CRITIQUE: THE CALL

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Une adolescente est kidnappée par un tueur en série. Pour la sauver, une opératrice d’un centre d’appel d’urgences va affronter ses propres peurs liées à une tragédie de son passé. Leur seul lien : un téléphone portable. Une course contre la montre commence… Chaque appel pourrait bien être le dernier.

The Call est un vrai cas d’école qui pose et répond à la question: comment foirer complètement en 30 minutes un film qui tenait largement ses promesses dans sa première heure?

Alors que le film était promis à Joel « la Bouse » Schumacher, le projet parvient finalement au réalisateur de l’excellent The Machinist, Brad Anderson. A priori, le spectateur ne perd pas au change!

La première heure de ce thriller nous le confirme, partant d’un postulat assez original. L’héroïne est opératrice d’un centre d’appel du 911 et se retrouve avec la victime d’un kidnappeur au bout du fil. Menée avec beaucoup d’efficacité, cette partie est vraiment haletante d’autant que la jolie Halle Berry ne peut pas faire grand chose à part rassurer la victime et faire marcher son ciboulot pour faciliter le repérage de la jeune fille. Et puis patatras, ce qui devait arriver arriva: au bout d’une heure, le personnage incarné par Halle Berry quitte sa place, part à la recherche du maniaque et le film tombe dans le ridicule vu et revu maintes fois dans ce type de film. Et en guise de conclusion, un final bien réac, à l’Américaine quoi!

NOTE: 4/10

CRITIQUE: INCH’ALLAH

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Dans un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, Chloé, jeune sage femme québécoise accompagne les femmes enceintes. Entre les check points et le mur de séparation, Chloé rencontre la guerre et ceux qui la portent de chaque côté : Rand, une patiente avec qui elle va rapidement se lier d’amitié et Ava, jeune militaire, voisine de palier en Israël. A leur contact, Chloé va progressivement remettre ses repères en question.
Certains voyages font voler en éclats toutes certitudes. Pour Chloé, Inch’Allah est de ces voyages-là.

En prenant pour héroïne une jeune québecoise qui fait quotidiennement la navette entre Israël et un camp palestinien, la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette nous donne son point de vue, celui d’une personne étrangère au conflit. Et l’on suit ce personnage de sage-femme qui s’enfonce inexorablement dans cette situation sans issue. Elle tente de ne diaboliser aucun des protagonistes et simplement de montrer l’absurdité de la situation. Entre la jeune militaire israëlienne qui vit très mal son rôle au check point et ces Palestiniens à bout de leur condition misérable, obligés de trier les décharges pour subsister, personne n’est gagnant. Sous une forme très réaliste, quasi-documentaire, la réalisatrice signe un film qui vous noue les tripes comme rarement et ce, en grande partie grâce à ses comédiennes, Evelyne Brochu et surtout Sabrina Ouazani, qui dégage toujours une présence assez incroyable. Quant à la scène dans laquelle le frère de Rand tente d’attendrir un soldat israëlien en lui parlant foot pour qu’il laisse passer sa sœur, en train d’accoucher, elle restera comme l’une des scènes fortes de l’année cinéma. Bravo!

NOTE: 8/10