Critique Dvd: Un début prometteur

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Réalisation Emma Luchini
Scénario Emma Luchini
Vanessa David
Nicolas Rey
Acteurs principaux
Sociétés de production NoLIta
Les Productions maison
D8 Films
Nexus Factory
Gaumont
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 90 minutes
Sortie 30 septembre 2015

LE FILM:

3.5

Martin, désabusé pour avoir trop aimé et trop vécu, retourne chez son père, un horticulteur romantique en fin de course. Il y retrouve Gabriel, son jeune frère de 16 ans, exalté et idéaliste, qu’il va tenter de dégoûter de l’amour, sans relâche. Mais c’est sans compter Mathilde, jeune femme flamboyante et joueuse, qui va bousculer tous leurs repères…

Après un César du meilleur court-métrage l’an dernier, Emma Luchini (fille de) réalise enfin son premier long métrage en adaptant un roman de son compagnon Nicolas Rey (qui co-écrit le scénario!). Il s’agit ici d’une comédie mélancolique où l’on suit le jeune Gabriel à la poursuite de l’amour, personnalisé par Mathilde, jeune femme joueuse rencontrée dans un bar. Aux côtés de Gabriel, son père soigne sa solitude dans l’horticulture et son frère Martin noie sa déprime dans l’alcool. Deux visions de l’amour, celle des adultes, dépressive et pessimiste, et la sienne, dans l’utopie. Si ce premier film n’est pas parfait, en raison d’une petite baisse de rythme dans le dernier tiers, il séduit malgré tout par ses dialogues finement écrits, sa fantaisie et ses personnages attachants. On se réjouit notamment de retrouver Manu Payet excellent dans un rôle de Droopy alcoolique et le film est illuminé par la grâce de Verle Baetens que l’on avait découverte dans « Alabama Monroe ». Très recommandable!

TECHNIQUE:

4

Une copie assez nette, sans défaut majeur.

BONUS:

4.5

Outre un court making of, on trouve des scènes coupées, un clip, le court-métrage primé aux César et l’interview de la réalisatrice et Nicolas Rey après la cérémonie! Très complet!

VERDICT:

3.5

Une comédie prometteuse dans une très belle édition!

Disponible en DVD (12.99 euros) dès le 24 février

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Critique Dvd: The Major

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  • Date de sortie salles :
    06 novembre 2013
  • Réalisé par :
    Yury Bykov
  • Avec :
    Denis Chvédov, Irina Nizina, Ilya Isayev…
  • Durée :
    1h39min
  • Pays de production :
    Russie
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Mayor
  • Distributeur :
    Zootrope Films

LE FILM:

4

Un jour d’hiver, Serguei Sobolev, un commandant de police locale, est en route vers l’hôpital où sa femme s’apprête à accoucher. Surexcité il conduit trop vite et renverse un enfant qui meurt à la suite de l’accident. Le commandant a deux options : aller en prison ou cacher le crime. Sobolev décide alors de compromettre sa conscience et appelle un collègue pour l’aider.

Si le thème de ce film russe, la corruption généralisée qui gangrène l’ex-URSS,  n’a rien d’original, la forme fait de « the Major » un film réussi. Le réalisateur traite ici son sujet sous la forme d’un polar mené tambour battant; point de salut ni de héros, tout est noir et nous scotche d’un bout à l’autre! Une vraie surprise!

TECHNIQUE:

4

Rien à dire pour le support!

BONUS:

Pas de bonus sur cette édition excepté un petit livret avec une interview du réalisateur!

VERDICT:

4

Un film coup de poing!

Disponible en DVD( 14.99 euros) chez Luminor film

CRITIQUE DVD: SMASHED

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LE FILM: 7/10

Kate et Charlie aiment passer du bon temps ensemble. Ils partagent une passion commune pour la musique, les fous rires… et la beuverie. Mais Kate développe peu à peu un comportement alcoolique dangereusement asocial qui met en péril son emploi de maîtresse d’école. Les choses doivent changer, mais ce changement est loin d’être une partie de plaisir. En devenant sobre, Kate devra assumer les mensonges de sa vie, sa mère, les fondements de son couple…

Débarquant directement en video en France, Smashed est le deuxième long métrage de James Ponsoldt après un inédit chez nous Off The Black. Comédie dramatique indépendante, ce Smashed est plutôt une bonne surprise. Sur le sujet de l’alcoolisme, Ponsoldt nous raconte avant tout une histoire d’amour, à travers le jeune couple interprété par Aaron Paul, le héros de la série Breaking Bad, et Mary Elisabeth Winstead(Boulevard de la Mort, Die Hard 4 et 5 …). Et en centrant son récit sur le couple et sur la prise de conscience de la jeune femme, il évite tout discours moralisateur sur la dépendance. Ponsoldt parvient à jongler habilement entre émotion et humour tout en utilisant les recettes bien connues du cinéma indé comme la caméra à l’épaule, une BO folk, des personnages white trash…

Pas vraiment original, Smashed reste un film très plaisant avec une excellente Mary Elisabeth Winstead aui mérite d’être découvert!

