CRITIQUE BLU-RAY: MANIAC

MANIAC

LE FILM: 7.5/10

Frank est le timide propriétaire d’une boutique de mannequins. Sa vie prend un nouveau tournant quand il rencontre Anna, une jeune artiste. Frank commence à développer une véritable obsession pour la jeune fille. Au point de donner libre cours à une pulsion trop longtemps réfrénée – celle qui le pousse à traquer pour tuer…

Remake d’un classique du film d’horreur de 1980 du même nom réalisé par William Lustig, ce projet est l’initiative du producteur français Thomas Langmann qui le proposa alors à Franck Khalfoun. Celui-ci s’entoura de Gregory Levasseur et Alexandre Aja pour l’écriture du script, donnant un touche très frenchie à ce tournage très alléchant.

Maniac, c’est donc l’histoire d’un tueur en série, Frank Zito, autrefois incarné par le répugnant Joe Spinell, qui se venge des femmes en les assassinant après les avoir scalpées. Au lieu de gras et lubrique Spinell, c’est le jeune Elijah Wood qui s’y colle donnant à ce tueur sadique les traits d’un jeune garçon au visage presque angélique. Mais la vraie innovation de ce remake réside dans sa mise en scène. Au lieu de nous proposer un classique film à suspense nous mettant dans la position des victimes, Khalfoun nous offre l’occasion de nous retrouver dans la peau du tueur grâce à un tournage entièrement en caméra subjective. Les seuls moments où le visage du tueur nous est montré sont dans des reflets, des miroirs. Khalfoun choisit donc de se priver d’un vrai suspense pour offrir une version qui tient de l’expérience psychologique et même physique tant l’exercice s’avère assez éprouvant. En effet, il ne se prive pas en matière d’effets gores, ce qui ravira les fans du genre!

Une belle réussite qui montre qu’on peut faire du neuf avec du vieux!

TECHNIQUE: 9/10

Très belle copie qui met en valeur la jolie photo du film et qui ne laisse apparaître aucun défaut même dans les scènes sombres.

BONUS: 9/10

Outre la bande-annonce non censurée, on a droit à un fabuleux making-of de plus d’une heure traîtant de toutes les étapes de la fabrication du film (caméra subjective, musique, effets spéciaux…) jusqu’à la présentation au festival de Cannes!

VERDICT: 8/10

Un blu-ray d’excellence pour un film gore qui ravira les amateurs!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) chez Orange Studio

 


CRITIQUE: MAN OF STEEL

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Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité…

La mode des prequels et autres reboots bat décidément son plein! La DC Comics souhaitant prochainement damer le pion à la Marvel et ses Avengers en sortant un film sur la Justice League, organisation regroupant les super-héros de son écurie (Batman, Superman, Wonder Woman, Green Lantern, etc…), Il fallait d’abord offrir une seconde jeunesse à Superman, comme ce fut le cas avec la trilogie Batman réalisée par Christopher Nolan. En effet, la tentative de Bryan Singer avec Superman Returns fut un échec, précipitant son interprète, Brandon Routh, dans l’oubli.

Christopher Nolan à l’origine du projet, la réalisation est confiée à Zack Snyder (300, Sucker Punch…), chargé de dépoussiérer le mythe. Alors que Christopher Nolan apportait une vraie nouveauté à la franchise Batman en resituant l’action dans un environnement plus réaliste et en apportant des réponses sur son personnage, Snyder, au contraire, s’éloigne de tout réalisme pour satisfaire ses fantasmes de gamin qui prendrait son pied en cassant ses jouets! Après un premier quart d’heure assez emballant, où l’action se passe sur Krypton menacée de disparition, avec une esthétique vraiment intéressante, les choses se gâtent. Une fois Kal-El sur Terre, Snyder multiplie les flash-backs, nous baladant tantôt dans l’enfance de Clark Kent, tantôt dans son adolescence, sans vraiment un vrai fil conducteur et surtout sans apporter de nouveauté par rapport à la version de Richard Donner exceptée la disparition de tout l’humour entourant le côté gaffeur du héros. Enfin, le film vire à mi-parcours dans un maelstrom permanent de bagarres titanesques où immeubles, voitures et camions sont irrémédiablement broyés, déchiquetés, explosés, à l’image de nos yeux et de nos oreilles que vous aurez peut-être pris soin d’achever avec les lunettes 3 D pour quelques euros de plus. La 3 D parlons-en!

Comme souvent malheureusement, outre l’intérêt qu’elle représente pour l’exploitant qui palpe réellement le contenu de votre porte-monnaie, elle n’apporte strictement rien si ce n’est l’inconfort qui rendra ces 2h20 de supplice cinéphile interminables! Vive Christopher Reeves!

NOTE: 2/10