Des nouvelles de Brad Pitt: World War Z

Vous allez voir, ça a des faux airs de The Walking Dead! En tout cas ça a l’air d’envoyer!

LHISTOIRE

L’été prochain, un homme (Brad Pitt) se lance dans une course contre la montre pour aider le

monde à surmonter ses divisions et faire face à l’apocalypse. Dans tous les pays, par tous les moyens,

chacun devra se battre car l’humanité n’a plus qu’un espoir de survie, la guerre.

AU CINÉMA LE 26 JUIN 2013

Réalisé par Marc Foster

Avec Brad Pitt, Mireille Enos, James Badge Dale

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CRITIQUE: THE TREE OF LIFE (2011)

Ca y est! Je suis allé voir LA Palme d’Or du dernier Festival de Cannes, celle délivrée par Robert de Niro himself au metteur en scène le plus excitant (le plus absent aussi!)de ces quarante dernières années même s’il n’a tourné que cinq films! Quelle excitation à l’idée de découvrir le chef d’oeuvre annoncé, le nouveau « 2001 »! Laissez-moi vous dire que la déception est à la hauteur de cette excitation!

Comment donner un pitch de ce film? Ce serait un film sur la vie, le rapport de l’Homme à la Nature, vu à travers l’histoire d’une famille avec trois enfants (des garçons) dont le père est un monstre d’autorité et d’exigence, qui perd un de ses enfants…

Je vais commencer par les bonnes choses, puisqu’il y en a : l’interprétation, tout d’abord, est magistrale. Aussi bien les enfants, tous excellents en particulier le fils aîné qui incarne la souffrance de l’enfance avec une justesse infinie que les parents avec un Brad Pitt comme d’habitude parfait et la révélation Jessica Chastain, bouleversante. D’autre part, Mallick nous gratifie de passages visuellement magnifiques, proches du miracle.

Concernant les mauvaises choses, le pire réside dans le début et la fin du film. Pendant une vingtaine de minutes, Mallick nous sert un flot d’images du cosmos, de magma et même une paire de dinosaures tout droit sortis de « dinotopia »! Il faut s’accrocher, me dis-je alors plein d’espoir! S’ensuit alors un récit à la chronologie éclatée, l’omniprésence des voix offs des différents personnages à la teneur hautement philosophique à la place de vrais dialogues et l’apparition de Sean Penn dans le rôle du fils adulte dont on n’entend guère non plus le son de la voix hormis en off. Pour finir, ce salmigondis mystico-new age trouve son apogée dans une scène finale sur une plage où il ne manquerait plus que les personnages se fassent tourner un pétard en entonnant « let the sun shine ». Au générique de fin, je suis partagé entre une déception sans précédent et un vrais soulagement que ce soit terminé! Vivement son prochain en espérant qu’il ne se cachera pas pendant vingt ans…

CRITIQUE: INGLOURIOUS BASTERDS (2009)

Universal Pictures International France

Enfin, j’ai pu voir le nouveau millésime de Tarantino , le réalisateur le plus excitant de ces dernières années. Dans la France occupée de 1940, Shosanna (Mélanie Laurent) assiste à l’exécution de sa famille par le colonel nazi Hans Landa (Christoph Walz) et ses hommes mais parvient à s’échapper. Elle refera sa vie sous un autre nom, comme exploitante d’une salle de cinéma parisienne. De son côté, le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) livre une guerre sans merci avec ses hommes contre les Nazis qui croisent leur chemin. Ce commando, composé de Juifs américains, scalpe ses victimes et laisse quelques survivants sur lesquels ils gravent une croix gammée sur le front. Associés à Shosanna, ils vont profiter de la projection du film de Goebbels pour tenter d’assassiner Hitler et les principaux membres du parti nazi.

Le film débute par une scène hallucinante à glacer le sang où l’on découvre le personnage d’Hans Landa incarné par l’incroyable Christoph Walz, qui a d’ailleurs remporté le prix d’interprétation au dernier festival de Cannes. Les passages d’anthologie se succèdent malgré certains tunnels de dialogues interminables qui semblent devenir la spécialité de notre ami Quentin. C’était en effet déjà le cas dans son précédent film « Boulevard de la Mort » et c’est bien dommage. Je pense en particulier à la scène où les soldats jouent aux cartes dans la taverne qui aurait mérité quelques coupes. On ne peut par contre que s’incliner devant l’interprétation avec un Christoph Walz impressionnant dans ce rôle de SS qui cache une effroyable cruauté derrière ses bonnes manières et son apparente douceur. Brad Pitt est à mourir de rire dans ce rôle de soldat US avec son accent de bouseux du sud à couper au couteau (à voir impérativement en VO!) et s’impose définitivement comme un grand acteur aux choix de carrière souvent judicieux. Mélanie Laurent s’en tire haut la main dans ce rôle de jeune Juive assoiffée de vengeance après la mort de sa famille, qui pourrait être la petite soeur de la mariée de Kill Bill.

Le film est d’autre part accompagné d’une superbe bande originale, comme toujours chez Q.T., qui s’est cette fois débarassé des habituels standards du funk et de la soul des 70’s, pour utiliser des musiques de westerns, dont quatre emprunts faits au maître Morricone, qui s’adaptent parfaitement au récit.

En conclusion, du bon Tarantino, mais pas le meilleur. Mérite toutefois une deuxième vision.