Critique Bluray: Coffret Speed

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LES FILMS: 8/10 et 3/10

– Speed : 
Piégé par un dangereux psychopathe, un bus menace d’exploser avec tous ses passagers s’il ralentit en dessous de 80 Km/h. Jacques Traven, jeune recrue de la Police Fédérale de Los Angeles, parvient à monter à bord. Commence alors une effroyable course contre la mort… 
– Speed 2 : Cap sur le danger : 
Pour se faire pardonner de lui avoir caché qu’il faisait partie de l’antigang de L.A., le nouveau fiancé d’Annie l’emmène faire une croisière paradisiaque aux Caraïbes. Mais tout ne va pas se passer exactement comme elle l’espérait… Un dangereux mais génial informaticien a décide de prendre les commandes du paquebot et de le transformer en terrible machine de destruction…

Quand le directeur de la photographie de John McTiernan, Ridley Scott ou Paul Verhoeven, Jan deBont, passe à la réalisation en 1994, c’est une vraie bombe qui explose dans le Cinéma d’action! Après une intro haletante dans un ascenseur et avant un final terrible dans le métro, le Batave nous envoie dans un bus menaçant d’exploser si l’on ralentit! Un jeune flic incarné par la star montante Keanu Reeves va faire équipe avec l’une des passagères, la peu connue à l’époque Sandra Bullock pour contrecarrer les plans du psychopathe Dennis Hopper! Mis en scène avec une véritable efficacité, Speed multiplie les rebondissements à un rythme que l’on n’avait encore jamais vu, coupant le souffle au public durant toute la projection! Culte!

Après un détour vers le film catastrophe tendance climatique avec Twister, Jan deBont entreprend une suite au carton Speed mais sans Keanu Reeves qui préfère alors jouer aux côtés d’Al Pacino dans l’Associé du diable. C’est le falot Jason Patric qui le remplace, propulsant ainsi Sandra Bullock en haut de l’affiche et le méchant est incarné par Willem Dafoe. Au revoir le bus et place cette fois à un bateau de croisière! Cette suite est complètement ratée, avec une Sandra Bullock à tarter, un Jason Patric fade au possible et un Dafoe qui cachetonne, se contentant de cabotiner. Quant au scénario, il empile les scènes d’action au mépris de toute vraisemblance et les dialogues ineptes!

TECHNIQUE: 7/10 et 9/10

Le premier volet est convenable même si la définition semble perfectible; le son est à la fête avec une VO HD d’une efficacité diabolique. Le second volet est un must à tous les niveaux!

BONUS: 2/10

Pas grand chose à se mettre sous la dent. Le peu proposé est sur le second volet, un making of d’époque sans sous titres (!).

VERDICT: 6/10

Un coffret qui vaut pour un premier volet culte!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Fox

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CRITIQUE DVD: LE COUTEAU DANS L’EAU

LE FILM:

Un homme et une femme ont prévu de faire une petite croisière à bord du yacht qu’ils possèdent. Sur une route de campagne déserte ils prennent en stop un étudiant d’une vingtaine d’années. Arrivés à l’embarcadère où est amarré leur bateau, ils proposent au jeune homme de les accompagner en mer. Au cours du voyage, la tension monte, le huis-clos est de plus en plus étouffant, et les quelques jours de vacances tournent au drame…

Premier film de Roman Polanski, « le Couteau dans l’eau » comprend néanmoins déjà tout ce qui fait le cinéma de Polanski: le huis-clos (quasiment tout le film se déroule sur le bateau), l’étrange (sensation omniprésente tout au long du film) ou encore les différences entre classes (ici entre le journaliste sportif et l’auto-stoppeur). Polanski montre déjà son génie de la mise en scène avec le tour de force de filmer la quasi-intégralité du métrage à bord d’un petit voilier! Le scénario, extrêmement habile, écrit avec son compère Jerry Skolimowski (Deep End), nous offre un film très prenant, voire suffocant, porteur d’une critique sociale qui le pénalisa certainement lors de sa sortie en Pologne!

C’est donc un premier film extrêment prometteur et déjà très personnel quand on connaît la suite de la carrière de Polanski! La copie proposée ici, loin d’être parfaite, reste malgré tout plutôt correcte par rapport aux versions précédentes!

LES BONUS:

Outre une galerie photos, on trouve un excellent documentaire « un ticket pour l’Ouest » qui revient, à travers des interviews de Polanski et de collaborateurs sur la genèse du film.

VERDICT:

Un DVD indispensable pour les fans de Polanski même si la copie n’est pas renversante.

Disponible en DVD (14,99 euros) dès le 18 avril chez FILMEDIA

 

CRITIQUE: GOOD MORNING ENGLAND (2009)

StudioCanal

1964, le jeune Carl, après s’être fait renvoyer du lycée, est sommé par sa mère de rejoindre le bateau de son parrain Quentin en pleine mer du Nord. A un détail près que ce bateau sert de refuge à Radio Rock, radio pirate la plus célèvre d’Angleterre, et à ses DJ’s, tous plus cinglés les uns que les autres. Les autorités britanniques, et son Premier Ministre pisse-vinaigre , cherchent un moyen de faire taire définitivement cette radio qui fait danser la moitié du royaume.

Si vous voulez hurler de rire, passez votre chemin, mais si vous voulez être emporté pendant 2 h 15 par une joyeuse clique obsédée par la musique, vous êtes au bon endroit. C’est original, enlevé, rythmé et superbement interprété . On connaissait Philipp Seymour Hoffman, Rhys Ifans (le copain affreusement laid de Hugh Grant dans Coup de foudre à Notting Hill) que l’on ne présente plus. On découvre les autres, tous excellents; à noter l’hilarante prestation de Kenneth Brannagh dans le rôle du ministre ultra coincé qui lache des jurons inédits (« Ass! ») au comble de son énervement.Pour son deuxième film (love actually), Richard Curtis livre donc une belle comédie sur les années 60 et l’amour de la musique qui fait plaisir quand on a vu l’immonde « Mamma Mia »! Rockn’Roll!!!