Critique Dvd: le Voyage de Fanny

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Réalisation Lola Doillon
Scénario Lola Doillon
Anne Peyregne
Fanny Ben-Ami
Acteurs principaux
Sociétés de production Origami Films
Bee Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 94 minutes
Sortie 18 mai 2016

LE FILM :

4

Du haut de ses 12 ans, Fanny a la tête dure ! Mais c’est surtout une jeune fille courageuse qui, cachée dans un foyer loin de ses parents, s’occupe de ses deux petites soeurs. Devant fuir précipitamment, Fanny prend alors la tête d’un groupe de huit enfants, et s’engage dans un dangereux périple à travers la France occupée pour rejoindre la frontière Suisse. Entre les peurs, les fous rires partagés et les rencontres inattendues, le petit groupe fait l’apprentissage de l’indépendance et découvre la solidarité et l’amitié…

Inspiré de l’histoire vraie de Fanny Ben-Ami, qui dut fuir la France à l’âge de 13 ans pour échapper aux Nazis, « le Voyage de Fanny » est un film assez classique sur la forme mais qui tire toutefois son épingle du jeu. Tout d’abord, le sujet est évidemment passionnant puisqu’il s’agit de la fuite d’un groupe d’enfants juifs, ce qui en fait une histoire pleine d’aventures qui, de fait retient l’attention. D’autre part, le casting d’enfants réunis par la réalisatrice et la capacité de cette dernière à en tirer le meilleur rend certaines scènes assez magiques. Un film qui a en plus le mérite de pouvoir être vu en famille!

TECHNIQUE:

4.5

Très belle copie avec une très belle définition qui fait presque croire à la HD!

BONUS:

4.5

On trouve sur cette édition très complète un making of, une scène d’ouverture alternative, une interview de Fanny Ben-Ami et les essais des enfants.

VERDICT:

4

Une belle édition pour un film utile.

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Metropolitan Video dès le 12 octobre

Critique Bluray: Dix Pour Cent

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Genre Comédie, Drame
Création Fanny Herrero
Production Mother Production
Mon Voisin Productions
Ce qui me meut
Acteurs principaux Camille Cottin
Thibault de Montalembert
Grégory Montel
Liliane Rovère
Fanny Sidney
Laure Calamy
Nicolas Maury
Stéfi Celma
Musique Loïk Dury
Christophe Minck
Pays d’origine Drapeau de la France France
Chaîne d’origine France 2
Nb. de saisons 1
Nb. d’épisodes 6
Durée 52 minutes
Diff. originale 14 octobre 2015
Site web www.france2.fr/emissions/dix-pour-cent

LA SERIE:

4.5

 

 

Mathias, Andréa, Gabriel et Arlette sont les quatre piliers d’une prestigieuse agence de comédiens. Ils forment une famille professionnelle talentueuse, sous l’autorité paternelle du fondateur de l’agence ASK, Samuel Kerr. La mort soudaine de Samuel fait vaciller ce fragile équilibre. Vont-ils réussir à sauver l’agence et à relever le défi que leur posent leurs « stars » ?

Si la Série Française peine généralement à égaler le niveau de sa consoeur d’Outre-Atlantique ou même d’Outre-Manche, de temps en temps une surprise a lieu et c’est le cas ici avec « Dix Pour Cent »! C’est le célèbre agent Dominique Besnehard qui a l’idée de départ d’une série sur les agents artistiques et qui tente de lancer le projet avec Canal +. La chaîne cryptée préférant lancer « Platane », le projet tombe à l’eau et est alors sauvé quelques années plus tard par Cédric Klapisch et France 2. En 6 épisodes, « Dix pour cent » relate le quotidien d’une agence de comédiens dont le patron vient de décéder plongeant ses collaborateurs dans les tourments d’un probable rachat. S’ajoutent à cela les caprices des stars et les états d’âmes des agents! Drôle, irrévérencieuse, cette série bénéficie lors de chaque épisode du cameo d’une star qui interprète son propre rôle: on peut voir dans les épisodes successifs Cécile de France, Line Renaud et Françoise Fabian, Nathalie Baye et Laura Smet, Audrey Fleurot, Joey Starr et Julie Gayet et pour finir François Berléand. Si ces stars s’investissent pleinement dans leur « rôle », dépassant la simple apparition, la grande réussite de la série tient non seulement à son écriture exceptionnelle mais bien sûr à son casting: tous offrent des prestations admirables à l’image de Thibaut de Montalembert en patron intraitable ou Camille Cottin en agent qui n’hésite pas à donner de sa personne pour arriver à ses fins!

