Critique Bluray: Ocean’s 8

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Réalisation Gary Ross
Scénario Gary Ross
Olivia Milch
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Smokehouse
Village Roadshow Pictures
Larger Than Life Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre film de casse
Durée 110 minutes
Sortie 13 Juin 2018

LE FILM:

2.5

La soeur de Danny Ocean, Debbie, rassemble les talents d’une équipe de pros de l’arnaque pour voler un collier estimé à 150 millions de dollars pendant le très prisé Met Ball de New York et ainsi réaliser le plus gros coup jamais orchestré par les Oceans’.

Après Ocean’S 11, 12 et 13, Gary Ross, le réalisateur d’Hunger Games s’entend avec Soderbergh pour nous refaire le casse du siècle mais avec une équipe de filles, comme cela vient d’être fait pour les Ghostbusters. Il s’agit donc ici de la soeur de Danny Ocean, incarnée par Sandra Bullock qui monte un gang pour voler un collier inestimable. Le film est donc calqué sur ses modèles masculins avec une partie recrutement, une partie préparation et le casse en lui-même. On retrouve un casting hétéroclite, avec ici Cate Blanchett, Anne Hattaway ou encore Rihanna, la même utilisation de la musique et un montage similaire. Le produit est bien ficelé, sans surprise, tout le monde est là pour le cacheton. Ca se regarde et ça s’oublie…

TECHNIQUE:

4.5

C’est parfait à tous points de vue!

BONUS:

2.5

On trouve ici deux scènes coupées et trois featurettes constituant un making of sympathique!

VERDICT:

2.5

Un casse qui se regarde et s’oublie aussi vite…

Dispo en DVD et Bluray (19.99 euros) chez Warner Bros

 

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Critique Bluray: Coffret Speed

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LES FILMS: 8/10 et 3/10

– Speed : 
Piégé par un dangereux psychopathe, un bus menace d’exploser avec tous ses passagers s’il ralentit en dessous de 80 Km/h. Jacques Traven, jeune recrue de la Police Fédérale de Los Angeles, parvient à monter à bord. Commence alors une effroyable course contre la mort… 
– Speed 2 : Cap sur le danger : 
Pour se faire pardonner de lui avoir caché qu’il faisait partie de l’antigang de L.A., le nouveau fiancé d’Annie l’emmène faire une croisière paradisiaque aux Caraïbes. Mais tout ne va pas se passer exactement comme elle l’espérait… Un dangereux mais génial informaticien a décide de prendre les commandes du paquebot et de le transformer en terrible machine de destruction…

Quand le directeur de la photographie de John McTiernan, Ridley Scott ou Paul Verhoeven, Jan deBont, passe à la réalisation en 1994, c’est une vraie bombe qui explose dans le Cinéma d’action! Après une intro haletante dans un ascenseur et avant un final terrible dans le métro, le Batave nous envoie dans un bus menaçant d’exploser si l’on ralentit! Un jeune flic incarné par la star montante Keanu Reeves va faire équipe avec l’une des passagères, la peu connue à l’époque Sandra Bullock pour contrecarrer les plans du psychopathe Dennis Hopper! Mis en scène avec une véritable efficacité, Speed multiplie les rebondissements à un rythme que l’on n’avait encore jamais vu, coupant le souffle au public durant toute la projection! Culte!

Après un détour vers le film catastrophe tendance climatique avec Twister, Jan deBont entreprend une suite au carton Speed mais sans Keanu Reeves qui préfère alors jouer aux côtés d’Al Pacino dans l’Associé du diable. C’est le falot Jason Patric qui le remplace, propulsant ainsi Sandra Bullock en haut de l’affiche et le méchant est incarné par Willem Dafoe. Au revoir le bus et place cette fois à un bateau de croisière! Cette suite est complètement ratée, avec une Sandra Bullock à tarter, un Jason Patric fade au possible et un Dafoe qui cachetonne, se contentant de cabotiner. Quant au scénario, il empile les scènes d’action au mépris de toute vraisemblance et les dialogues ineptes!

