CRITIQUE BLU-RAY: LES BEAUX JOURS

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LE FILM: 9/10

Les Beaux Jours, c’est le nom d’un centre qui propose aux retraités toutes sortes d’activité, de la poterie à l’informatique en passant par le théâtre. Pour son anniversaire, Caroline, toute jeune retraitée, se fait offrir par ses filles un coffret découverte, dans le but de meubler un peu son temps alors que Philippe, son mari, est encore très occupé. Au départ très hostile, elle y apprendra beaucoup notamment auprès de Julien, le professeur d’informatique quarantenaire…

Cinéaste des histoires d’amour clandestines (Love etc, Rien à faire…), Marion Vernoux revient après 10 ans d’absence pour un film coécrit avec l’auteur du roman dont il s’inspire, Fanny Chesnel (une Jeune Fille aux cheveux blancs). Elle y traite à nouveau d’une relation adultère mais entre une femme de 60 ans et un homme de 40.

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Située à Dunkerque, où les grues et les chantiers décorent le front de mer, l’histoire avait tout pour être un peu sinistre, tout au moins mélancolique. Au contraire, Marion Vernoux façonne son film de manière très légère, souvent drôle sans oublier l’émotion mais en tout cas sans jamais donner de leçon et en évitant les pièges du film à thème. Remarquablement écrit, Les Beaux Jours offre trois rôles magnifiques à trois comédiens en état de grâce: Patrick Chesnais en mari présent sur tous les fronts (professionnel, grand-père, père et un peu moins époux) mais qui s’avoue vite vaincu devant la jeune concurrence incarnée par un Laurent Lafitte magnifique en prof d’informatique victime de son charme et bien sûr une Fanny Ardant qui n’a jamais aussi bien porté son nom tant elle est lumineuse et rayonnante.

Courrez donc vous procurer ce film intelligent et sensible qui saura vous faire réfléchir et vous émouvoir!

TECHNIQUE : 9/10

Parfait!

BONUS: 9/10

Outre deux courts modules « l’envers du décor » et une scène coupée sans intérêt, le principal réside dans la master class d’1h10 donnée par l’actrice au Forum des Images où on la découvre passionnée, passionnante et pleine d’humour.

VERDICT: 9/10

L’un des grands films de l’année!

Disponible en DVD (19.99 euros) et blu-ray (24.99 euros) chez FranceTV Distribution

 

CRITIQUE: PRISONERS

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Dans la banlieue de Boston, deux fillettes de 6 ans, Anna et Joy, ont disparu. Le détective Loki privilégie la thèse du kidnapping suite au témoignage de Keller, le père d’Anna. Le suspect numéro 1 est rapidement arrêté mais est relâché quelques jours plus tard faute de preuve, entrainant la fureur de Keller. Aveuglé par sa douleur, le père dévasté se lance alors dans une course contre la montre pour retrouver les enfants disparus. De son côté, Loki essaie de trouver des indices pour arrêter le coupable avant que Keller ne commette l’irréparable… Les jours passent et les chances de retrouver les fillettes s’amenuisent…

Trois ans après le choc « Incendies« , le Québecois Denis Villeneuve revient avec cette fois une grosse production américaine et le casting qui va avec: Hugh Jackman, Jake Gyllenhall, Paul Dano et Melissa Leo. Prisoners est cette fois un pur thriller qui ambitionne durant ses 2h30 d’aller au-delà du simple frisson pour poser des questions sur la religion notamment et la vengeance. Les deux missions sont parfaitement remplies; quelque part entre le Silence des Agneaux et Mystic River, Prisoners distille une angoisse qui ne nous lâche pas du film, évitant les artifices type « Jump Scares ». Le travail assez fouillé sur les personnages permet au spectateur de se mettre en situation et de se demander ce qu’il ferait par exemple à la place de Keller qui, tout en priant régulièrement franchit les limites en s’en prenant à celui qu’il croit coupable. Remarquablement interprété et bénéficiant d’une très belle photo, Prisoners n’est pourtant pas sans défaut, notamment son scénario qui multiplie excessivement les fausses pistes et rebondissements au détriment d’une simplicité qui aurait été louable.

Dans le genre, Prisoners reste malgré tout comme ce qui s’est fait de mieux depuis quelques années.

NOTE: 7.5/10