LA série française de l’année!

TECHNIQUE:

5

 

 

Absolument parfait!!!

BONUS:

Pas de bonus ici et c’est très dommage!

VERDICT:

4.5

 

 

Indispensable!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez TF1 Vidéo

Critique: la Belle saison

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  • Date de sortie :
    19 août 2015
  • Réalisé par :
    Catherine Corsini
  • Avec :
    Cécile de France, Izia Higelin, Noémie Lvovsky…
  • Durée :
    1h45min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    Pyramide Films

1971. Delphine, fille de paysans, monte à Paris pour s’émanciper du carcan familial et gagner son indépendance financière. Carole est parisienne. En couple avec Manuel, elle vit activement les débuts du féminisme. Lorsque Delphine et Carole se rencontrent, leur histoire d’amour fait basculer leurs vies…

Deux ans après « Trois mondes », Catherine Corsini réalise avec « la Belle Saison » son neuvième long métrage. A travers l’histoire d’amour entre Delphine et Carole, la réalisatrice nous parle à la fois du mouvement féministe dans les années 70 mais aussi de l’homosexualité et de la difficulté à l’assumer. Au sens plus large, il s’agit ici de la difficulté à imposer ses choix dans une une société excessivement normée. La grande réussite du film réside, comme le dit Carole, dans sa façon d' »être pour les femmes et non contre les hommes »! Catherine Corsini a ainsi éviter de sombrer dans la caricature, notamment avec le personnage de Manuel, fiancé de Carole, qui la met face à ses contradictions tout en lui laissant le choix jusqu’au bout, toujours dans l’écoute. La réalisatrice montre également merveilleusement bien la difficulté de mener un combat pour soi alors qu’il est plus facile de se battre pour une cause plus universelle. Si « la Belle saison » brille par son intelligence, sa sensibilité, les pistes de réflexion qu’il ouvre, et son utilité dans le contexte actuel,  le plaisir est total avec ce lumineux duo de comédiennes Izia Higelin/Cécile de France.

Emouvant et important, « la Belle saison » est surtout une belle réussite!

4.5

CRITIQUE: MÖBIUS

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Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d’un puissant homme d’affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Grégory va rompre la règle d’or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré. Naît entre eux une passion impossible qui va inexorablement précipiter leur chute.

Huitième long métrage d’Eric Rochant, ce Möbius suscitait beaucoup d’attentes de la part des cinéphiles tant le temps a paru long depuis la dernière réussite de ce dernier, les Patriotes, en 1994, brillant et passionnant film d’espionnage. Entre temps, Rochant réalisa quatre films (très) mineurs mais rien à la hauteur de son film sur le Mossad.

La bonne nouvelle, c’est qu’on retrouve le Rochant de 1994! Contrairement à ce que laisse présager la bande-annonce, ce nouveau film d’espionnage évite quasiment toute scène d’action (une seule en fait!) pour nous proposer une vraie histoire d’espionnage avec une histoire de finances, de services secrets russes, américains ou français et les inévitables agents doubles. Même si le couple vedette Jean Dujardin/Cécile de France nous fait inévitablement penser au duo Cary Grant/Ingrid Bergman des Enchaînés d’Hitchcock, c’est surtout les romans ultra complexes de John Le Carré que le film évoque. Réalisé avec une classe folle et magnifiquement interprété, même si l’accent russe de l’agent Lioubov, incarné par Dujardin, n’est pas toujours convaincant et même si la participation de Tim Roth relève plus de l’anecdote, ce Möbius est un régal pour les amateurs de casse-tête et propose une love story assez emballante!

