CRITIQUE: THE TREE OF LIFE (2011)

Ca y est! Je suis allé voir LA Palme d’Or du dernier Festival de Cannes, celle délivrée par Robert de Niro himself au metteur en scène le plus excitant (le plus absent aussi!)de ces quarante dernières années même s’il n’a tourné que cinq films! Quelle excitation à l’idée de découvrir le chef d’oeuvre annoncé, le nouveau « 2001 »! Laissez-moi vous dire que la déception est à la hauteur de cette excitation!

Comment donner un pitch de ce film? Ce serait un film sur la vie, le rapport de l’Homme à la Nature, vu à travers l’histoire d’une famille avec trois enfants (des garçons) dont le père est un monstre d’autorité et d’exigence, qui perd un de ses enfants…

Je vais commencer par les bonnes choses, puisqu’il y en a : l’interprétation, tout d’abord, est magistrale. Aussi bien les enfants, tous excellents en particulier le fils aîné qui incarne la souffrance de l’enfance avec une justesse infinie que les parents avec un Brad Pitt comme d’habitude parfait et la révélation Jessica Chastain, bouleversante. D’autre part, Mallick nous gratifie de passages visuellement magnifiques, proches du miracle.

Concernant les mauvaises choses, le pire réside dans le début et la fin du film. Pendant une vingtaine de minutes, Mallick nous sert un flot d’images du cosmos, de magma et même une paire de dinosaures tout droit sortis de « dinotopia »! Il faut s’accrocher, me dis-je alors plein d’espoir! S’ensuit alors un récit à la chronologie éclatée, l’omniprésence des voix offs des différents personnages à la teneur hautement philosophique à la place de vrais dialogues et l’apparition de Sean Penn dans le rôle du fils adulte dont on n’entend guère non plus le son de la voix hormis en off. Pour finir, ce salmigondis mystico-new age trouve son apogée dans une scène finale sur une plage où il ne manquerait plus que les personnages se fassent tourner un pétard en entonnant « let the sun shine ». Au générique de fin, je suis partagé entre une déception sans précédent et un vrais soulagement que ce soit terminé! Vivement son prochain en espérant qu’il ne se cachera pas pendant vingt ans…

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