CRITIQUE: EVE

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  • Date de sortie :
    27 avril 1951
  • Réalisé par :
    Joseph L. Mankiewicz
  • Avec :
    Bette Davis,Anne Baxter, George Sanders…
  • Durée :
    2h18min
  • Pays de production :
    américain
  • Année de production : 1950
  • Titre original : ALL ABOUT EVE
  • Distributeur :
    FOX/1991/ACTION GITANES

Eve Harrington, jeune actrice, reçoit la récompense suprême pour une comédienne, le Sarah Siddons Award, récompense qui, chaque année, signale au monde la plus grande actrice de théâtre. Alors que l’on prononce l’éloge d’Eve dans la salle brillamment éclairée où une foule de célébrités se presse, quelques amis qui l’ont bien connue se souviennent de la carrière d’Eve et de ce qu’elle cache… 8028e2249829b99ad4aaddd169058b32 Quelques mois après le mineur « la Porte s’ouvre« , Joseph L. Mankiewicz réalise ce qui restera comme l’une de ses plus belles réussites, voire son chef d’oeuvre! Une fois de plus, Mankiewicz construit son récit autour d’un flashback visant à retracer l’ascension d’Eve à travers le récit de trois personnages. Avec des dialogues tranchants comme des lames de rasoir, Mankiewicz dépeint un monde du spectacle dans lequel tous les coups sont permis.  Si la diva incarnée par Bette Davis n’attire pas vraiment la sympathie alors qu’on donnerait le bon dieu sans confession à Eve, incarnée par Anne Baxter, l’histoire nous montrera que les personnages portent le masque à merveille, y compris hors de la scène! L’idée de confier le rôle d’Eve à la juvénile Anne Baxter est d’ailleurs l’une des plus grandes trouvaille de l’histoire en terme de casting! Brillant, intelligent, magnifiquement interprété, l’un des plus grands films des années 50! NOTE: 10/10

CRITIQUE: NEBRASKA

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  • Réalisé par :
    Alexander Payne
  • Avec :
    Bruce Dern, Will Forte, June Squibb…
  • Durée :
    1h50min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production : 2013
  • Distributeur :
    Diaphana

Un vieil homme, persuadé qu’il a gagné le gros lot à un improbable tirage au sort par correspondance, cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain, à pied puisqu’il ne peut plus conduire. Un de ses deux fils se décide finalement à emmener son père en voiture chercher ce chèque auquel personne ne croit. Pendant le voyage, le vieillard se blesse et l’équipée fait une étape forcée dans une petite ville perdue du Nebraska qui s’avère être le lieu où le père a grandi. C’est ici que tout dérape. Rassurez-vous, c’est une comédie !

Si pour son sixième long métrage, Alexander Payne n’a pas écrit le scénario, le film s’insère avec une vraie cohérence dans sa filmographie. On y retrouve en particulier le goût du cinéaste pour le road-movie, ce genre qui permet à des personnages, à l’occasion d’un voyage, de se découvrir les uns les autres. Si Sideways suivait une tournée des propriétés viticoles de deux amis ou the Descendants, le voyage d’un père et de ses filles pour retrouver l’amant de sa femme mourante, Nebraska suit le périple d’un fils et de son père pour récupérer un gain fictif.

Payne réussit comme toujours à éviter le pathos et traiter avec légèreté de sujets graves comme ici la fin de vie, les relations père/fils ou le sens de la vie. Si le film se caractérise par une somptueuse photo noir et blanc, c’est comme toujours la qualité des dialogues et la faculté de Payne à naviguer entre le drame et le burlesque qui épate comme lors de cette scène dans laquelle père et fils recherchent au bord de la voie ferrée le dentier égaré. Si les films de ce cinéaste sont toujours si touchants, c’est que ses personnages sont toujours extrêmement justes et le propos universel si bien que chacun ne peut que se retrouver à un moment ou un autre de ses histoires.Cerise sur le gâteau, on retrouve avec plaisir Bruce Dern dans une prestation tour à tour drôle et émouvante.

L’un des grands films de 2014!

Sortie le 2 avril

NOTE: 9/10