NOTE: 7/10

CRITIQUE DVD: SUPERSTAR

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LE FILM: 7/10

Comme tous les matins, Martin Kazinski se lève pour aller travailler. Mais ce jour là est différent de tous les autres, des centaines de personnes le reconnaissent dans la rue et rapidement la foule s’amasse autour de lui. Pourquoi ? Qu’à t-il fait pour devenir célèbre ? Et surtout comment redevenir la personne « banale » qu’il a toujours été ?…

En 2008, dans A l’Origine, le personnage incarné par François Cluzet faisait la une des journaux par ses multiples impostures. Quatre ans après, Xavier Gianolli nous propose de suivre Martin Kazinski, un inconnu propulsé sous les feux de la rampe sans qu’il ne l’ait souhaité ni qu’il ne sache pourquoi. L’objet de ce scénario totalement kafkaïen n’est pas de comprendre comment cet homme est devenu connu de tous mais plutôt de disséquer le mécanisme de la célébrité au 21ème siècle et de dresser une critique acide du voyeurisme de nos sociétés. Mené avec rythme et porté par une mise en scène au cordeau, ce film, à la fois comédie et thriller médiatique, se laisse regarder avec  plaisir teinté d’un certain malaise! En effet, les médias en prennent pour leur grade mais le citoyen lambda également dans sa propension à ériger en Dieu n’importe qui pour le descendre plus bas que terre à la première occasion!

Côté casting, Cécile de France est parfaite dans son rôle de productrice télé et le choix de Kad Merad est finalement justifié tant il incarne à la perfection le type « banal »!

TECHNIQUE: 8/10

Rien à dire sur la copie proposée sur ce DVD, bon travail!

BONUS: 6/10

Outre la bande-annonce du film, on trouve une courte interview de Xavier Gianolli (7 mins) et un très bon court-métrage de Gianolli en N et B, l’Interview, avec Mathieu Amalric.

VERDICT: 7/10

Une bonne surprise loin des pochades habituellement prisées par son interprète!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) chez Wild Side Video dès le 23 janvier.

 


AU-DELA (2010)

Au-delà est l’histoire de trois personnages hantés par la mort et les interrogations qu’elle soulève. George est un Américain d’origine modeste, affecté d’un « don » de voyance qui pèse sur lui comme une malédiction. Marie, journaliste française, survit miraculeusement au tsunami qui frappe Phuket (une scène aux effets spéciaux d’un autre âge!) et en est durablement bouleversée. Et quand Marcus, un jeune garçon de Londres, perd son frère jumeau, il se met désespérément en quête de réponses à ses interrogations. George, Marie et Marcus sont guidés par le même besoin de savoir, la même quête. Leurs destinées vont finir par se croiser pour tenter de répondre au mystère de l’Au-delà.

Grande était ma crainte de voir le grand Clint se perdre dans une « Shyamalanerie » comme pouvait le laisser présager la bande annonce. Ce n’est pas le cas et c’est déjà une bonne chose. Plutôt qu’un thriller mâtiné de surnaturel, Eastwood livre une espèce de mélodrame métaphysique mettant en parallèle trois histoires plutôt à la façon Lelouch, et l’on ne peut pas dire que cela fonctionne. Toute la partie française compètement dénuée d’intérêt fait, dans la forme, fait furieusement penser à un mauvais téléfilm de TF1 et la pauvre Cécile de France s’est bel et bien noyée dans son rôle. C’est l’histoire du petit londonien qui est de loin la plus intéressante, celle du médium frôlant plus d’une fois le ridicule. Au bout de deux heures interminables, les trois histoires finissent enfin par se rejoindre d’une manière plus que tirée par les cheveux en nous assénant la morale suivante: les vivants sont plus importants que les morts. M. Eastwood, je vous en supplie, je pensais que vous aviez touché le fond avec Invictus mais ça commence à faire beaucoup. Ne nous laissez pas là-dessus!