Critique: Star Wars – le Réveil de la Force

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Titre original Star Wars Episode VII: The Force Awakens
Réalisation J. J. Abrams
Scénario J. J. Abrams
Lawrence Kasdan
Michael Arndt
Acteurs principaux
Sociétés de production Lucasfilm
Bad Robot
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 135 minutes
Sortie 16 décembre 2015

Dans une galaxie lointaine, très lointaine, un nouvel épisode de la saga « Star Wars », 30 ans après les événements du « Retour du Jedi ».

Quand à la fin des années 90, débute la seconde trilogie Star Wars, avec Papa Lucas aux commandes, la déception est grande chez les fans. Tellement heureux de bénéficier du progrès technique, George Lucas noie ses trois films sous un déluge d’effets numériques, crée des personnages peu attachants ( l’horripilant Jar Jar Binks décrochant la palme), invente des histoires aux scénariis un peu foutraques et s’appuie sur un casting qui ne fait pas l’unanimité. Sept ans après l’épisode III, Disney annonce le rachat de Lucas Films et fait ainsi frémir les fans hardcore qui s’imaginent déjà Skywalker avec des oreilles de Mickey.

Très vite, la firme annonce la mise en chantier d’une nouvelle trilogie (épisodes 7,8,9) et un nom pour réaliser le premier volet: J.J.Abrams, celui là même qui  a su proposer un Mission Impossible 3 des plus convenables, un lifting parfait à la franchise Star Trek ainsi qu’un vibrant hommage à Spielberg (Super 8). Grand fan de la franchise, le cinéaste sentait une pression énorme, celle de combler les fans de la première trilogie tout en promouvant celle-ci auprès d’un nouveau public. Le défi est-il relevé?

Dès les premières images, on est tout de suite rassuré par la présence du logo LucasFilms et l’absence du château de la Belle au Bois dormant, comme si la firme aux grandes oreilles souhaitait vraiment faire oublier sa présence. S’ensuit,  après le résumé inaugural habituel,  une scène magistrale durant laquelle, lors d’une attaque des soldats de l’Empire, un stormtrooper au casque maculé de sang semble gêné par cet étalage de violence des siens et déserte avant de retirer son casque et dévoiler l’un des nouveaux personnages de cette saga, Finn. Sa route croisera ensuite celle de la jeune Rey et tous deux feront équipe pour tenter de retrouver le dernier Jedi, Luke Skywalker. On retrouve avec un immense plaisir les personnages principaux de la première trilogie Han Solo et Chewbacca, Leia, C3Po et R2D2 et JJ Abrams multiplie les références et les citations ( un droïde contenant une carte, une nouvelle « étoile noire », un méchant masqué,…). Certains diront que plus qu’un hommage, Abrams et ses scénaristes ont manqué d’imagination. Si l’on peut comprendre cet argument, force est de constater que le cinéaste est un fan qui sait parler aux fans: retour des personnages clé, combats au sabre, combats spatiaux et surtout retour à un cinéma moins digitalonumérique et aux créatures en latex! Abrams, s’appuyant sur une mise en scène léchée et un vrai sens du cadre, parle à l’enfant qui est en nous en nous replongeant dans un univers familier et rassurant. Toutefois à plusieurs reprises, il nous surprend avec des révélations et des évènements qui arracheront des larmes aux plus émotifs d’entre nous, jusqu’à un plan final absolument bouleversant qui ouvre vers un épisode 8 plus qu’attendu! Le blockbuster dont on rêvait, J.J. l’a fait!

4

 

 

Critique Dvd: The Affair Saison 1

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Série The Affair
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d’origine Showtime
Diff. originale 12 octobre 2014 –21 décembre 2014
Nb. d’épisodes 10

LA SERIE:

4.5

 

 

Un beau jour, au début de l’été, Noah, un homme marié et père dévoué de quatre enfants, fait la rencontre d’Alison, une femme mariée elle aussi, qui pleure la mort récente de son enfant. Dès le premier regard échangé, le coup de cœur est instantané et partagé. Commence alors une relation adultérine qui détruira leurs mariages respectifs et aura des conséquences dramatiques pour chacun des membres de leurs familles…

Si l’idée de départ, la relation extraconjugale d’un père de famille et d’une serveuse, mariée elle aussi, n’a pas grand chose d’original, c’est le traitement qui fait tout l’intérêt de cette série qui s’avère l’une des meilleures du moment! Construite autour de flashbacks, les deux personnages principaux étant soumis à un interrogatoire policier, la série crée d’entrée un suspense le spectateur ne sachant rien des raisons qui conduisent à cet interrogatoire. En outre, chaque épisode est divisé en deux parties, « Noah » et « Alison », qui nous montrent le point de vue de chacun de ces personnages. Le spectateur peut donc parfois revoir les mêmes évènements mais d’un point de vue différent: les tenues changent tout comme les dialogues ! Remarquablement écrite, cette série a le bon goût de créer des personnages originaux, loin des archétypes, évitant de dépeindre Noah comme le dernier des salauds ou Alison comme l’allumeuse de service. Petit à petit, au fil des épisodes, les mystères s’éclaircissent et l’on comprend mieux le passé des deux familles et l’importance des points de vue des personnages. Côté interprétation, c’est le top niveau également, des premiers aux seconds rôles. Une grande série sur le couple, la famille avec un final qui ne nous donne qu’une envie, voir très vite la saison 2!

TECHNIQUE:

4

 

 

Nickel!

BONUS:

3

 

 

On trouve tout un tas de petites featurettes sur la ville où se déroule l’action, les différences de costumes entre les versions et des interventions des acteurs sur leur personnage, le tout d’un intérêt relatif.

VERDICT:

4.5

 

 

A voir absolument!

Disponible en DVD (29.99 euros) chez Showtime