TECHNIQUE: 7/10 et 9/10

Le premier volet est convenable même si la définition semble perfectible; le son est à la fête avec une VO HD d’une efficacité diabolique. Le second volet est un must à tous les niveaux!

BONUS: 2/10

Pas grand chose à se mettre sous la dent. Le peu proposé est sur le second volet, un making of d’époque sans sous titres (!).

VERDICT: 6/10

Un coffret qui vaut pour un premier volet culte!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Fox

CRITIQUE BLU-RAY: GRAVITY

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  • Réalisé par :
    Alfonso Cuaron
  • Avec :
    Sandra Bullock, George Clooney
  • Durée :
    1h30min
  • Pays de production :
    Grande-Bretagne Etats-Unis
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Gravity
  • Distributeur :
    Warner Bros

LE FILM: 9/10

La critique est ici

TECHNIQUE: 10/10

Le bluray de Demo par excellence! Si l’image est d’une perfection absolue, le son HD (dans les deux langues!) est à couper le souffle, un modèle d’immersion totale qui remue les tripes!

BONUS: 10/10

Un making of chapitré de près de 2h30 qui détaille le processus de fabrication incroyable du film, un sujet sur la pollution spatiale et le court-métrage de Jonas Cuaron! Quand qualité rime avec quantité!

VERDICT: 9.5/10

Un film évènement dans un bluray qui fera date!

Disponible en DVD (19.99 euros), bluray (24.99 euros) et bluray 3D (29.99 euros) chez Warner Bros dès le 26 février.




CRITIQUE: GRAVITY

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Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre – et la moindre chance d’être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d’autant plus qu’à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d’oxygène qu’il leur reste.

Mais c’est peut-être en s’enfonçant plus loin encore dans l’immensité terrifiante de l’espace qu’ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre…

Depuis plusieurs semaines et la projection du film au festival de Venise, Gravity génère un enthousiasme presque déraisonnable que ce soit de la part de la presse que de la blogosphère. On fait du dernier film d’Alfonso Cuaron, réalisateur de l’immense « les Fils de l’Homme », l’égal de « 2001, Odyssée de l’Espace » ou « Solaris ». Il est donc temps de remettre les choses à leur place.

Kubrick ou Tarkovski proposaient à travers leur film de vraies réflexions métaphysiques et offraient de multiples niveaux de lecture, ce qui est loin d’être le cas ici par la faute d’un scénario plus que basique et fondé sur un postulat quand même assez couillon: si j’en crois le personnage principal incarné par Sandra Bullock, malgré la batterie de tests physiques et psy supportés par les spationautes, on envoie dans l’espace une femme complètement traumatisée par la mort de sa fille de 4 ans! Difficile à gober mais n’allez pas croire que je n’ai pas aimé Gravity! Tout l’intérêt du film est ailleurs!

La force du film est de parvenir justement avec deux personnages et un scénario griffonnés sur un coin de table à proposer l’une des expériences cinématographiques les plus dingues de tous les temps. Grâce au génie de mise en scène de Cuaron et à son utilisation des dernières technologies, le ressenti provoqué par Gravity va jusqu’aux sensations physiques. En tant que pourfendeur de la 3D que je trouve dans la grande majorité des cas complètement inutile, inconfortable et onéreuse, je dois bien avouer que Cuaron justifie à lui seul l’utilité du procédé. Il est même inconcevable de voir le film autrement qu’en 3D tant tout l’intérêt réside ici. Autre point fort du film, il permet de voir, une fois n’est pas coutume, une Sandra Bullock convaincante! Si Gravity n’est pas le chef d’œuvre annoncé, c’est bien l’une des attractions les plus folles jamais proposées et c’est pour ça qu’il faut aller le voir! Etouffant, planant, vertigineux, Gravity est LA sensation de l’année!

