Critique bluray: Boardwalk Empire saison 5

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LA SERIE:

4.5

 

Dans les années 1920, l’homme d’affaires Nucky Thompson décide de se lancer dans le commerce d’alcool à Atlantic City pourtant sévèrement réprimé par la prohibition puis de s’essayer à la politique. Il a épousé Margaret Schroeder, une jeune femme qui était venue lui demander de l’aide et sur laquelle il compte maintenant pour gagner une certaine respectabilité. L’exacerbation de la concurrence entre les gangs de New York, New Jersey, Philadelphie et Chicago qui veulent étendre leur territoire, complique la vie de Nucky…

Créée par Martin Scorsese, la série Boardwalk Empire tire sa révérence sur une cinquième saison plus courte que les précédentes (seulement 8 épisodes) mais comme l’une des meilleures peut-être avec la saison 2. Empreinte d’une certaine émotion, cette saison laisse planer l’ombre de la crise et sonne le glas de la prohibition et la fin d’une époque. Parsemée de flash-backs nous faisant découvrir la jeunesse et les débuts de Nucky Thompson, cette saison boucle la boucle avec nostalgie et laisse l’impression d’une oeuvre d’une richesse assez dingue. Boardwalk Empire reste comme le cours d’histoire américaine le plus passionnant qui soit en même temps qu’une oeuvre ô combien importante! Dommage que ce soit terminé!

TECHNIQUE:

4.5

 

Excellentissime à tous points de vue!

BONUS:

4

 

On trouve ici un doc « les repérages pour la promenade » sur les lieux de tournage (18 mins) ainsi que sur un 4ème disque (DVD) les deux premiers épisodes de la nouvelle série HBO « the Knick »!

VERDICT:

4.5

 

Formidable saison finale d’une série monumentale!

Disponible en DVD (39.99 euros) et bluray (49.99 euros) chez Warner Bros

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Critique Bluray: Boardwalk Empire Saison 4

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LA SERIE: 8/10

Dans les années 1920, l’homme d’affaires Nucky Thompson décide de se lancer dans le commerce d’alcool à Atlantic City pourtant sévèrement réprimé par la prohibition puis de s’essayer à la politique. Il a épousé Margaret Schroeder, une jeune femme qui était venue lui demander de l’aide et sur laquelle il compte maintenant pour gagner une certaine respectabilité. L’exacerbation de la concurrence entre les gangs de New York, New Jersey, Philadelphie et Chicago qui veulent étendre leur territoire, complique la vie de Nucky…

Dans cette quatrième saison de la célèbre série HBO, Nucky Thompson semble de plus en plus isolé, menacé par la concurrence mais aussi par un sbire de J.Edgar Hoover qui a juré de le faire tomber. Pour concurrencer l’alcool, la drogue fait également son apparition! On retrouve les personnages habituels et de nouveaux comme le Docteur Narcisse, incarné par l’excellent Jeffrey Wright ou le neveu de Nucky Thompson. Toujours magnifiquement mis en scène et disposant de moyens considérables, la série trouve un nouveau souffle avec cette quatrième saison de grande qualité!

TECHNIQUE: 10/10

Un must à tous les niveaux!

BONUS: 7/10

Outre un résumé de la saison 3, on trouve également un sujet sur l’Onyx Club ainsi qu’un sujet sur le personnage d’Harrow (la « gueule cassée ») sans oublier l’interactivité habituelle sur cette série permettant d’afficher des infos sur les lieux et personnages pendant le visionnage.

VERDICT: 8.5/10

Une très bonne saison d’une série magistrale dans une très belle édition!

Disponible en dvd (39.99 euros) et bluray (49.99 euros) chez HBO/Warner

 



CRITIQUE BLU-RAY: FARGO

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  • Réalisé par :
    Joel Coen, Ethan Coen
  • Avec :
    Frances McDormand, William H. Macy, Steve Buscemi…
  • Durée :
    1h37min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  1995
  • Titre original : FARGO
  • Distributeur :
    POLYGRAM

LE FILM: 9/10

Ecrasé de dettes, Jerry Lundegaard, modeste vendeur de voitures à Minneapolis, se met en cheville avec deux petits malfrats qui doivent enlever sa femme, Jean. Jerry espère récupérer la majeure partie de la rançon d’un million de dollars que son cupide et richissime beau-père ne manquera pas de verser pour récupérer sa fille. Seulement les deux ravisseurs abattent un policier et deux témoins gênants. L’enquête est confiée au chef de la police, Marge Gunderson, enceinte, dont c’est la première affaire criminelle…

Après la Palme d’Or avec Barton Fink, les frères Coen se lancent dans leur plus gros projet qui sera malheureusement un flop retentissant, le Grand Saut. Pour se refaire, les deux frères reviennent aux sources avec Fargo, un film dans la droite lignée de leur premier film Sang pour Sang.

Ils s’intéressent ici à un fait divers sordide pour en faire une comédie noire irrésistible dans laquelle seul le sang apporte de la couleur aux paysages enneigés du Minnesota. Les Coen dressent le portrait de personnages tous plus stupides les uns que les autres comme ils s’en sont fait une spécialité et s’appuient sur un casting exceptionnel avec William H Macy en vendeur de voitures dépassé par les évènements qu’il a déclenché, Steve Buscemi en truant à la petite semaine et bien sûr Frances McDormand, policière enceinte à l’accent à couper au couteau, qui décroché l’Oscar de la meilleure actrice! Une des grandes réussites du duo!

TECHNIQUE: 8/10

Définition et contrastes au rendez-vous malgré un grain très présent!

BONUS: 1/10

La bande annonce et c’est tout!

VERDICT: 9/10

Un polar culte forcément indispensable!

