiquette d’habile faiseur pour enfin gagner ses galons de cinéaste avec un grand C, à l’image d’un Spielberg par exemple.

Dès les premières images du film avec cette femme complètement nue qui sort du lit de Whitaker, dans une atmosphère de débauche (sex, drug and rock’n roll), on est loin de l’ambiance bon enfant des Retour vers le Futur et autres Roger Rabbit. Zemeckis s’adresse maintenant aux adultes et la scène de crash aérien absolument dantesque montre qu’il n’a rien perdu de sa maestria technique. Evoquant (très peu) la folie médiatique et les magouilles du syndicat des pilotes (un peu plus), le film de Zemeckis se concentre plutôt sur l’alcoolisme de Whitaker et sur le cheminement de son héros vers sa rédemption. Inéluctablement, Zemeckis n’évite pas quelques bigoteries très américaines assénées par plusieurs personnages et c’est le principal mauvais point du film. Reste que Flight, remarquablement mis en scène, constitue un divertissement très honnête qui, sous des allures un peu dévergondées, revient tout de même à une morale très bien pensante (avec un final un peu lourdingue). Finalement, le casting est superbe (Impressionnant Denzel Washington et excellents seconds rôles dont John Goodman et Kelly Reilly), le spectacle est au rendez-vous, la morale est sauve et Zemeckis est toujours Zemeckis!

NOTE: 7/10

 

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