TECHNIQUE: 8/10

RAS! Un DVD nickel !

BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce, on trouve un commentaire audio de la comédienne et du réalisateur, un court making-of (11 mns), la présentation du film au TIFF (Toronto International Film Festival) et des scènes coupées.

VERDICT: 7.5/10

Une découverte qui ravira les amateurs de cinéma Indé!

Disponible en DVD (19,99 euros) chez SPHE dès le 6 mars.

 

CRITIQUE: FLIGHT

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Whip Whitaker, pilote de ligne chevronné, réussit miraculeusement à faire atterrir son avion en catastrophe après un accident en plein ciel… L’enquête qui suit fait naître de nombreuses interrogations… Que s’est-il réellement passé à bord du vol 227 ? Salué comme un héros après le crash, Whip va soudain voir sa vie entière être exposée en pleine lumière.

Après douze ans et « seul au monde » sans quitter l’animation, Zemeckis revient au cinéma live et semble vouloir s’affranchir de son étiquette d’habile faiseur pour enfin gagner ses galons de cinéaste avec un grand C, à l’image d’un Spielberg par exemple.

Dès les premières images du film avec cette femme complètement nue qui sort du lit de Whitaker, dans une atmosphère de débauche (sex, drug and rock’n roll), on est loin de l’ambiance bon enfant des Retour vers le Futur et autres Roger Rabbit. Zemeckis s’adresse maintenant aux adultes et la scène de crash aérien absolument dantesque montre qu’il n’a rien perdu de sa maestria technique. Evoquant (très peu) la folie médiatique et les magouilles du syndicat des pilotes (un peu plus), le film de Zemeckis se concentre plutôt sur l’alcoolisme de Whitaker et sur le cheminement de son héros vers sa rédemption. Inéluctablement, Zemeckis n’évite pas quelques bigoteries très américaines assénées par plusieurs personnages et c’est le principal mauvais point du film. Reste que Flight, remarquablement mis en scène, constitue un divertissement très honnête qui, sous des allures un peu dévergondées, revient tout de même à une morale très bien pensante (avec un final un peu lourdingue). Finalement, le casting est superbe (Impressionnant Denzel Washington et excellents seconds rôles dont John Goodman et Kelly Reilly), le spectacle est au rendez-vous, la morale est sauve et Zemeckis est toujours Zemeckis!

NOTE: 7/10

 

CRITIQUE: ESTHER (2008)

Warner Bros. France

John et Kate forment avec leurs deux enfants, Daniel et Max la cadette, sourde et muette, la famille parfaite. La vie, pourtant, ne les a pas épargnés. Après avoir eu un enfant mort-né, Kate est tombée dans l’alcoolisme et lors d’une de ses crises a failli perdre la petite Max par noyade. Maintenant que tout est rentré dans l’ordre, le couple souhaite adopter pour assouvir cet inextinguible besoin d’amour qu’ils éprouvent pour les enfants. Ils ont le coup de foudre, lors de la visite d’un orphelinat, pour l’adorable Esther, une petite fille modèle. Très vite, le comportement étrange de l’enfant va bouleverser la vie de la famille…

Moi qui pourrait écrire une thèse sur le film d’horreur, m’en étant gavé depuis mon plus jeune âge (Maman s’inquiétait de ma santé mentale!), je dois dire que je ce film m’a littéralement scotché dans mon canapé! Jeune réalisateur espagnol (décidément les spécialistes du genre!) qui n’a pour l’instant guère brillé (Goal 2, la Maison de cire), Collet-Serra prend déjà le temps pour nous raconter son histoire. Le film dure en effet deux heures, chose rare dans ce genre de films, qui durent plutôt autour de 90 minutes habituellement. Il nous laisse donc le temps de découvrir par petites touches cette famille et son passé, puis d’accueillir Esther et d’apprendre à la connaître. Et petit à petit, il fait monter la tension jusqu’à un niveau rarement atteint. Il faut noter la prestation de la jeune actrice qui incarne Esther, hallucinante! On a très vite envie de l’étriper! Le film est joussivement politiquement incorrect, ce qui ne gâte rien. Dans le genre, on en a déjà vu beaucoup mais là, c’est vraiment réussi jusqu’au dénouement vraiment surprenant!

A voir, les portes bien verrouillées!!! 

PS: Moi qui ai un neveu adopté, l’adoption c’est quand même une super aventure! Ce n’est qu’un film!