Disponible en bluray (14.99 euros) chez MGM/UA

CRITIQUE: RESERVOIR DOGS, PREMIERS PAS D’UN GENIE

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Après un hold-up manqué, des cambrioleurs de haut vol font leurs comptes dans une confrontation violente, pour découvrir lequel d’entre eux les a trahis.

Après 20 ans de carrière et quelques semaines après la sortie de son chef d’oeuvre, Django Unchained, il est amusant de revenir sur le premier long métrage de l’enfant terrible du cinéma hollywoodien, Quentin Tarantino. Quand Reservoir Dogs débarque sur la Croisette en 1992, tous les cinéphiles savent qu’ils découvrent un réalisateur hors du commun.

Plusieurs choses surprennent par-dessus tout: son goût pour une violence extrême qui voit l’écran se teinter de rouge à de nombreuses reprises, l’audace narrative dont il fait preuve n’hésitant pas à éclater son récit et enfin son sens du dialogue et ce, dès la première scène lors de laquelle les gangsters dissertent autour de leur petit déjeuner sur le sens profond de la chanson de Madonna « Like a Virgin ».

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D’autres éléments s’avèreront annonciateurs de ce que sera la suite de la carrière de celui que l’on nommera QT:

– l’Amour du film de genre et l’hommage permanent qu’il lui rend.

En effet, Tarantino choisit pour son premier film de réaliser un pur film de braquage, mais en déstructurant son récit. Alors que les nombreux films dont il s’inspire suivent à peu près le même schéma (recrutement, préparation, casse, conclusion), Tarantino alterne le présent (les conséquences d’un hold-up foireux!) et la passé avec des séquences lors desquelles on voit le recrutement de chaque membre, l’objet de son scénario étant de savoir lequel de ces membres peut-il bien être une taupe! Tout en retravaillant ce matériau de base, il parsème son film de divers hommages parmi le cinéma hong-kongais (notamment Ringo Lam ou John Woo), le western spaghetti (la scène finale avec les trois personnages qui se braquent très fortement inspirée du Bon, la Brute et le Truand), et différents films comme les Pirates du Métro (le nom des gangsters) ou l’Ultime Razzia de Kubrick (pour le récit déstructuré).

– L’Hommage à la culture populaire

Dès la scène d’ouverture et cette discussion de quasiment 5 minutes sur le sens profond de Like A Virgin, QT imprime tout de suite sa marque de fabrique. Dans ses films, les personnages y parleront musique, films, mode ou série TV.

– Des bandes originales composées de morceaux piochés dans sa collection de vinyles

Dans cet opus, Tarantino a concoté une BO intégralement composée de morceaux des années 70 dont ressortent particulièrement Little Green Bag de George Baker ou Stuck in the Middle with You de Stealers Wheel, ce dernier rythmant l’une des scènes de torture les plus marquantes de l’histoire du Cinéma.

– L’Amour des acteurs et une volonté de composer des castings hétéroclites (anciennes gloires et stars montantes)

Ici, QT réunit Lawrence Tierney ( comédien assez prolifique dans les 40’s et 50’s), Harvey Keitel (un peu dans le creux de la vague à l’époque) et une ribambelle de comédiens qui exploseront à ce moment-là comme Tim Roth, Steve Buscemi, Michael Madsen ou Chris Penn.

Enfin, détail amusant, qu’on ne peut que remarquer avec du recul, Reservoir Dogs est truffé de clins d’oeil aux films suivants du réalisateur:

– Les costumes des personnages sont identiques à ceux de Travolta et Samuel L. Jackson dans Pulp Fiction,

– le vrai nom du personnage interprété par Michael Madsen est Vega comme celui interprété par Travolta dans Pulp Fiction,

– les braqueurs parlent de Pam Grier en voiture, actrice que QT fera jouer dans Jackie Brown,

– on y parle également d’une dénommée Alabama, nom du personnage interprété par Patricia Arquette dans True Romance (film de Tony Scott écrit par QT)

– L’agent de probation du personnage interprété par Michael Madsen est Scagnetti comme l’un des personnages de Tueurs Nés (autre scénario de QT)

Premier film très réussi, le film de QT a eu le mérite d’inspirer toute une génération de chiens fous avec plus ou moins de réussite. Dans cette nouvelle brèche se sont engouffrés Roger Avary, Robert Rodriguez, Inarritu,…

Disponible en blu-ray (14.99 euros) chez Metropolitan

DELIRIOUS (2006)

Memento Films

Les Galantine est seul dans la vie. Sa seule passion, c’est traquer les vedettes en espérant « le cliché qui tue » et essayer d’en vivre. Un jour, alors qu’il planque pour photographier la star de la pop Kharma; il rencontre Toby, un jeune SDF qu’il prendra un peu plus tard comme assistant. Par hasard, Toby va entamer une liaison avec Kharma et devenir lui aussi une star…

Tom DiCillo, après « ça tourne à Manhattan » ou « une vraie blonde », reste dans le domaine du cinéma et de la célébrité avec une certaine réussite. Le scénario, très malin, manie la tendresse et le cynisme à la fois. Le personnage de Steve Buscemi est drôle et terriblement pathétique; sans ami, il ne vit que dans le but de faire LA photo. Son acolyte, incarné par le magnétique Michael Pitt, véhicule ,tout en étant fasciné par les paillettes, un certain détachement. Quand ce dernier franchira la frontière entre l’anonymat et le star-system, c’est un cataclysme que va subir le personnage de Les Galantine. La réussite de DiCillo dans ce film, c’est d’avoir su, sous des allures de petite comédie sympa, mener une vraie réflexion sur la célebrité et la condition des fans, au niveau de ce qu’il avait déjà fait avec « ça tourne à Manhattan »!