NOTE: 9/10

 

CRITIQUE: EXTREMEMENT FORT ET INCROYABLEMENT PRES

Oskar Schell, 11 ans, est un jeune New-Yorkais à l’imagination débordante. Un an après la mort de son père dans les attentats du World Trade Center, le « jour le plus noir », selon l’adolescent, il découvre une clé dans les affaires du défunt. Déterminé à maintenir un lien avec l’homme qui lui a appris à surmonter ses plus grandes angoisses, il se met en tête de trouver la serrure qui correspond à la mystérieuse clé. Tandis qu’il sillonne la ville pour résoudre l’énigme, il croise toutes sortes d’individus qui, chacun à leur façon, sont des survivants. Chemin faisant, il découvre aussi des liens insoupçonnés avec son père qui lui manque terriblement et avec sa mère qui semble si loin de lui, mais aussi avec le monde déconcertant et périlleux qui l’entoure…

Petite précision pour commencer: même s’il s’agit de l’adaptation d’un best-seller, je ne vous parlerai pas de la qualité de celle-ci, n’ayant pas lu le livre. Ceci étant, voilà typiquement le film que j’étais prêt à démolir car il contenait en germe tout ce que j’exècre: une bande-annonce débordante de pathos, un duo de comédiens soit capable du pire (Tom Hanks), soit incapable du bon (Sandra Bullock), un enfant malheureux, une couche de 11 septembre et un titre à la con: qui dit mieux ? Et bien, le résultat n’est pas si honteux!

Stephen Daldry est un cinéaste à la production tout à fait honnête (Billy Elliott, The Hours, The reader) avec une légère tendance à appuyer parfois un peu fort côté émotion et il le confirme avec ce film surlignant les passages où il faut verser sa larme avec les notes dégoulinantes d’Alexandre Desplats. Concernant le duo de comédien cité plus haut, il est finalement assez en retrait ce qui est très positif. Le traitement du « 11 Septembre » relève quant à lui de l’anecdote expliquant seulement la cause du décès du père qui aurait très bien pu mourir dans un incendie quelconque. Le noeud du film tient en fait au fils, brillamment incarné par le jeune Tomas Horn, vraisemblablement porteur de troubles autistiques et faisant de cette histoire de clé une quête pour se rapprocher de défunt père. Et de ce côté-là, c’est assez réussi tant ce gamin est touchant et la vision de l’autisme très proche de la réalité!

« Extrêmement fort et incroyablement près » n’est donc pas l’immonde navet attendu mais une petite guimauve tout à fait comestible!

CRITIQUE: THE BLIND SIDE (2009)

Alcon Entertainment

Plongée dans l’univers du football américain. Au Tenessee, Michael Oher, un jeune noir américain, trouve sa voie grâce à l’amour de sa famille adoptive et à son talent pour le football.

Intrigué ( pour ne pas dire abasourdi!) par la victoire de Sandra Bullock aux Oscars dans la catégorie meilleure actrice, je me suis procuré le Blu-ray directement des Etats-Unis puisque le film n’est pas distribué chez nous (bizarre, bizarre!)

Et bien le mystère reste entier! On se trouve ici face à l’un des plus mauvais films de l’histoire du cinéma. Une énième version du rêve américain avec ce jeune Afro-Américain abandonné par sa mère et à moitié demeuré, qui va être adopté par une riche famille dont la mère n’est autre que la formidable actrice Sandra Bullock. Il va finalement réussir et devenir une star du foot US. Bullock confirme donc qu’elle n’utilise que trois ou quatre mimiques différentes pour interpéter ses personnages et si elle mérite bien un prix, c’est bien le Razzie Award de la pire actrice qu’elle a raflé juste avant l’oscar! 
Voilà donc un film qui n’arrive même pas à la cheville d’un téléfilm de M6 qu’on peut voir l’après-midi les jours d’école! C’est dire!

J’aimerais donc que quelqu’un m’explique comment cette femme a pu recevoir la récompense suprême et pour quelle raison le film n’est pas distribué en France si ce n’est que Warner reconnaît implicitement que ce film est une énorme bouse!