CRITIQUE BLU-RAY: LA GRANDE PARADE

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LE FILM: 10/10

Pendant la Grande Guerre, un jeune Américain de la haute société s’engage. Sur le terrain, il tombe amoureux d’une jolie fermière française…

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Réalisé en 1925 par King Vidor, la Grande Parade constitue sans nul doute l’une des plus belles réussites du cinéma muet. Cette grande fresque de 2h30 traverse les genres avec une vraie fluidité, faisant se croiser le burlesque, le mélo et l’épopée guerrière. Bénéficiant de moyens considérables, la Grande Parade offre de nombreux moments d’une beauté à couper le souffle comme la séparation entre Mélisande et James quand ce dernier part au front. Outre cette formidable histoire d’amour, le film de Vidor met en avant les valeurs humaines et la fraternité, que ce soit entre James et ses compagnons d’armes, dont la vie civile n’aurait jamais permis la rencontre, ou entre James et un ennemi au fond d’une tranchée.

L’un des plus beaux films de tous les temps, tout simplement!

TECHNIQUE: 10/10

Une copie tout bonnement hallucinante pour un film vieux de près d’un siècle! Incroyable!

BONUS: 7/10

Outre un commentaire audio d’un historien et du réalisateur (non sous-titré), on trouve la bande-annonce et un documentaire d’une trentaine de minutes qui offre une plongée passionnante dans le quotidien de la MGM (muet).

VERDICT: 10/10

Un moment de cinéma inoubliable dans une copie d’exception!

Disponible en blu-ray (14.99 euros) chez Warner Bros dès le 8 janvier

CRITIQUE DVD: TRILOGIE BILL DOUGLAS

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LE FILM: 9/10

– My Childhood :
Dans un village minier d’Ecosse, Jamie évoque son enfance et son adolescence face au monde adulte.
– My Way Home :
La grand-mère de Jamie et Tommy est enterrée. Tommy est confié à un orphelinat et Jamie doit vivre chez sa grand-mère paternelle, une femme violente qui accuse la mère de Jamie de ruiner son fils et ne montre d’affection que sous l’emprise de l’alcool.
– My Ain Folk :
Jamie est un bon élève à l’orphelinat. Mais son père le retire contre l’avis des ses professeurs. Ils sont mal accueillis par la famille de sa belle-mère et Jamie retourne chez sa grand-mère. Son père lui trouve du travail à la mine, mais Jamie veut être un artiste. Retour à l’orphelinat. La chance tourne quand Jamie, au cours de son service militaire en Egypte, fait la connaissance de Robert, un jeune Anglais qui l’initie à la lecture.

Tourné entre 1972 et 1978, cette trilogie comprend My Childhood (45 mins), My Way Home (55 mins) et My Ain Folk (71 mins). Dans ces trois film, Bill Douglas raconte son enfance et son adolescence dans la misère, privé de confort certes, mais surtout d’amour. Ce récit d’apprentissage évoque vraiment le travail d’un photographe tant la caméra n’est jamais en mouvement. Le mouvement se fait uniquement dans le cadre. En donnant les rôles principaux à des acteurs non professionnels, la trilogie de Douglas n’est pas sans évoquer la saga Antoine Doinel de Truffaut. Ces films sont également un peu les précurseurs de cette tradition du cinéma social britannique.

Cette trilogie propose outre ses qualités esthétiques évidentes, l’un des oeuvres les plus émouvantes sur l’enfance. Magnifique!

TECHNIQUE: 8/10

Hormis un grain assez présent, la copie est tout à fait satisfaisante.

BONUS: 10/10

Une interactivité de référence! On y trouve :

Documentaire sur Bill Douglas et son oeuvre (60′).
Les 2 seules interviews de Bill Douglas encore disponibles(30′).
Rencontre avec Mamoun Hassan, son producteur (15′).
Rencontre avec Peter Jewell, son assistant et ami (14′).
Court-métrage : Come Dancing, le court métrage de fin d’étude de Bill Douglas (13′)

Cerise sur le gâteau, un livret de 100 pages absolument passionnant !

VERDICT: 9.5/10

Un chef d’oeuvre dans une édition incroyable!

Disponible en édition 2 DVD (39.99 euros) chez UFO Distribution