CRITIQUE: PAS DE PRINTEMPS POUR MARNIE

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Mark Rutland sait qu’à chaque nouvel emploi Marnie Edgar déleste ses employeurs. Intrigué par son comportement et attiré par sa fascinante beauté, il l’engage tout de même comme secrétaire-comptable dans sa maison d’édition. Un jour, la jeune femme s’enfuit avec la caisse. Mark s’aperçoit du vol et donne le choix à Marnie entre le mariage ou la dénonciation à la police.

Réalisé juste après les Oiseaux, Pas de Printemps pour Marnie fait partie des films considérés comme mineurs du Maître Alfred Hitchcock. Pourtant c’est loin d’être vrai même si l’accueil critique et public fut des plus tièdes.

Souhaitant à l’origine Grace Kelly pour interpréter sa Marnie, Hitch dut malheureusement changer ses projets, la toute nouvelle princesse de Monaco souhaitant se consacrer à son rôle en Principauté. Etant en tournage des Oiseaux avec Tipi Hedren, le cinéaste eut alors l’idée géniale de lui proposer le rôle dans lequel elle sera absolument splendide. Pour l’épauler, il choisit Sean Connery, connu alors pour son interprétation de 007 et ce choix s’avère des plus payants. Quoi de mieux que la force brute et virile de l’Ecossais pour affronter la mysandrie de Marnie!

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Mais ce qui déstabilisa le public et la critique à l’époque tient au sujet du film qui nous plonge dans la psyché de Marnie, femme frigide et perturbée par des traumatismes liés à son enfance. Sur un scénario extrêmement malin qui n’est pas sans rappeler Sueurs Froides, Hitchcock montre une fois de plus tout son génie de la mise en scène et ce, à de multiples reprises. D’autre part, il termine son film sur une scène assez choquante pour l’époque mais qui reste l’une des plus marquantes de sa filmographie.

Autre réussite du film, sa bande originale qui marque la dernière collaboration d’Hitchcock et Bernard Hermann avant leur brouille est tout simplement magnifique!

Pas de Printemps pour Marnie est incontestablement le dernier grand film d’Hitchcock!

 

NOTE: 9/10

CRITIQUE BLU-RAY: LA MAISON RUSSIE

LE FILM: 7/10


Lors d’un voyage en URSS, l’éditeur anglais Barney Blair fait la connaissance de Dante, un savant soviétique déçu par la timidité de la Perestroïka. Par l’intermédiaire de la séduisante Katya, Dante confie à Barley un dossier contenant des secrets militaires qui pourraient bien changer la face du monde. Ces documents, convoités par les britanniques, vont entraîner Barley et Katya dans le monde obscur et manipulateur de l’espionnage international…

Sorti dans une certaine indifférence en France en 1991, « La Maison Russie » mérite tout de même le coup d’oeil! Réalisé par Fred Schepisi, deux ans après « Un cri dans la nuit » qui valut un prix d’interprétation à Meryl Streep au Festival de Cannes, cette « Maison Russie » est une adaptation d’un roman de John LeCarré qui réunit la belle Michelle Pfeiffer (nomination aux Golden Globes pour ce rôle) et  un Sean Connery en vieil éditeur pépère embarqué dans une affaire d’espionnage! Et si c’est bien d’espionnage dont il s’agit ici, on est plus prêt de « la Taupe » que de « Jason Bourne » côté rythme et action! Point de revolver et de courses poursuites ici mais un jeu de faux semblants subtilement mené, dégageant un parfum de romantisme amplifié par une belle partition de Jerry Goldsmith qui ne lésine pas sur les violons!

« La Maison Russie » constitue donc un bon moment d’espionnage à la papa avec un beau duo d’acteurs et un joli voyage au pays du KGB! La copie est nickel (on est loin de la VHS Delta Video de l’époque!), ce qui ne gache rien!

LES BONUS: 0/10

Pas une bande-annonce, rien, Niet!

VERDICT: 6/10

Une bonne occasion de découvrir un bon film d’espionnage méconnu!

Disponible en DVD (14,99 euros) et bluray (19,99 euros) chez FILMEDIA dès le 21 août