Critique: Continuer

0428920.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Réalisation Joachim Lafosse
Scénario Joachim Lafosse
Thomas Van Zuylen
Acteurs principaux
Sociétés de production Versus Production
Pays d’origine Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 84 minutes
Sortie 23 janvier 2019

Sibylle, mère divorcée, ne supporte plus de voir son fils adolescent sombrer dans une vie violente et vide de sens. Elle va jouer leur va-tout en entraînant Samuel dans un long périple à travers le Kirghizistan. Avec deux chevaux pour seuls compagnons, mère et fils devront affronter un environnement naturel aussi splendide qu’hostile, ses dangers, son peuple… et surtout eux-mêmes !

Deux ans après « l’Economie du couple », Joachim Lafosse revient avec une adaptation d’un livre, « Continuer » de Laurent Mauvigner. Ici, point de huis clos mais un film de grands espaces comme on en voit peu dans le Cinéma européen. Sybille et son fils, jeune homme de 17 ou 18 ans, chevauchent dans la nature hostile du Kirghizistan. Le but de cette épopée pour Sybille, se rapprocher de Samuel et recoller les morceaux d’une relation que la vie a distendue. Lafosse nous épargne les discussions philosophiques et psychanalytiques pour nous offrir un voyage au plus près de la nature, laissant le maximum de place aux corps et réduisant les plages dialoguées au strict nécessaire. Le voyage est dépaysant et bouleversant dans la trajectoire qu’il fait prendre aux deux personnages remarquablement interprétés par Virginie Efira, une fois de plus sublime, et Kacey Mottet Klein qui prend, avec l’âge, une envergure incroyable. Un très beau film sur l’incommunicabilité entre une mère et son fils aussi fort sur le fond que sublime sur la forme!

4.5

CRITIQUE BLU-RAY: JAPPELOUP

513QissVWtLLE FILM: 7.5/10

Au début des années 80, abandonnant une carrière d’avocat prometteuse, Pierre Durand se consacre corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père, il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup. Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, il a de nombreux défauts mais une détente et des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo progresse et s’impose dans le monde de l’équitation. Mais les JO de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988.

Grand passionné d’équitation depuis toujours, il aurait été surprenant que le projet de Jappeloup n’attire pas l’attention de Guillaume Canet. En quatre mois, il en écrivit donc le scénario et la réalisation fut confiée au Canadien Christian Duguay, à la filmographie peu emballante, mais qui est un vrai passionné de cheval.

La surprise est de taille concernant ce film dont il était difficile d’attendre grand chose. Dans le genre du « film sportif », ce Jappeloup tire largement son épingle du jeu. En retraçant le parcours du cavalier Pierre Durand et de sa monture Jappeloup, Duguay propose un film formellement très bien ficelé, offrant en particulier de nombreuses scènes de compétition très efficacement mises en scène, avec un réel soin apporté à l’image. Sur le fond, le scénario de Canet ne se cantonne pas à un simple énuméré des exploits sportifs du duo Durand/Jappeloup mais étoffe largement certains points comme la relation  entre Durand et son père incarné par Daniel Auteuil et également l’histoire d’amour entre le cavalier et Nadia, toutes deux sonnant très justes et ne néglige pas non plus les ambiguités du personnage principal.

Outre les très belles interprétations de Canet et Auteuil, on retrouve avec grand plaisir la comédienne Marina Hands (cavalière et ancienne compagne de Canet) qui irradie totalement l’écran et la révélation Lou de Laage dont on devrait reparler.

Même si Jappeloup n’est pas le film de l’année, il en reste un divertissement de grande qualité, dénué de tout cynisme et dont l’efficacité et la sincérité vous fera dresser les poils sur les bras plus d’une fois! Au galop!!!

TECHNIQUE: 9/10

Au top! Des performances de pur sang!

BONUS: 5/10

Outre la bande-annonce et trois featurettes très courtes et sans intérêt, on trouve également quelques scènes coupées dont une tournée dans le stade des Girondins!

VERDICT: 8/10

Un excellent divertissement dans un bluray top!

Disponible en DVD(19.99 euros) et blu-ray(24.99 euros) chez FPE;

 


CRITIQUE: JAPPELOUP

JAPPELOUP

Au début des années 80, abandonnant une carrière d’avocat prometteuse, Pierre Durand se consacre corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père, il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup. Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, il a de nombreux défauts mais une détente et des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo progresse et s’impose dans le monde de l’équitation. Mais les JO de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988.

Grand passionné d’équitation depuis toujours, il aurait été surprenant que le projet de Jappeloup n’attire pas l’attention de Guillaume Canet. En quatre mois, il en écrivit donc le scénario et la réalisation fut confiée au Canadien Christian Duguay, à la filmographie peu emballante, mais qui est un vrai passionné de cheval.

La surprise est de taille concernant ce film dont il était difficile d’attendre grand chose. Dans le genre du « film sportif », ce Jappeloup tire largement son épingle du jeu. En retraçant le parcours du cavalier Pierre Durand et de sa monture Jappeloup, Duguay propose un film formellement très bien ficelé, offrant en particulier de nombreuses scènes de compétition très efficacement mises en scène, avec un réel soin apporté à l’image. Sur le fond, le scénario de Canet ne se cantonne pas à un simple énuméré des exploits sportifs du duo Durand/Jappeloup mais étoffe largement certains points comme la relation  entre Durand et son père incarné par Daniel Auteuil et également l’histoire d’amour entre le cavalier et Nadia, toutes deux sonnant très justes et ne néglige pas non plus les ambiguités du personnage principal.

Outre les très belles interprétations de Canet et Auteuil, on retrouve avec grand plaisir la comédienne Marina Hands (cavalière et ancienne compagne de Canet) qui irradie totalement l’écran et la révélation Lou de Laage dont on devrait reparler.

Même si Jappeloup n’est pas le film de l’année, il en reste un divertissement de grande qualité, dénué de tout cynisme et dont l’efficacité et la sincérité vous fera dresser les poils sur les bras plus d’une fois! Au galop!!!

NOTE: 7.5/10