CRITIQUE DVD: ALCATRAZ

713SRvjI3yL__SL1500_LA SERIE: 7/10

302 prisonniers et gardiens de la célèbre prison d’Alcatraz disparaissent dans d’étranges circonstances en 1963. Cinquante ans plus tard, ils réapparaissent un à un à San Francisco de manière inexpliquée, sans avoir vieilli. Un agent du FBI, Rebecca Madsen, est alors chargé de mener l’enquête, aidé d’un geek
spécialiste de la prison, Diego Soto, et d’un homme mystérieux au passé trouble nommé Emerson Hauser…

Produite par J.J.Abrams, Alcatraz n’aura connu qu’une seule et unique saison faute d’audience. Même si l’on assiste à rien de révolutionnairen cette série de 13 épisodes n’a pourtant rien d’infamant et se montre même assez distrayante. Série policière matinée d’une science-fiction toute abramsienne, Alcatraz propose à chaque épisode une enquête pour retrouver un criminel qui sévit de la même manière que 50 ans auparavant, avant son incarcération sur le Rocher. L’enquête est entrecoupée de flash-backs sur l’incarcération du criminel concerné en 1960 qui permet de voir le quotidien de ces prisonniers au sein d’Alcatraz et cet aspect carcéral est l’une des réussites de la série. Chaque épisode se concentrant sur un criminel en particulier, il représente également une pièce du puzzle qui permet de comprendre ce drôle de voyage temporel.

Efficacement réalisée, cette série, à défaut d’être d’une très grande originalité, se laisse donc regarder avec un certain plaisir, la galerie de criminels étant assez réussie. Au casting, on retrouve entre autres Sam Neill dans un rôle de « men in black » et Robert Forster dans le rôle d’un ancien gardien de la prison.

Malheureusement, tous les mystères ne sont pas résolus à la fin, faute de l’absence de saison 2!

TECHNIQUE: 9/10

Très belle copie proposée sur ce DVD avec notamment une VO explosive!

BONUS: 6/10

On trouve des scènes coupées, une featurette un peu courte sur les décors et un bêtisier.

VERDICT: 7/10

Une série policière  plaisante à défaut d’être révolutionnaire!

Disponible en DVD (29.99 euros) et blu-ray (39.99 euros) chez Warner

 



CRITIQUE: LES BEAUX JOURS

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Les Beaux Jours, c’est le nom d’un centre qui propose aux retraités toutes sortes d’activité, de la poterie à l’informatique en passant par le théâtre. Pour son anniversaire, Caroline, toute jeune retraitée, se fait offrir par ses filles un coffret découverte, dans le but de meubler un peu son temps alors que Philippe, son mari, est encore très occupé. Au départ très hostile, elle y apprendra beaucoup notamment auprès de Julien, le professeur d’informatique quarantenaire…

Cinéaste des histoires d’amour clandestines (Love etc, Rien à faire…), Marion Vernoux revient après 10 ans d’absence pour un film coécrit avec l’auteur du roman dont il s’inspire, Fanny Chesnel (une Jeune Fille aux cheveux blancs). Elle y traite à nouveau d’une relation adultère mais entre une femme de 60 ans et un homme de 40.

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Située à Dunkerque, où les grues et les chantiers décorent le front de mer, l’histoire avait tout pour être un peu sinistre, tout au moins mélancolique. Au contraire, Marion Vernoux façonne son film de manière très légère, souvent drôle sans oublier l’émotion mais en tout cas sans jamais donner de leçon et en évitant les pièges du film à thème. Remarquablement écrit, Les Beaux Jours offre trois rôles magnifiques à trois comédiens en état de grâce: Patrick Chesnais en mari présent sur tous les fronts (professionnel, grand-père, père et un peu moins époux) mais qui s’avoue vite vaincu devant la jeune concurrence incarnée par un Laurent Lafitte magnifique en prof d’informatique victime de son charme et bien sûr une Fanny Ardant qui n’a jamais aussi bien porté son nom tant elle est lumineuse et rayonnante.

Courrez donc voir ce film intelligent et sensible qui saura vous faire réfléchir et vous émouvoir!

NOTE: 9/10